A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Aleko et Iolanta en version de concert intelligemment menés à Angers-Nantes Opéra

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Deux œuvres de la tradition romantique russe, Iolanta et Aleko sont composés au même moment et créés à quelques mois d’intervalle, en décembre 1892 et en mai 1893.
Ultime opéra de Tchaïkovski,
Iolanta met en scène un univers de conte de fée avec des personnages historiques du Moyen Âge tardif. Aleko est l’œuvre diplôme d'un jeune Rachmaninov de 19 ans, écrit en 17 jours sur un sujet imposé par ses professeur. Le livret tiré des Tsiganes de Pouchkine recèle une grande modernité, ayant comme trame la trahison amoureuse et la liberté de la femme dans une tribu tzigane. La représentation en version de concert à Rennes, à Nantes et à Angers de la fin septembre au début octobre révèlent la force dramatique de ces deux opéras relativement rares, et surtout les magnifiques voix russes.

A Lausanne, un SOLDAT qui vous déconcerte

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« Entre Denges et Denezy, un soldat qui rentre au pays… A marché, a beaucoup marché… » : ce sont les mots que proclamait Elie Gagnebin sur la scène du Théâtre Municipal de Lausanne lors de la création de L’Histoire du Soldat, le 28 septembre 1918 ; la partition d’Igor Stravinsky était dirigée par Ernest Ansermet et était présentée dans une mise en scène de Georges et Ludmilla Pitoëff et des décors et costumes dus au peintre René Auberjonois. Cent ans plus tard, jour pour jour, en ce lieu même, l’événement est commémoré par sept instrumentistes guidés par François Sochard, le violon solo de l’Orchestre de Chambre de Lausanne et par une production d’Alex Ollé (de la Compagnie La Fura del Baus) dans des décors et costumes de Lluc Castells.

Inattendu, savoureux et convaincant

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The Beggar’s Opera de John Gay et Johann Christoph Pepush revu par Ian Burton et Robert Carsen avec William Christie et Les Arts Florissants -Mais quelle est donc cette étrange proposition lyrique ? Un « Ballad Opera » !

Au début du XVIIIe siècle, à Londres, ils sont quelques-uns à en avoir assez des cérémonies de l’Opera Seria et, joyeux drilles créatifs, ils lui opposent une autre forme lyrique, aux antipodes.

A La Monnaie, la Flûte déjantée de Castellucci questionne Mozart

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Les circonstances rocambolesques qui entourent la commande du fameux Requiem KV 626 ont permis à l’œuvre de passer aujourd’hui pour celle dans laquelle Mozart investit non seulement ses dernières ressources, mais aussi la part la plus intime de sa personnalité. Il est vrai que le commun des mortels préfère généralement ériger en testament une messe des morts plutôt qu’un Singspiel. Mais Mozart n’est pas le premier venu : c’est un génie pétri des idéaux des Lumières, à l’heure où la Révolution française prétend vouloir inaugurer une ère nouvelle. Son véritable manifeste, l’Aufklärung brille de mille feux, c’est La Flûte enchantée. C’est elle qui lui donne l’occasion d’exprimer ses aspirations les plus profondes ; elle, par conséquent, qu’il s’épuisera à achever à tout prix avant de s’atteler au Requiem -que son commanditaire attendait pourtant de pied ferme. On le sait: son dernier opéra le remuait tant que Mozart était incapable de se le jouer au piano.

C’est dire qu’on ne peut s’attaquer à La Flûte enchantée sans être particulièrement attentif à en préserver l’intégrité. Evénement musical de la rentrée, la Flûte revisitée par Romeo Castellucci fait salle comble. Et, comme tout événement d’envergure, elle divise.

La Flûte enchantée à La Monnaie : Peut-on tout se permettre avec Mozart ?

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La mode du "Regietheater" a envahi les scènes lyriques et on ne s'étonne plus des approches tarabiscotées, politico-érotiques ou non, qu'appliquent nos modernes metteurs en scène aux chefs-d'oeuvre du répertoire. Il est vrai que ceux-ci en ont vu d'autres et qu'ils sont plus résistants qu'un opéra inconnu. La Traviata, Tosca, ou Pelléas et Mélisande ont connu pareils avatars et s'en sont tirés. Qu'en est-il de Mozart ? On ne compte plus les Don Giovanni ou les Cosi fan tutte "modernisés".

La Scala redécouvre ALI-BABA de Cherubini

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Depuis plusieurs années, la Scala de Milan élabore un Progetto Accademia permettant aux élèves de l’Ecole de Chant (dirigés actuellement par Luciana D’Intino) de dialoguer avec les Chœur et Orchestre de l’Académie pour présenter un opéra durant le mois de septembre. Comme l’ouvrage choisi pour 2018 est la dernière création lyrique de Luigi Cherubini, Ali-Baba ou Les quarante voleurs, interviennent aussi les jeunes danseurs de l’Ecole de Ballet.

Le Festival Castel de Peralada, un festival à découvrir

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Dans la province de Girona (Catalogne), non loin de la ville de Figueras, se trouve le domaine de Peralada, un château du 14e siècle entouré d’un magnifique jardin où chaque été est organisé un festival est organisé qui propose principalement des concerts de musique classique, de l’opéra et de la danse mais qui offre aussi une place à d’autres genres musicaux comme le jazz et la musique pop. Le festival a été fondé en 1987 sur l’initiative de Carmen Mateu, grande mélomane inspirée, entre autres, par Montserrat Caballé qui rêvait d’un rendez-vous lyrique estival au bord de la Méditerranée. Aujourd’hui le festival en est donc à sa 31e édition et il a, au fil des ans, accueilli de grands artistes tels Montserrat Caballé, Placido Domingo, José Carreras, Teresa Berganza, Juan Diego Florez, Mstislav Rostropovitch, Rudolf Nurejev ou Maurice Béjart. Le vaste auditorium poussé dans le jardin se prête aussi aux grands concerts symphoniques et aux représentations d’opéra (en coproduction avec des théâtres importants). Et le festival est fier de rappeler que la mise en scène de Carmen de Calixto Bieito qui tourne sur les scènes internationales (dont celle l’Opéra de Flandres en 2005) a vécu sa Première à Peralada, voilà plus de 15 ans. Le festival se flatte aussi de donner leur chances à de jeunes talents. Pour les récitals plus intime, le festival peut disposer de l’Eglesia del Carme toute proche, une belle église gothique dotée d’un cloître. Et les avant- et après-concerts sont gourmands aussi : buffets variés de fruits de mer !

Festival de Salzbourg, Monteverdi et Bizet, avec et sans mise en scène

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Pour la nouvelle production de LIncoronazione di Poppea (Monteverdi), l’intendant du festival de Salzbourg, Markus Hinterhäuser, a pensé à l’artiste flamand Jan Lauwers qui avait déjà été invité au festival avec sa « Needcompany » et avait été «artiste en résidence » au Burgtheater de Vienne pendant plusieurs années. Jan Lauwers n’avait jamais fait de mise en scène d’opéra et la seule œuvre qui l’intéressait, c’était L’incoronazione di Poppea.

Belle reprise vocale du Trouvère à Liège

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Reprise d'un spectacle de 2011, où brillaient dans les rôles-phares Fabio Armiliato et Daniella Dessi, dirigés par Paolo Arrivabeni. Distribution totalement différente bien sûr, en 2018, cette fois sous la direction, tout aussi experte, de Daniel Oren, mais dans la même mise en scène conventionnelle de Stefano Vizioli. Décors noirs, murailles sombres, banales tapisseries rouges ou bleues, tout est triste dans cette mise en scène.