Mots-clé : Karine Deshayes

Voir comme on entend, entendre comme on voit : Cenerentola à Liège

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Rossini, c’est un bonheur musical et vocal. Ses partitions sont le plus souvent pyrotechniques -et cela même dans une œuvre au contenu plus douloureux comme son Stabat Mater. C’est un artificier multipliant les croches multipliées, les crescendo-decrescendos vertigineux ; il n’a pas peur des sommets, là-bas, tout en haut, bien au-dessus de la portée. Il est drôle, immensément drôle, au premier degré comme dans des décalages délicieusement ironiques. Il (se) joue de ce qu’il fait jouer ! Mais cette allégresse, qui s’empare du spectateur, exige une intense concentration des musiciens qui la font naître. C’est un spectacle toujours amusant que celui du contraste entre une salle qui éclate de rire et des instrumentistes penchés si sérieusement sur leurs partitions.

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Le grand Patrice Chéreau disait de Wagner lorsqu’il mettait en scène son Ring du centenaire à Bayreuth en 1976 qu’il le « poussait à faire toujours plus de théâtre ».  Nous repensons souvent à ces mots quand nous découvrons la nouvelle lecture d’un opéra mais cette maxime prend tout son sens avec le Don Giovanni proposé ce mardi soir aux Chorégies d’Orange.

Œuvre intimiste à son origine, elle devient par la force des lieux un grand spectacle… à caractère sociétal. Car derrière les frasques du « scélérat charmant », c’est bien une lutte entre ancien et nouveau monde, entre ordre et désordre qui s’opère. C’est en tout cas ce que nous pensons être le postulat de départ de la mise en scène de Davide Livermore épaulé par Rudy Sabounghi (costumes), Antonio Castro (lumières) et D-Wok (vidéos). Replacer Mozart et Don Juan dans leur contexte historique et idéologique, celui de cette Europe des lumières à la veille de l’implosion, tout en montrant que ces aspirations sont toujours bien actuelles. Il suffit de suivre les évènements récents pour s’en convaincre. Alors Don Giovanni gilet jaune dans l’âme ? Nous n’irons pas jusque-là mais ange destructeur d’un modèle de société dépassé c’est une certitude !

Herculanum renaît de ses cendres

par

0126_JOKERFélicien DAVID (1810-1876)
Herculanum
V. Gens (Lilia), K. Deshayes (Olympia), E. Montvidas (Hélios), N. Courjal (Nicanor / Satan), J. Véronèse (Magnus), Flemish Radio Choir, Brussels Philharmonic, dir.: Hervé NIQUET
2015-Livre-CD (2)-72' 5844 et 49' 06''-Textes de présentation en français et en anglais-chanté en français-Ediciones Singulares ES 1020

Après un rêve

par

Mélodies et pièces instrumentales de Massenet, Fauré, Gounod, Saint-Saëns, Chausson, Godard et Berlioz
Karine DESHAYES (mezzo-soprano), Ensemble Contraste : Arnaud Thorette (violon), Bleuenn Le Maître (violon), Maria Mosconi (alto), Antoine Pierlot (violoncelle), Johan Farjot (piano).
2015-DDD-72 '-Textes de présentation en français et anglais-Chanté en français-Textes non reproduits-Aparté AP106

Une éruption en concert !

par

Herculanum de Félicien David
Le Palazzetto Bru Zane-Centre de musique romantique française frappe fort, de plus en plus fort. Après la résurrection de l'opéra Les Barbares de Saint-Saëns, voici celle d'Herculanum de Félicien David (1810-1876) dans les ors de l'Opéra Royal de Versailles.

Un répertoire peu connu : la cantate dramatique

par

JOKERLuigi CHERUBINI (1760-1842)
Médée, ouverture et air de Néris - Circé
Xavier BOISSELOT (1811-1893)
Velléda
Louis-Ferdinand HEROLD (1791-1833)
Ariane
Charles-Simon CATEL (1773-1830)
Sémiramis, ouverture

Karine DESHAYES (mezzo-soprano), Opera Fuoco, dir.: David STERN
2013-DDD-77'13''- Textes de présentation en français et anglais-chanté en français - Zig-Zag Territoires ZZT337