La clarinette magique de Jean-Luc Votano

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Magnus Lindberg (1958) : Concerto pour clarinette ; Karl Amadeus Hartmann (1905-1963) : Kammerkonzert pour clarinette, quatuor à cordes et orchestre à cordes (a) ; Johan Farjot (1975) : Fantasme - Cercles de Mana (c). Jean-Luc Votano (clarinette), Quatuor Danel (a), Arnaud Thorette (alto), Antoine Pierlot (violoncelle).Orchestre Philharmonique Royal de Liège/ Christian Arming (direction).2019-DDD-65’33-Textes de présentation en anglais, français et allemand- Fuga Libera FUG752

Guy Danel, la Biennale Chamber for Europe et Mieczysław Weinberg

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Figure majeure et infatigable animateur de la vie musicale belge, Guy Danel est l’initiateur de la biennale Chamber Music for Europe dont l’édition 2019 (du 6 au 8 décembre) est consacrée à Mieczysław Weinberg. Pour Crescendo, partenaire de la Biennale, il revient sur l’importance de Mieczysław Weinberg dans l’histoire de la musique et sur son attachement à ce compositeur.   

La biennale Chamber Music for Europe est consacrée au compositeur Mieczysław Weinberg. Je crois savoir que c’est un compositeur qui vous est cher ? 

La rencontre avec la musique de Mieczyslaw Weinberg représente sans aucun doute l’un des moments les plus marquants de ma carrière d’interprète. Celle-ci a eu lieu dans le cadre des activités du Quatuor Danel que j’ai formé en 1989 avec mon frère Marc et ma sœur Juliette.  Dès 1991, nous avions travaillé l’intégrale des quatuors de Chostakovitch, accompagnés par le Quatuor Borodine, Fiodor Droujinine et le compositeur polonais Krzysztof Meyer. À l’époque, peu de quatuors avaient ce cycle au répertoire et cela nous offrit des rencontres exceptionnelles avec des proches de Chostakovitch. 

Dès 1994, Madame Irina Chostakovitch, Valentin Berlinsky, violoncelliste du Quatuor Borodine, Alexander Raskatov, alors tout jeune compositeur installé à Heidelberg, et le très érudit musicologue belge Frans Lemaire, connu pour ses travaux sur la musique soviétique et la musique juive, nous incitèrent conjointement à travailler la musique de celui que nous appelions encore Moisey Weinberg. Nous nous sommes donc lancés dans cette aventure, recherchant des partitions auprès du Quatuor Borodine, du musicologue Manashir Yakubov ou de la famille du compositeur.

Guy Danel présente le programme la Biennale Chamber Music for Europe 

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Guy Danel fondateur de la biennale Chamber Music for Europe nous présente le programme de cette édition 2019.  

Le programme répond à plusieurs souhaits : donner une image relativement large de l’œuvre de Weinberg tout en restant dans le contexte de la musique de chambre et, en même temps, proposer des opus auxquels je suis particulièrement attaché. Avec les six quatuors et un trio à cordes, le trio et quintette avec piano, et des pièces pour orchestre de chambre, nous parcourons 50 ans de création de l’Aria op. 9 à sa dernière pièce achevée, la Symphonie de chambre op. 153.

Le concert du 6 décembre à la Chapelle Protestante est certainement celui où l’empreinte de mes inclinations particulières s’exprime le plus. L’Aria op 9 (1942) est d’une tendresse toute schubertienne qui permet d’entrer paisiblement dans l’univers musical de Mieczyslaw Weinberg, seul à Minsk, âgé de 23 ans. Le quatuor n°5 (1945) propose des atmosphères contrastées, dans une écriture qui prouve l’indépendance de son écriture par rapport à Chostakovitch et montre la maturité de l’écriture d’un jeune compositeur de 26 ans. Le Trio à cordes op. 48, écrit en pleine campagne « anti-formalisme » qui secoue le monde des Arts soviétiques, par sa simplicité, fera une transition juste pour nous guider vers le plus expérimental des quatuors de Weinberg : le 15e (1980).

Concours international Long-Thibaud-Crespin : Finales

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Un dénouement heureux ? Certainement oui, surtout pour Kenji Miura, le grand lauréat du Concours international Long-Thibaud-Crespin. Élu sous le principe de « tout ou rien », le Japonais vient en effet de remporter les plus grands lots de cette édition du concours dédiée au piano. Soutenu par la présidente du jury Martha Argerich et huit autres membres, le pianiste remportera avec lui des jolis souvenirs parisiens : le Premier Grand Prix Marguerite Long, le Prix de la meilleure interprétation du concerto mais aussi le Prix Warner Classics et celui de Harrison Parrott. Si, sur le papier, Kenji Miura semble avoir réussi de monopoliser le concours, les finales, divisées en deux soirées, ont pourtant permis d'apprécier les talents de ses collègues, tout aussi intéressants que différents.

Erich Kleiber et Jean Martinon, deux légendes réunies

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Erich Kleiber et Jean Martinon - Les enregistrements 78 tours Decca. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Bérénice, opéra HWV 38, acte 2 (extrait : Andante larghetto). Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n° 40 en sol mineur, K. 550. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n° 6 en fa majeur, op. 68 « Pastorale ». Josef Strauss (1827-1870) : Sphärenklänge, valse op. 235. Johann Strauss fils (1825-1899) : Der Zigeunerbaron, ouverture. Antonín Dvořák (1841-1904) : « Carnaval », ouverture op. 92. Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893) : La Pucelle d’Orléans, opéra TH 6, acte 1 (extrait : air « Adieu, forêts »). Emmanuel Chabrier (1841-1894) : Suite pastorale pour orchestre. Maurice Ravel (1875-1937) : Le tombeau de Couperin pour orchestre, M. 68. Eugenia Zareska, mezzo-soprano. London Philharmonic Orchestra, direction : Erich Kleiber, Jean Martinon. Enregistré entre le 13 mai 1947 et le 25 avril 1949 au Kingsway Hall, Londres. Édition 2019. Livret en anglais. 2 h 7 min. Double CD Decca « Eloquence » 4829386.

Un jeune chanteur, un « vieux » chef

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Une petite communauté de pêcheurs de perles sur une île exotique, Ceylan. Au temps de la pêche rituelle, Zurga en devient le chef. Surgit alors Nadir, de retour d’un long voyage. Tous deux naguère ont été épris ailleurs d’une même femme, la prêtresse Leïla. Pour préserver leur amitié, ils avaient juré de renoncer à leur amour. Arrive alors la prêtresse qui doit veiller sur la pêche, mais est obligée, pour cela, de rester cachée sous son voile et pure, sous peine de mort. C’est Leïla. Elle reconnaît Nadir, il la reconnaîtra. Ils s’avoueront leur amour. Zurga les découvrira. Ils seront condamnés. Mais Zurga, pour les sauver, se sacrifiera au nom de l’amour, au nom de l’amitié.

Tel est l’argument des Pêcheurs de perles que crée le jeune Bizet -il a à peine vingt-cinq ans- le 30 septembre 1863. Une œuvre qui ne connaîtra qu’un succès éphémère et sera oubliée jusqu’aux années 1970.

Cécile McLorin Salvant : où liberté rime avec intégrité 

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La chanteuse franco-américaine Cécile McLorin Salvant donnait un concert lundi 11 novembre dans la salle Henri Le Bœuf à BOZAR. D’abord formée au chant lyrique et baroque au Conservatoire Darius Milhaud à Aix-en-Provence, elle approfondit ensuite le jazz pour finalement s’y consacrer. Elle s’impose alors rapidement sur la scène internationale comme une vocaliste incontournable, enregistrant une série d’albums et remportant de nombreux prix prestigieux. Accompagnée par le pianiste néo-orléanais Sullivan Fortner, la chanteuse campe d’emblée, de sa présence inouïe, un décor simple, naturel et authentique.

Le Mozart des salons londoniens du XIXe siècle naissant.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : The Jupiter ProjectOuverture de "La Flûte enchantée" dans un arrangement de Johann Nepomuk Hummel ; concerto pour piano n°21 en do majeur dans un arrangement de Johann Baptist Cramer ; ouverture des "noces de figaro" dans un arrangement de Johann Nepomuk Hummel ; symphonie n°41 en do majeur "Jupiter" dans un arrangement de Muzio Clementi.  David Owen Norris, piano ; Katy Bircher, flûte ; Caroline Balding, violon ; Andrew Skidmore, violoncelle. DDD-©2019-enregistré en 2018-79'49"- Livret en anglais, français et allemand-Hyperion-CDA68234