A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

L'opera seria peut se révéler passionnant

par
Lucio Silla

Jeremy Ovenden, Lenneke Ruiten © BUhlig

L'opera seria reste éprouvant pour nos sensibilités du XXIe siècle. Cette avalanche quasi ininterrompue de récitatifs et d'arias a de quoi éreinter le plus bienveillant des mélomanes, même si elle est signée Haendel ou Vivaldi. Le jeune Mozart livre, en 1772, à 16 ans, ce Lucio Silla, oeuvre charnière, qui se situe entre son premier essai du genre, Mitridate, et La Finta Giardiniera, parfaite réussite dans l'opera buffa.

Osmose verdienne sur lit de cendre

par

Comprenne qui pourra ! On nous explique que le Grand opéra français genre auquel appartient ce  Don Carlos « doit » comporter cinq actes, une scène de foule, des faits historiques et un ballet - conditions auxquelles s'est conformé Verdi. Par souci d'authenticité, on restitue ici les coupures pratiquées par l'auteur. Fort bien. Mais, en revanche, voilà le ballet banni ! Et pourquoi ? Parce que « d'un point de vue dramaturgique sa présence n'aurait aucun sens » écrit Philippe Jordan dans le livret de présentation.

Le brillant plateau vocal a réussi à masquer l'insignifiance de la mise en scène

par
Norma

© Lorraine Wauters

La Norma de Bellini (1831) est un opéra superbe, tant par l'apogée du bel canto qu'il représente dans l'histoire de la musique, que par la tragédie exprimée à travers le livret admirable de Felice Romani. Même si l'oeuvre s'inscrit pleinement dans la trajectoire romantique du compositeur, elle descend aussi, seule dans la production bellinienne, de la tradition néoclassique de Gluck, incarnée en Italie par Spontini, Cherubini, ou Mayr.

A la Scala, un mirifique duo, Marianela Nunez et Roberto Bolle 

par
Onegion

Marianela Nunez et Roberto Bolle © Brescia e Amisano Teatro alla Scala

Pour achever sa saison 2016-2017, le Ballet de la Scala remet à l’affiche Onegin, un ballet que John Cranko avait conçu pour le Staatstheaterballett de Stuttgart au printemps de 1965. Et ce n’est qu’en février 1993 que l’ouvrage est entré au répertoire de la troupe milanaise qui le reprend ces jours-ci pour la septième fois dans une production splendide conçue par Pier Luigi Samaritani :

Un beau Tristan à Turin

par

Pour inaugurer sa saison 2017-18, le Teatro Regio de Turin frappe un grand coup en présentant un Tristan dirigé par Gianandrea Noseda, mis en scène par Claus Guth pour l’Opernhaus de Zürich en 2008 et repris ici par Arturo Gama.

A Marseille, la maîtresse du roi

par

Pour les premières représentations de « La Favorite » de Donizetti depuis 1968 l’Opéra de Marseille a opté pour une version concertante et a choisi la version originale en français. « La Favorite » fut en effet créée à l’Opéra de Paris en 1840, commandée par Léon Pillet, Administrateur de l’Opéra, qui avait demandé au compositeur « un ouvrage capable de correspondre au « style français » et avec un livret en français.

A Genève un "Viol de Lucrèce" ahurissant

par

 A Genève, le Théâtre du Grütli, à proximité du Victoria Hall et du Grand-Théâtre, consacre sa saison à nombre de pièces de théâtre provenant de tous les horizons et de toutes les époques. Depuis 2012, son directeur, Frédéric Polier, acteur et metteur en scène, décide d’aller plus loin en faisant avoisiner Shakespeare et la création contemporaine. Et pour la première fois, en tant que musicien autodidacte, il réalise un vieux rêve en montant un opéra, et quel opéra, The Rape of Lucretia de Benjamin Britten dans la langue originale, l’anglais. Et vraisemblablement ce ne sera pas la dernière fois, tant le bouche à oreille a bien fonctionné pour remplir la salle de cent-quarante-cinq places et le succès a été délirant.

Au Palais Garnier, de somptueux ‘Joyaux’   

par

Pour ouvrir sa saison 2017-18, le Ballet de l’Opéra de Paris reprend ‘Joyaux’, le triptyque que George Balanchine avait imaginé durant l’hiver de 1967 en passant devant les vitrines des bijoutiers Van Cleef & Arpels sur la Cinquième Avenue ; et la production fut présentée par le New York City Ballet le 13 avril 1967 au New York State Theater. Le chorégraphe en personne vint à Paris en mars 1974 afin de monter pour la troupe le second volet, ‘Capriccio’. Et le tout entra au répertoire de la compagnie le 19 décembre 2000 en faisant appel à Christian Lacroix pour concevoir les décors et les costumes. Avec l’idée de faire briller une pierre précieuse pour rendre hommage aux capitales de la danse, ‘Emeraudes’ évoque Paris, ‘Rubis’, New York et ‘Diamants’, Saint-Pétersbourg.

Que de sang pour une Lucia mi–figue mi-raisin !

par
Lucia

L. Ruiten, A. Hernández © Alan Humerose

Pour ouvrir la saison 2017-18, l’Opéra de Lausanne présente une nouvelle production de Lucia di Lammermoor en faisant appel à Stefano Poda qui a réalisé à la fois mise en scène, décors, costumes et lumières. A mille lieues de l’imagerie traditionnelle d’une Ecosse de la fin du XVIe siècle, sa conception de l’ouvrage transpose à notre époque un univers froid et oppressant où prédomine l’égoïsme masculin.