Giuseppe TARTINI (1692-1770) : Concertos pour violon et orchestre D. 44, 45, 56, 96 et Concerto en sol majeur. Chouchane Siranossian, violon ; Orchestre baroque de Venise, direction : Andrea Marcon. 2020. Livret en français, en anglais et en allemand. 79.22. Alpha 596.
Max BRUCH (1838-1920) : Huit Pièces pour clarinette, alto et piano op. 83. Trio Philon. 2020. Livret en anglais et en français. 33.48. Analekta AN 2 8923.
« DREAMTIME ». Krzystof PENDERECKI (1933-2020) Concerto pour flûte. Carl REINECKE (1824 - 1910) Concerto pour flûte op. 283. Ballade op. 288. Wolfang Amadeus MOZART ( 1756 - 1791) Andante en Ut. Ferruccio BUSONI (1866 -1924) Divertimento. Toru TAKEMITSU (1930 – 1996) « I hear the water dreaming . Emmanuel Pahud, flûte. Orchestre de la Radio de Munich, Ivan Repušić. 2019. Livret en français, anglais et allemand. 78'36". Warner Classics 0190295392444
Johannes BRAHMS (1833-1897) : Klavierstücke Op.76 ; Huit pièces pour piano Op. 79 ; Deux Rhapsodies Op.116, ; Sept pièces pour piano Op. 117 ; Trois Intermezzi Op. 118 ; Six pièces pour piano Op. 119 ; Quatre pièces pour piano. Boris Berman, piano 2018. Livret en français et anglais. 100' 48 '' Livret. 2 CD Le Palais des Dégustateurs PDD018
Ottorino RESPIGHI (1879-1936) : La bella dormente nel bosco, conte de fées musical en trois actes. Mise en scène de Leo Muscato. Veta Pilipenko, Angela Nisi, Antonio Gandia, Vincenzo Taormina, Shoushik Barsoumian, Lara Rotili, Claudia Urru, Enrico Zara, Nicola Ebau, Francesco Leone, Marco Puggioni. Chœurs et orchestre du Théâtre Lyrique de Cagliari, direction Donato Renzetti. 2020. Livret en anglais. Sous-titres en italien, anglais, allemand, japonais et coréen. 88.00. Un DVD Naxos 2.110655.
Richard Strauss (1864-1949) : Also sprach Zarathustra, Op.30 ; Burlesque, WoO, AV 85. Daniil Trifonov, piano ; Symphonieorchester des Bayersischen Rundfunks, Mariss Jansons. 2017 - Livret en anglais et allemand - 60:51. BR 900182
Alors que les grands artistes du 20ème siècle tirent inéluctablement, les uns après les autres, leur révérence, c’est au tour de Krzysztof Penderecki d’accéder à l’éternité à laquelle aspire son œuvre. Figure charismatique, titulaire d’innombrables distinctions et titres honorifiques, il est l’un de ces trop rares compositeurs contemporains à avoir trouvé dans le cœur d’un large public une caisse de résonance, dont les contours débordent bien au-delà des frontières de sa Pologne natale.
Né le 23 novembre 1933 à Dębica, Penderecki développe dès son plus jeune âge un intérêt singulier pour la musique. Il a douze ans lorsque son père lui offre son premier violon, acheté pour une bouteille d’alcool à un soldat russe. Son piano, acquis un peu plus tard, coûtera le double du prix. Krzysztof éprouvera toute sa vie une aversion pour ce second instrument, qu’un professeur peu recommandable s’était évertué à lui enseigner à grand renfort de coups de règles. N’étaient-ce quelques œuvres de musique de chambre et un très beau concerto composé à l’orée du 21e siècle, le piano eût été pratiquement absent du catalogue du compositeur polonais, où s’illustrent en revanche abondamment les instruments à cordes. Dès l’âge de 18 ans, Penderecki entreprend l’étude de la composition à l’École supérieure de musique de Cracovie, une institution dont il prendra la direction en 1972. À l’étroit dans le carcan communiste, il brigue une bourse d’étude qui lui permettrait de mettre les voiles vers l’Ouest. En 1959, il s’inscrit au concours de composition de l’Union des compositeurs polonais. Pour mettre toutes les chances de son côté, il présente en secret trois œuvres dans des styles différents; étant ambidextre, il écrit l’une à la main gauche, l’autre à la main droite et demande à un ami de recopier la troisième. Le palmarès est éloquent: trois premiers prix sont décernés aux Psaumes de David, pour chœur mixte, cordes et percussions (1958), à Émanations, pour deux orchestres à cordes (1959) et à Strophes, pour soprano, récitant et 10 instruments (1959) ! Mais c’est Anaklasis, pour 42 instruments à cordes et groupes de percussion (1959-1960), commande du directeur des Journées Musicales de Donaueschingen, Heinrich Strobel, qui révèle Penderecki sur le plan international. Dès lors, de résidence en résidence, Penderecki parcourt le monde. Il se réinstalle en Pologne en 1990 et se prend de passion pour la botanique ; témoin, cet arboretum qu’il crée dans sa propriété de Lusławice, un écrin de verdure digne de Giverny.