Musique française avec l'OPMC

par

L'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et Kazuki Yamada, son directeur artistique et musical, proposaient en Prélude à la Commémoration du Centenaire de la disparition  du Prince Albert Ier (28 novembre), un concert de musique française avec des compositeurs qui avaient un lien privilégié avec le souverain monégasque.

Les symphonies de Charles Gounod restent peu connues et très peu programmées, ombragées par les ouvrages lyriques du compositeur qui captent la notoriété. Kazuki Yamada proposait la légère et savoureuse Symphonie n°1.  Cette partition fait penser à Haydn dans les deux premiers mouvements, le scherzo est un menuet et le finale évoque la Symphonie italienne de Mendelssohn. Les thèmes sont beaux, harmonieux et brillants. Kazuki Yamada fait danser l'orchestre.

La sélection des concerts de décembre 2021 MAJ

par

Du fait des restrictions sanitaires en Belgique, certains concerts ou opéras sont annulés ou soumis à une jauge réduite. Nous vous invitons à consulter les sites des institutions (MAJ). 

Ce dernier mois de l’année civile est hélas marqué par l’épée de Damoclès d’un renforcement des restrictions sanitaires. En Autriche, en Allemagne (certes pas partout encore) et aux Pays-Bas, le rideau est retombé sur une mise à l'arrêt des scènes. La Belgique et la France sont, pour l'instant, épargnées. Cependant, les professionnels sont doublement inquiets car le semblant de retour à la normale depuis le début de cette saison ne s’accompagne pas d’un retour du public. En France, les directrices et les directeurs des orchestres et des opéras s’en inquiètent dans une tribune commune relayée par la presse. Dans ce contexte, un nouveau confinement serait sans aucun doute une catastrophe à bien des points de vue. 

Dès lors, cette sélection du mois prend une connotation particulière car teintée tant d'inquiétudes que d’incertitudes. 

Nous commençons ce parcours à Bruxelles avec un évènement symphonique : la venue du chef d’orchestre Hartmut Haenchen au pupitre du Belgian National Orchestra avec lequel il met en relief Brahms et Bruckner. Les symphonies n°3 des deux géants sont au programme du concert (Bruxelles le 10/12 et Sankt-Vith le 11/12). 

Magnifique piano d’époque à découvrir dans le premier Concerto de Brahms

par

Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano no 1 en ré mineur, opus 15. Ouverture Tragique, opus 81. Luigi Cherubini (1760-1842) : Ouverture d’Éliza, ou Le Voyage aux Glaciers du Mont Saint-Bernard. Alexander Melnikov, piano. Ivor Bolton, Orchestre symphonique de Bâle. Juin 2020. Livret en français, anglais et allemand. TT 74’07. Harmonia Mundi HMM 902602

Les différentes facettes d’Hindemith avec Marin Alsop

par

Paul Hindemith (1895-1963) : Nusch-Nuschi-Tänze ; Sancta Susanna, Op.21 ; Symphonie “Mathis der Maler”. Ausrine Stundyte, soprano ; Renée Morloc, contralto ; Annette Schönmüller, mezzo-soprano ; Caroline Baas et Enzo Brumm, narrateurs. Choeur de femme de la Wiener Singakademie, Heinz Ferlesch. Radio-Symphonieorchester Wien (RSO Wien), Marin Alsop. 2019 et 2020. Livret en anglais et allemand. 61’01. Naxos 8.574283. 

Furtwängler, les albums Decca 

par

Wilhelm Furtwängler. The Decca Legacy. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Coriolan, Op.62 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°2 en ré majeur, Op.73 ; Robert Schumann (1810-1855) : Symphonie n°1 en si bémol majeur, Op.38 : César Franck (1822-1890) : Symphonie en ré mineur ; Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°4 en mi bémol majeur. Wiener Philharmoniker et London Philharmonic Orchestra, Wilhelm Furtwängler. 1948-1954. Livret en anglais. 190’33

La savoureuse musique légère de Ronald Binge

par

Ronald Binge (1910-1979) : Elizabethan Serenade ; Scottish Rhapsody ; Miss Melanie ; Las Castañuelas ; Madrugado ; The Red Sombrero ; Trade Winds ; Faire Frou-Frou ; String Song ; Concerto pour saxophone alto et orchestre ; The Watermill ; Scherzo : Allegro molto ; The Dance of the Snowflkakes ; High Stepper (The ‘Aggie’ Theme) ; Prélude : The Whispering Valley ; Venetian Carnival ; Sailing By. Kenneth Edge, saxophone ; Orchestre symphonique de la Radio slovaque, direction Ernest Tomlinson. 1992. Notice en anglais. 72.26. Naxos 8.555190.

Réouverture en musique à Menton 

par

L'église Anglicane Saint John à Menton a été construite en 1867 dans le style néo-gothique. Après une décennie de travaux de restauration, elle a été entièrement rénovée. En parallèle de la cérémonie de re-consécration dimanche, les concerts sont également organisés dans l'église. Il faut dire que ce lieu est idéal pour les évènements musicaux tant par son acoustique que sa facilité d’accès. Dès lors, ce festival musical organisé à l’occasion de la re-consecration a attiré un public nombreux et enthousiaste.  

Le concert de vendredi avec l'exceptionnel jeune pianiste israélien Ariel Lanyi.  Frais lauréat au mois de septembre du Concours International de Leeds, après avoir été finaliste du Concours Rubinstein de Tel-Aviv et du Y.C.A.T (Young Classical Artists Trust) à Londres, ce jeune homme s’affirme comme un musicien accompli. En première partie, la Sonate pour piano en sol majeur K 283 de Mozart et Huit pièces pour piano op.76 de Brahms. La technique pianistique est bien évidemment accomplie, mais surtout ce jeune artiste possède une science des nuances extrêmement subtile.  Son toucher léger et ses doigts souples transmettent un caractère et une vivacité extraordinaires.  

Noël à Cologne, pèlerinage à Kevelaer : deux nouvelles parutions en chant & orgue chez Aeolus

par

Romantische Weihnacht im Kölner Dom. Engelbert Humperdinck (1854-1921), Adolphe Adam (1803-1856), Gabriel Fauré (1845-1924), Alexandre Guilmant (1837-1911), François-Auguste Gevaert (1828-1908), Jean Huré (1877-1930), Hugo Wolf (1860-1903), Josef Gabriel Rheinberger (1839-1901), Peter Cornelius (1824-1874), Edvard Grieg (1843-1907), Max Reger (1873-1916). Theresa Nelles, soprano. Winfried Bönig, orgues de la Cathédrale de Cologne. Juillet 2020. Livret en allemand, anglais (paroles des chants en langue originale non traduite). TT 60’26. SACD Aeolus AE-11271.

A l’OSR, un chef fascinant, Hannu Lintu  par Paul-André Demierre

par

‘L’Ange Josefowicz’… à première vue, un bien étrange titre pour un concert de l’Orchestre de la Suisse Romande. A la mémoire d’un ange est le sous-titre donné généralement au Concerto pour violon d’Alban Berg qui figure au programme ; et son interprète en est la violoniste canadienne Leila Josefowicz, belle artiste à chevelure dorée qui semble échappée d’un retable d’église baroque bavaroise. Donc facile rapprochement !

De moyenne stature, elle est amenée, le 24 novembre, à dialoguer avec Hannu Lintu, géant finlandais qui n’en ferait qu’une bouchée mais qui dirige l’ouvrage d’Alban Berg en présentant la série dodécaphonique initiale comme un murmure presque imperceptible qui prend corps progressivement avec l’éclosion du discours. Le violon s’en isole afin d’élaborer son propre cantabile qui, par instants, manque d’ampleur. Mais le Scherzando médian le pousse à s’affirmer, tandis que se dessine un ‘alla marcia’ sardonique. A la véhémence de l’Allegro qui ouvre la seconde partie, le solo répond par des traits à l’arraché produisant un lyrisme pathétique qui se fraie un chemin parmi les cuivres proclamant « Es ist genug », le motif d’un choral de Bach. Peu à peu, le propos se décante pour atteindre au sublime dans un suraigu immatériel. Et la page de Bach qu’elle offre en bis effleure les cordes en parvenant à une intériorité tout aussi émouvante.