La fascination de Satyagraha, opéra philosophico-politique de Philip Glass, au Metropolitan 

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Philip Glass (°1937) : Satyagraha, opéra en trois actes. Richard Croft (M.K. Gandhi), Bradley Garvin (Prince Arjuna), Richard Bernstein (Lord Krishna), Rachelle Durkin (Miss Schlesen), Molly Fillmore (Mrs. Naidoo), Maria Zifchak (Kasturbai), Kim Josephson (Mr. Kallenbach), Alfred Walker (Parsi Rustomji), Mary Phillips (Mrs. Alexander) ; Skills Ensemble ; Chœurs et Orchestre du Metropolitan, direction Dante Anzolini. 2011. Notice en anglais ; synopsis en anglais. Sous-titres en anglais, en français, en allemand et en espagnol. 184.00. Un DVD Orange Mountain Music OMM 5010.

Concert anniversaire à Monte-Carlo 

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Ce concert commémore un double anniversaire. Tout d’abord, le centenaire de la disparition du compositeur Camille Saint-Saëns en 2021 mais aussi les 100 ans du décès du Prince Albert Ier de Monaco  (1840-1922). Le Prince Albert Ier dit le “Prince savant”  a donné une vive impulsion à l'activité musicale à Monaco. Il a bénéficié de ses liens privilégiés avec les compositeurs Jules Massenet et Camille Saint-Saëns, ses collègues à l'Institut de France. Saint-Saëns a composé l'Ouverture de fête pour l'inauguration du Musée océanographique de Monaco en 1910.

C’est avec le Concerto pour violon et orchestre n°3 de Saint-Saëns que concert célèbre le compositeur français. On ne présente plus l’excellent Daniel Lozakovich qui fait désormais  partie des violonistes majeurs de sa génération. Enfant prodige et boxeur à ses heures perdues, le jeune homme de 20 ans tarde un peu à entrer sur scène et il s’accorde longuement  ! La cause : il a dû remplacer une corde de son instrument en dernière minute et jouer avec une nouvelle corde entraîne la nécessité d'accorder plus souvent. Mais dès les premières notes, le jeune homme  est maître à bord et domine la situation. On salue la précision d'intonation et d'attaque ainsi qu’une intensité d'expression combinée à des prouesses de vélocité. L'orchestre sous la direction de Kazuki Yamada est superbe, c'est une performance absolument incroyable.Après une ovation debout, Lozakovich offre deux bis. Le très virtuose Scherzo de Fritz Kreisler et une Allemande de Bach.

Bernard Herrmann, l’un des tout grands de la musique de film

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Bernard Herrmann - Intégrale des enregistrements de musique de film pour Decca Phase 4 Stéréo. Bernard Herrmann (1911-1975) : Sélections de Psycho, Marnie, North by Northwest, Vertigo, The Trouble with Harry, Jane Eyre, The Snows of Kilimanjaro, Citizen Kane, The Devil and Daniel Webster, Journey to the Centre of the Earth, The Seventh Voyage of Sinbad, The Day the Earth Stood Still, Fahrenheit 451, Mysterious Island, Jason and the Argonauts, The Three Worlds of Gulliver, Obsession. Arnold Bax (1883-1953): Oliver Twist (Fagin’s romp, Finale). Arthur Benjamin (1893-1960) : An Ideal Husband (Waltz, Hyde Park Galop). Arthur Bliss (1891-1975) : Things to Come, suite. Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Hamlet, sélection. Constant Lambert (1905-1951) : Anna Karenina, suite. Miklós Rózsa (1907-1995) : Julius Caesar, suite. Ralph Vaughan Williams (1872-1958) : The Invaders (from 49th Parallel). William Walton (1902-1983): Richard III (Prelude) ; Escape Me Never (Ballet Sequence). London Philharmonic Orchestra, National Philharmonic Orchestra, direction : Bernard Herrmann. Enregistré entre le 11 décembre 1968 et le 6 novembre 1975 aux Studio 3 West Hampstead et Kingsway Hall, à l’Église St Giles Cripplegate, Londres. Édition 2021. Livret en anglais. 1 coffret 7 CD Decca 4851585.

Concertos pour orgue de Haendel : deux récentes parutions

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Les instruments solistes sont les vedettes de ces deux récentes parutions de concertos haendéliens. Pincés et soufflés sur claviorganum avec Bart Naessens, et en parade sur le Rieger du Musikverein de Vienne qui vient de fêter ses dix ans.

Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Concertos pour orgue en fa majeur Op. 4 no 4 HWV 292 ; en fa majeur Op. 4 no 5 HWV 293 ; en si bémol majeur Op. 7 no 1 HWV 306. Concerto pour flûte en la mineur HWV 287 (d'après le Concerto pour hautbois en sol mineur). Suite en fa majeur HWV 427. Concerto grosso en ré majeur Op. 3 no 6 HWV 317. Sonate en trio en si mineur Op. 2 no 1b HWV 386b. Bart Naessens, claviorganum. Ensemble Il Gardellino. Janvier 2015. Livret en anglais, français, allemand et néerlandais. TT 74’40. Passacaille 1060

Le Nashville Symphony sauvé par Oracle

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Une semaine après avoir suspendu l'essentiel de sa saison pour cause d'« urgence financière », l'Orchestre symphonique de Nashville reprend ses activités grâce à un don de 10 millions de dollars du groupe technologique Oracle.

Le coup de théâtre est aussi rapide que spectaculaire. Lundi dernier, le Nashville Symphony annonçait la suspension d'une grande partie de sa saison 2026-2027 et la mise au chômage technique de ses musiciens et de son personnel, effective au 18 octobre. Quelques jours plus tard, l'institution du Tennessee annonce la conclusion d'un partenariat stratégique avec Oracle, qui lui verse 10 millions de dollars pour remédier à ses difficultés financières.

« Oracle a fait un don de 10 millions de dollars à l'Orchestre symphonique de Nashville. Grâce à ce partenariat exceptionnel, notre saison 2026-2027 pourra reprendre », indique le communiqué de l'orchestre. Les mises en congé prévues sont annulées : musiciens et personnel administratif conservent leur poste.

Ce soutien s'inscrit dans l'ancrage croissant d'Oracle à Nashville. Le groupe y a engagé un projet de plusieurs milliards de dollars pour y transférer son siège mondial et a encore agrandi ses bureaux dans la ville au début de l'année.

Beniamino Paganini et Musica Gloria : le triomphe de la jeunesse et du talent

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Il est de tradition que le lauréat du Prix du Jeune musicien décerné par l’Union de la Presse musicale belge se voie offrir la saison suivante la possibilité de se produire au Palais des Beaux-Arts. Et  c’est ainsi que pour le premier concert du cycle Bozar Next Generation de cette saison, la maison bruxelloise qui souhaite à juste titre mettre en avant des talents prometteurs dans cette belle série du dimanche matin accueillait Beniamino Paganini, Jeune musicien de l’année 2020, à la tête de son ensemble Musica Gloria. 

Avant le début du concert, Jérôme Giersé -responsable de la musique à Bozar- et le signataire de ces lignes en tant que président de l’UPMB présentèrent donc au public le jeune claveciniste et flûtiste brugeois qui, après deux très brefs discours retraçant rapidement son parcours, se vit remettre les chaleureuses félicitations des précités et la médaille qui récompense le lauréat de ce prix qui a ces dernières années distingué d’aussi beaux talents que le pianiste Florian Noack ou la violoniste Sylvia Huang..

Fin connaisseur du répertoire baroque, Beniamino Paganini (c’est son vrai nom) avait choisi de consacrer ce concert à un florilège de la musique qu’on aurait pu entendre autour des années 1730-1740 à la petite Cour d’Anhalt-Zerbst où Johann Friedrich Fasch (1688-1758) oeuvra de 1722 à sa mort.

J’ai vaincu le destin : Œdipe de Georges Enesco 

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Une œuvre rare qui emporte ses spectateurs, une production qui suscite l’adhésion, une superbe performance du baryton Christopher Maltman dans le rôle-titre.

Cette oeuvre, rarement représentée, est le seul opéra du compositeur roumain Georges Enesco. En quatre actes et six tableaux, elle est créée à l’Opéra Garnier en mai 1936. Edmond Fleg en a écrit le livret, versifié, en langue française, et qui réunit deux tragédies de Sophocle : « Œdipe-roi » et « Œdipe à Colonne ». 

Nous partageons la terrible histoire, la terrible « destinée » d’Œdipe, dont la vie est déterminée dès le jour même de sa naissance. Laïos, son père, avait enfreint l’interdiction de procréer, punition d’un viol qu’il avait commis. Le devin Tirésias se fait alors le messager des dieux : cet enfant sera l’assassin de son père et l’époux de sa mère. Evidemment, comme dans toute tragédie, les efforts des uns et des autres pour éviter le pire ne font que le précipiter. Œdipe lui-même : averti de cette prédiction, le jeune homme qu’il est devenu, déchiré, quitte ceux qu’il croit être ses parents pour éviter qu’elle ne se réalise. En fait, c’est ainsi qu’elle s’accomplira.

Ce récit mythique -et qui nourrira tant de réflexions de tous types, n’est-ce pas M. Freud- abonde en séquences fortes : les prédictions et les révélations de Tirésias ; l’assassinat de Laïos par celui qui ignore qu’il en est le fils ; la résolution de l’énigme de la Sphinge (« L’homme est plus fort que le destin »), qui libère Thèbes de la peste ; en récompense, le mariage de celui qui ignore qu’il en est le fils, avec Jocaste ; la découverte de l’horrible vérité : Jocaste se suicidant, Œdipe se crevant les yeux et se mettant en route, guidé par sa fille Antigone. Jusqu’à la rédemption finale : « J’ai vaincu le destin », la paix, la sérénité enfin acquise, enfin conquise. 

Premier enregistrement de cantates de Georg Christoph Strattner : une révélation !

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Ich will den Herrn loben allezeit.  Georg Christoph Strattner (c1644-1705) : Ich will den Herrn loben allezeit ; Ach mein Vater, ich hab gesündiget ; Getreuer Schöpfer ; Ich stelle mich bein meinem Leben ; Du Hirt Israel, höre ; Herr, der du uns hast anvertraut ; O Gott, du Ursprung aller Liebe. Miriam Feuersinger, Monika Mauch, sopranos. Alexander Schneider, alto. Daniel Schreiber, ténor. Markus Flaig, basse. Les Escapades. Cosimo Stawiarski, Christoph Riedo, violons. Simon Linné, théorbe. Evelyn Laib, orgue. Sabine Kreutzberger, Franziska Finckh, Barbara Pfeifer, violes de gambe. Adina Scheyhing, viole de gambe et violone. Septembre 2020. Livret en allemand, anglais ; texte des chants en allemand non traduit. TT 60’17. Christophorus CHR 77454