Mariss Jansons et la musique sacrée de Beethoven

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Messe en ut majeur, Op. 86Leonore, Ouverture n°3. Symphonieorchester und chor des Bayerischen Rundfunks, Mariss Jansons, direction – Genia Kühmeier, soprano – Gerhild Romberger, alto – Maximilian Schmitt, tenor – Luca Pisaroni, basse. 2018-DDD-60’20-Textes de présentation en anglais et allemand-Br Klassik-900170

Buxtehude et ses contemporaines à Lübeck

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Dietrich BUXTEHUDE (1637-1707) : Cantates pour voix seule : Dixit Dominus - BuxWV 17 ; Herr, wenn ich nur dich hab - BuxWV 38 ; Sicut Moses - BuxWV 97 ; Sonate VI op. 1 - BuxWV 257. Franz TUNDER (1614-1667) : Ach Herr, lass deine lieben Engelein. Johann Philipp Förtsch (1652-1732) : Aus der Tiefen ruf ich Herr zu dir. Gabriel SCHÜTZ (1633-1710/11) : Sonate pour deux violes de gambe. Christian GEIST (ca.1650-1711) : Resurrexi adhuc tecum sum. Anonyme : Sonate pour trois violes de gambe. Maïlys de Villoutreys, soprano ; La Rêveuse, direction Florence Bolton et Benjamin Perrot. 2019. Livret en français, en anglais et en allemand. Textes des cantates avec traductions. 65.00. Mirare MIR 442.

De poignants lieder de Richard Strauss avec Diana Damrau, Mariss Jansons et Helmut Deutsch

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Richard STRAUSS (1864-1949) : Vier lezte Lieder, Mädchenblumen op. 23, Drei Lieder der Ophelia op. 67 et treize autres Lieder. Diana Damrau, soprano ; Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, direction Mariss Jansons ; Helmut Deutsch, piano. 2020. Livret en anglais, français et allemand. Textes des lieder avec traductions en anglais et en français. 73.21. Erato 0190295303464.

Olivier Greif, ce bouleversant météore

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Olivier GREIF (1950-2000) : Les Chants de l’âme, pour voix et piano ; Les Trottoirs de Paris, pour deux voix et piano. Thierry ESCAICH (1965): D’une douleur muette, pour voix, violoncelle et piano. Marie-Laure Garnier et Clémentine Decouture, sopranos ; Paco Garcia, ténor ; Yan Levionnois, violoncelle ; Philippe Hattat, piano. 2019. Livret en français et en anglais. Textes des poèmes en français et en anglais. 58.00. B Records LBM 024.

Le Ballet de l’Opéra de Paris reprend vie avec un triptyque Balanchine

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Après la longue période de grève qui a causé l’annulation de 45 représentations et une perte de plus de vingt millions d’euros durant les fêtes de fin d’année, l’Opéra de Paris reprend peu à peu son activité, même si les soirées de première n’ont pas eu lieu jusqu’à présent. Et le Ballet qui n’a pas pu représenter Raymonda de Glazounov dans la production de Rudolf Nureyev, ni Le Parc d’Angelin Preljocaj et n’a assuré qu’une partie des reprises de Giselle, est maintenant en mesure de reprogrammer ses spectacles ; mais avant le lever du rideau, un communique projeté sur écran rend le public attentif à la précarité du régime des retraites, ce qui soulève une salve d’applaudissements de soutien. 

Est ainsi proposée une soirée George Balanchine comportant trois de ses ballets, donnée en accord avec le Balanchine Trust conformément aux normes d’exécution en matière de style et de technique. Le programme comporte d’abord l’une de ses chorégraphies les plus célèbres, Serenade, élaborée d’après la Sérénade pour cordes op.48 de Tchaikovsky (à l’ordre des mouvements modifié) qui avait été créée par les élèves de l’American Ballet School le 10 juin 1934 et qui était entré au répertoire du Ballet de l’Opéra le 30 avril 1947. Sans argument, les danseuses en longs tulles azurés conçus par Barbara Karinska sont figées, le bras droit tendu vers l’espace, sous les lumières bleutées de Perry Sylvey ; puis elles se mettent en mouvement, se groupant sporadiquement selon une ordonnance précise que règle Sandra Jennings. L’entrée du premier danseur, Marc Moreau le 22, Simon Le Borgne le 23, se synchronise avec le début de la Valse, entraînant dans ses tourbillons aériens le trio féminin conduit par Ludmila Pagliero puis Marion Barbeau. L’Elégie conclusive unit cinq des premiers plans en une émouvante déploration à laquelle se joindra l’ensemble se tournant vers l’Au-delà, tandis que l’Orchestre de l’Opéra National de Paris, remarquablement dirigé par Vello Pähn, réexpose le motif initial du tutti.

Tout Mendelssohn ? Une aubaine !

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Edition Felix Mendelssohn (1809-1847). Musique symphonique, concertos, musique de chambre, œuvres pour piano seul, pièces pour orgue, oratorios, cantates et lieder. Divers interprètes. 2019. Pas de livret, mais plaquette reprenant le détail du contenu. Environ 60 heures. Un coffret Profil Hänssler de 56 CD HC19058. 

Charlotte Haesens : une voix qui rit et danse 

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« Du bout des yeux ». Café des Chansons. Ferré-Maparcerie-Brassens-Brel-Trenet-Haesen-Aznavour-Sarde-Nougaro-Legrand.  Charlotte HAESEN, soprano ; Robert LIS, violon ; Evelien JASPERS, violon ; Odile TORENBEEK, alto ; Anjali TANNA, violoncelle.2018-46’06-livret en anglais- pas de textes-chanté en français-Challenge classics- CC722780

Pascal Dusapin, compositeur

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Après la première mondiale retentissante de son dernier opéra, Macbeth Underworld, à la Monnaie en septembre dernier, Pascal Dusapin était de passage à Bruxelles où sa maison d’opéra de prédilection, BOZAR et le Belgian National Orchestra ont donné un bel aperçu de son œuvre. Au programme, le concerto pour violon Aufgang le 14 février, le Quatuor à cordes n°4 le 16, et Extenso (solo n°2 pour orchestre) le 22. Le 16 mai prochain aura lieu la création belge du concerto pour orgue et orchestre Waves

En dépit d’un agenda chargé, le compositeur nous avait donné rendez-vous à son hôtel. Son train matinal au départ de Strasbourg avait pris du retard. L’incident aurait presque été digne d’un opéra de John Adams : à mi-chemin, le convoi s’était immobilisé et une unité d’élite était montée à bord; un homme armé (celui d’Ockegem, de Josquin Des Prez ou de Palestrina ?) avait été aperçu arpentant un tunnel. Résultat des courses : de déviation en déviation, neuf heures de trajet pour rejoindre Bruxelles ! En de telles circonstances, d’aucuns auraient annulé l’entrevue. Pas lui. Exténué mais heureux comme Ulysse d’avoir enfin gagné ses pénates, il s’excusa d’ « avoir un peu l’air d’un fauve », s’empressa de combler son estomac vide depuis tôt le matin et nous accorda, entre deux bouchées, un entretien convivial de plus d’une heure, intarissable comme à chaque fois qu’il parle de son art. Avant de s’éclipser en coup de vent vers son prochain rendez-vous…

Lors de la remise des Prix Caecilia 2019, le 11 février dernier, vous avez tenu des propos très chaleureux envers la Belgique -et en particulier à l’égard de la Monnaie, qui, à vous croire, ne serait rien moins que votre « maison d’opéra de cœur »…

C’est tout à fait comme ça que je considère la Monnaie. C’est la seule maison d’art lyrique -et j’ai pourtant généralement de la chance avec l’opéra- à m’avoir consacré sept ou huit productions, dont trois créations mondiales : c’est au Théâtre Royal de la Monnaie qu’ont eu lieu les premières de Medeamaterial, Penthesilea et Macbeth Underworld, respectivement sous le mandat de Bernard Foccroulle et sous celui de Peter de Caluwe ; et Passion, O Mensch! et To Be Sung, ainsi qu’une nouvelle Medea, y ont également été portés à la scène. Parler de « fidélité » n’est donc pas exagéré. Et puis, je me suis toujours senti très bien à la Monnaie. À vrai dire, la Belgique, depuis ma prime jeunesse, a été toujours été très généreuse à mon égard ; mes œuvres y sont régulièrement exécutées en concert. L’une de mes grandes partitions orchestrales et chorales, Melancholia, a, elle aussi, été créée par l’Orchestre de la Monnaie. S’ajoute à tout cela l’amabilité du public et des interprètes belges. C’est très particulier. Les gens avec lesquels j’ai travaillé ici ont toujours fait preuve d’une grande bienveillance envers moi et à l’égard de mon travail. Mes rapports avec eux sont toujours assez doux et très professionnels. Je le dis sans aucune démagogie et sans vouloir flatter personne.