Le violoncelle britannique au féminin

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British Cello Works. Ethel Smyth  (1858-1944) : Sonate en mi mineur pour violoncelle et piano ; Elizabeth Maconchy  (1907-1994 ) : Divertimento pour violoncelle et piano ; Elisabeth Lutyens (1906-1983) : Nine Bagatelles pour violoncelle et piano ;  Rebecca Clarke  (1886-1979) : Rhapsody pour violoncelle et piano. Lionel HANDY, violoncelle ; Jennifer HUGHES, piano. 2019-73’06- Présentation en anglais- LYRITA SRCD.383

Jorge Bolet, grand parmi les grands

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Jorge Bolet, Vol. III. Frédéric Chopin (1810-1849):12 Etudes, Op. 25; Fantaisie-Impromptu, Op. 66; Andante spianato et Grande polonaise, Op. 22; Polonaises Op. 40 N°1, Op. 40 N°2, Op. 53. Ludwig van Beethoven (1770-1827): Concerto pour piano et orchestre N° 5, OP. 73*. Robert Schumann (1810-1856): Sonate pour piano N° 3, Op. 14 ; Schumann/Liszt (1811-1886): Frühlingsnacht ; Edvard Grieg (1843-1907): Ballade, Op. 24 ; César Franck (1822-1890): Prélude, Aria et Final ; Claude Debussy: Images, deuxième livre; Masques. Norman Dello Joio (1913-2008): Sonate pour piano N° 2 ; Leopold Godowsky (1870-1938): Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Johann Strauss, N° 2 « Die Fledermaus ». Jorge Bolet (piano), *RSO Berlin, Moshe Atzmon (direction). 2019- 3 CD-ADD-223’88-Textes de présentation en allemand et en anglais- Audite 21.459

Moscou, 23 décembre 1985 : Evgeny Kissin, 14 ans, donne un récital Chopin

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Frédéric CHOPIN (1810-1849) : Fantaisie op. 49 ; Mazurkas op. 24 n° 4 ; op. 30 n° 3, op. 50 n° 3, op. 56 n° 2, op. 63 n° 1 et n° 3 et op. 68 n° 4 ; Scherzo n°2 op. 31 ; Nocturnes op. 27 n° 1, op. 32 n° 2, op. 37 n° 2 et op. 48 n° 2 ; Polonaise op. 44 ; Sonate n° 3 : Finale. Presto ma non tanto. Evgeny Kissin, piano. 2020. Livret en russe et en anglais. 82.00. Melodia MEL 10 02631 (2 CD).

Un « concert de ruelle » chez Monsieur de Saint-Colombe  et ses filles par le Ricercar Consort

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 Jean de Sainte-Colombe (c.1640-c.1700) : Concert XLIe Le Retour ; Concert XXVe La Caligie ; Concert XXVIIe La Bourasque ; Concert XLVIIIe Le Rapporté ; Concert XLIVe Le Tombeau ; Concert LXVIe L’infidelle ; Concert LIVe La Dubois. Louis COUPERIN (1626-1661) : Suite à trois violes. Jacques CHAMPION de CHAMBONNIERES (1602-1672) : Pavane L’Entretien des Dieux ; Sarabande Jeunes Zéphirs. Robert de VISEE (c.1655-c.1732) : Tombeau pour Mesdemoiselles de Visée. Ricercar Consort : Philippe Pierlot, dessus et basse de viole ; Lucile Boulanger et Myriam Rignol, basses de viole ; Rolf Lislevand, théorbe. 2020. Livret en français, en anglais et en allemand. 75.00. Mirare MIR 336.

Grete Pedersen, cheffe de choeur 

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Grete Pedersen est l’une des cheffes de choeur des plus renommées de notre époque. Au pupitre de ses Norwegian Soloists’ Choir et du Norwegian Radio Orchestra, elle vient de publier un enregistrement consacré à Luciano Berio avec une interprétation magistrale de Coro, l’un des plus grands chefs d’oeuvre de la musique chorale. 

Que représente Coro pour vous ? Pourquoi cette partition est-elle si importante dans l'histoire de la musique chorale ? 

Pour moi, c'est l'une des plus grandes œuvres ! Berio traite de nombreux aspects de manière étonante : individualité versus tutti, chanteurs versus instrumentistes, le fond et la forme. J'ai toujours aimé travailler l’association des chanteurs et des instruments, mais je préfère diriger des oeuvres qui proposent des textes avec de la substance que des partitions intègrant des musiques folkloriques. Dès lors, Coro, qui mixe ces différents aspects, était pour moi une partition exemplaire ! Dans cette musique, tous les aspects et tous les interprètes sont tellement tissés et imbriqués que pour la faire résonner dans toute sa richesse, chacun dépend totalement des autres. Dans une interview, Sir Simon Rattle a classé Coro parmi ses trois meilleures œuvres pour chœur et orchestre et il a comparé sa qualité et son importance à la Passion selon Saint-Matthieu de Bach. Je ne pourrais pas être plus d'accord ! 

 De nombreuses partitions "d'avant-garde" de la seconde moitié du XXe siècle ont particulièrement vieilli et sonnent surannées, alors que Coro ne cesse de nous éblouir. Quelle est la force de cette œuvre ? 

Il faut considérer d’abord la clarté de l'architecture de la partition avec ses 31 parties, ses refrains récurrents, et le texte de Pablo Neruda. La façon dont Berio introduit la musique et les textes, avec subtilité et naturel, en fait un mélange bigarré et coloré qui n'est pas artificiel. Cet aspect évolue et grandit tout au long de la partition. La musique est aussi pleine de joie, d'espièglerie, de désir d'amour et de sérieux, combinés à de soudaines surprises. Et, bien sûr, les multiples citations du texte de Pablo Neruda Come and see the blood in the streets nous ramènent à une dimension plus profonde et significative -n'oubliez pas l'injustice, n'oubliez pas ceux qui se sont battus pour notre liberté. Coro a un sens politique et il est impossible de détourner le regard.