Hommage au chef d’orchestre Stefan Soltész

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Paul Hindemith (1895-1933) : Cardillac. Juliane Banse, soprano ;  Michaela Selinger, soprano ; Torsten Kerl, ténor ;  Oliver Ringelhahn, ténor ; Markus Eiche, baryton ; Jan-Hendrik Rootering, basse.  Prague Philharmonic Choir, Münchner Rundfunkorchester, Stefan Soltész. 2013. Livret et synopsis en anglais et allemand.  BR Klassik 900345. 

Une version historiquement informée pour L’Or du Rhin de Wagner

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© Felix Broede

Ce vendredi 18 août a lieu la représentation historiquement informée de L’Or du Rhin de Richard Wagner, prologue de sa tétralogie L’Anneau du Nibelung. Cet opéra en un acte et quatre scènes est donné en version concertante à la Philharmonie de Cologne avec Kent Nagano à la direction. L’orchestre est quant à lui composé de musiciens de deux orchestres : le Concerto Köln, habitué des interprétations historiquement informées et l’Orchestre du Festival de Dresde, ville où Wagner occupe une place importante. Plus de 100 musiciens, 102 pour être précis, accompagnent les 14 solistes du soir.

Avant de parler de la prestation en elle-même, revenons d’abord sur le but recherché de cette version historiquement informée. Il faut savoir que c’est un projet colossal qui est mis en place depuis 2017 puisque que c’est la totalité du Ring qui va bénéficier de recherches scientifiques afin de pouvoir interpréter les quatre opéras de cette tétralogie de manière historiquement informée. Le but de ces recherches scientifiques, menées sous la direction du Dr. Kai Hinrich Müller, est de proposer une nouvelle manière d’aborder cette œuvre afin d’essayer de se rapprocher au maximum de l’interprétation dans le contexte de l’époque et sur base des découvertes actuelles sur Wagner.

Ainsi plusieurs points sont abordés : les instruments, la manière de chanter, la manière d’interpréter le texte, la prononciation de l’allemand.

Les instruments utilisés pour cette représentation ont été choisis suite aux recherches effectuées. Des cordes en boyaux, des cuivres historiques et des flûtes traversos (ayant la préférence de Wagner) sont utilisées tandis que des hautbois et tubas wagnériens ont été recréés pour l’occasion. Notons que le « la » est accordé à 435 Hertz.

Parallèlement à ce travail sur les instruments, l’équipe des chercheurs et musicologues a œuvré de concert avec les chanteurs afin de travailler la prononciation de l’allemand comme il était parlé au19ème siècle ainsi qu’à la technique vocale de l’époque. Un travail a également été effectué sur les mimiques scéniques des chanteurs.

Ariane à Naxos à Florence ? Non prioritaire

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Richard Strauss (1864-1949) : Ariane à Naxos, opéra en un acte avec prologue. Franz Tscherne (Le Majordome), Markus Werba (Un Maître de musique), Sophie Koch (Le Compositeur), AJ Glueckert (Le Ténor/Bacchus), Jessica Pratt (Zerbinetta), Krassimira Stoyanova (La Primadonna/Ariane), etc ; Orchestre du Mai florentin, direction Daniele Gatti. 2022. Notice et synopsis en italien et en anglais. Sous-titres en italien, en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 133’00’’. Un DVD Dynamic 37970. Aussi disponible en Blu Ray.

L’univers sonore insolite de Zbigniew Bargielski

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Fonoplasticon. Zbigniew Bargielski (°1937) : Quintette pour cordes et piano « Schizophonie » ; Quintette pour vents et piano « Fonoplasticon » ; Concertino pour piano et orchestre. Maria Murawska, piano ; divers interprètes ; Orchestre Accademia dell’Arco, direction Lukasz Hermanowicz. 2022. Notice en polonais et en anglais. 44.51. Dux 1973.

André Caplet, le conteur avec l’Ensemble Musica Nigella

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André Caplet (1878-1925) : Suite persane ; La Chanson la plus charmante ; Légende ; Les Prières : Trois fables de La Fontaine : Conte fantastique. Cécile Achille, soprano ; Laurent Deleuil, baryton ; Iris Torossian, harpe ; Emilie Heurtevent, saxophone. Ensemble Musica Nigella, direction : Takénori Némoto. 2022. Livret en français et anglais. Klarthe KLA 166. 

Un film sur l’amour de Richard Wagner et Mathilde Wesendonck

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The Zurich affair, Wagner’s one and only Love. Film en couleurs de Jens Neubert. Sophie Auster (Mathilde Wesendonck), Joonas Saartamo (Richard Wagner), Julienne Pfeil (Minna Wagner), Rüdiger Hauffe (Otto Wesendonck), Patrick Rapold (Franz Liszt), Michael Volle (Le Chanteur), et une trentaine d’autres comédiens. Musiques de Richard Wagner, Franz Liszt, Ludwig van Beethoven. 2021. Version anglaise. Sous-titres en anglais, en allemand, en japonais et en coréen. 116’00’’. Un DVD Naxos 2.110758. Aussi disponible en Blu Ray.

Lina Tur Bonet et Olga Paschenko au Festival Savall de Santes Creus

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Cette année, la programmation du Festival Savall dans ces lieux emblématiques que sont les monastères cisterciens catalans de Poblet et Santes Creus a eu pour devise « La Musique, un appel pour la vie ». En revendiquant, par le choix des artistes et des programmes, la défense d’idées et des valeurs tels que la mémoire, l’écologie, la liberté et les mouvements féministes, en particulier ceux des femmes persécutées en Afghanistan ou dans la Méditerranée orientale. Dans ce sens, mettre en exergue deux grandes interprètes telles que Lina Tur Bonet et Olga Paschenko jouant Fanny Mendelssohn et Clara Wieck-Schumann aux côtés de Franz Schubert ou Ludwig van Beethoven, était un pari aussi intéressant que peu aventureux, car l’on ne pouvait qu’être quasiment sûrs de leur succès. Déjà, le cadre de l’ancien réfectoire monacal, même dans la canicule estivale, invite au recueillement et nous rend propices à une écoute attentive. Ensuite, le talent et la maturité interprétative de ces deux artistes sont bien connus à travers les média, mais il reste toujours cette légère appréhension : la renommée et son « marketing » inhérents vont-ils se traduire en une véritable soirée d’émotions ? Eh bien, oui, ce fut le cas ! Dès ses premières notes, Olga égraine cet enchanteur thème schubertien en La mineur avec délicatesse et élégance tandis que le drame désire percer au travers de ces formules d’accompagnement apparemment anodines qu’elle sait exploiter avec autant d’autorité que d’intelligence. Sa dextérité manuelle est stupéfiante, mais à aucun moment elle ne s’en sert de façon ostentatoire ou gratuite : toujours au service d’un phrasé extrêmement soigné, d’une respiration ou d’un élan émotif. Et surtout, elle est magistrale lorsqu’il s’agit de mettre les notes en relation les unes avec les autres : tensions ou détentes suivent une pensée musicale clairvoyante et toujours créative. Lina lui répond avec un son d’un raffinement divin, avec un archet créatif et une gamme infinie de nuances. Cependant, son attitude musicale nous a semblé quelque peu distante pendant les trois premiers mouvements de cette belle Sonate. Toujours du grand art, bien sûr, mais on dirait qu’elle était plus en train de contempler l’exquis tableau qui se dessinait devant elle qu’à réellement participer à le créer. Cependant, soudain, lors d’un trait en « spiccato » dans l’Allegro conclusif, on aurait dit qu’un guépard est sorti à la chasse et la grande artiste qu’elle est nous a déployé toute sa fougue et tous ses atouts. Et cela n’a pas fléchi jusqu’à la dernière note du concert, magnifiant autant l’Adagio de Fanny Mendelssohn que les trois romances de Clara Schumann !

Deux hommages à Blanche Selva, mythique égérie du piano français

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Pierre de Bréville (1861-1949) : Stamboul, rythmes et chansons d’Orient ; Guy Ropartz (1864-1955) : Nocturne n° 2 ; Cécile Gauthiez (1873-1944) : Sur les chemins : Fête béarnaise ; Georges Migot (1891-1976) : Le Tombeau de Dufault, joueur de luth ; Vincent d’Indy (1851-1931) : Thème varié, fugue et chanson. Diane Andersen, piano. 2020/21. Notice en français et en anglais. 67.26. CIAR CC012.

Déodat de Séverac (1872-1921) : Mélodies en catalan et en langue d’oc et œuvres vocales religieuses. Blanche Selva (1884-1942) : Œuvres vocales. Mireia Latorre, soprano ; Josep Cabré, baryton ; Eulàlia Fantova, mezzo-soprano ; Daniel Blanch, piano ; Joan Seguí, orgue ; Ariana Oronõ, violon ; Víctor Pedrol, accordéon diatonique et percussions ; Peter Krivda, viole de gambe. 2022. Notice en français, en catalan et en occitan. Textes des mélodies en langue originale, avec traductions dans les autres idiomes. 55’00’’. Columna Musica 1CM0428.