Une chorégraphie de Samodurov pour le Roméo et Juliette de Prokofiev 

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Serge PROKOFIEV (1891-1953) : Roméo et Juliette, ballet en trois actes, op. 64. Ekaterina Sapogova (Juliette) ; Alexandr Merkushev (Roméo) ; Igor Bulytsyn (Mercutio) ; Vadim Eremin (Tybalt), etc. Chorégraphie de Vyacheslav Samodurov. Ballet de l’Opéra de l’Oural, direction Pavel Klinichev. 2020. Livret (sommaire) en anglais, en français et en allemand. 117.00. DVD ou Blu Ray Bel Air BAC 180.

L’éblouissante maturité de la violoncelliste Camille Thomas  

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Voice of hope. M.Ravel (1875-1937) ; C.W.Gluck (1714-1787) ; H.Purcell (1659-1695) ; F.Say (1970-) ; M.Bruch (1838-1920) : R.Wagner (1813-1883) ; A.Dvorák (1841-1904) ; J.Williams (1932-) J.Massenet (1842-1912) ; G.Donizetti (1797-1848) ; V.Bellini (1801-1835) – Camille Thomas, violoncelle – Brussels Philharmonic – Dir : Stéphane Denève et Mathieu Herzog – Livret en anglais, allemand, français – 1 CD Deutsche Grammophon 

Un second cycle Mozart à l’OSR    

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Après une première série Mozart des 6, 8, 16 et 18 juin et une Neuvième de Beethoven sans public mais filmée par la télévision et diffusée par Arte le dimanche 21 juin, Jonathan Nott et l’Orchestre de la Suisse Romande proposent un second programme Mozart les 23 et 25 juin en sollicitant le concours de ses deux premiers violons soli comme interprètes de l’un des concerti

Ainsi le premier soir, Svetlin Roussev présente le Quatrième en ré majeur K.218 en répondant au brio de l’introduction instrumentale par un jeu d’une extrême élégance, compensant la sonorité opaque de son grave par la finesse de ses aigus et achevant l’Allegro initial par une cadenza inventive. L’équilibre entre les registres est rétabli par l’Andante cantabile où la ligne du solo semble continue en planant au-dessus du tutti qu’elle émoustillera d’élans primesautiers pour un finale brillant où se glisse un motif de gavotte à tempo retenu. En bis, Svetlin Roussev est éblouissant de virtuosité dans le diabolique Treizième Caprice en si bémol majeur de Paganini. 

Boris Bloch parcourt Les Saisons pour piano de Tchaïkovski

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Pyotr Ilyich TCHAÏKOVSKI (1840-1893) : Les Saisons op. 37 bis ; Romance op. 5 ; Natha-Valse op. 51 n° 4 ; Dumka op. 59 ; Momento lirico (Impromptu) op. posthume ; Valse sentimentale op. 51 n° 6 ; Dialogue op. 72 n° 8 ; Un poco di Chopin op. 72 n° 15 ; Wiegenlied op. 16 n° 1. Boris Bloch, piano. 2020. Livret en allemand, en anglais et en russe. 80.05. ARS 38 509.

Musique sacrée et Chants poétiques de Henryk Górecki

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Henryk Mikolaj Górecki (1933-2010) : Sanctus Adalbertus, oratorio pour soprano, baryton, chœur mixte et orchestre, op. 71. Ewa Tracz, soprano ; Stanislav Kuflyuk, baryton ; Chœur et Orchestre de la Philharmonie de Silésie, direction : Miroslaw Jacek Blaszczyck. 2019. Livret en polonais et en anglais. 55.30. Dux 7651.

Henryk Mikolaj Górecki (1933-2010) :  Songs. Trois Chants op. 3 ; Deux chants sacrés op. 30bis ; Deux Chants d’après Lorca, op. 42 ; Chants des framboises bénies, fragments de Norwid op. 43 ; Deux chansons de Juliusz Slowacki op. 48 ; Trois Chansons de Maria Konopnicka op. 68 ; Trois Fragments de Stanislaw Wyspianski. 2019. Urszula Kryger, mezzo-soprano ; Jadwiga Rappé, alto ; Robert Gierlach, baryton-basse ; Ewa Guz-Seroka, piano Livret en polonais et en anglais.  Textes des poèmes en polonais, avec traduction anglaise. 85.11. 2 CD Dux 1592/1593.

Ralph van Raat, pianiste sans frontières 

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Le pianiste Ralph van Raat construit une discographie essentielle dans son exploration des répertoires de notre temps. Pour Naxos, il publie un nouvel album centré sur des oeuvres rares de Boulez, Debussy, Messiaen et Ravel. Cet album est important car il propose en première mondiale une oeuvre de jeunesse de Pierre Boulez : Prélude, Toccata et Scherzo. Ralph van Raat nous entretient de la place de cette oeuvre dans l’univers de Pierre Boulez tout en nous présentant sa vision de la musique. 

Votre nouvel album s'intitule “raretés française pour piano”. Pourquoi avez-vous décidé de réunir Boulez, Debussy, Messiaen et Ravel sur un même enregistrement ?

La musique française en général m'a toujours séduit -Debussy et Ravel que j'ai connus vers l'âge de dix ans, et Messiaen et Boulez quelques années plus tard. C'est la musique que j'ai écoutée tout au long de mon adolescence -au lycée, Boulez me fascinait par son énergie et, parfois, par sa crudité ; Messiaen par son monde harmonique de couleurs, et Debussy et Ravel que je considérais à l'époque comme une étape parfaite entre la musique classique que je jouais, et le jazz, de Bill Evans par exemple, que j'écoutais aussi beaucoup. Certaines des pièces de l'album que j'ai toujours eu en tête d'enregistrer, mais pour lesquelles je n'ai pas trouvé de contexte approprié car elles sont "hors du répertoire principal" du compositeur. Comme j'ai fait des recherches sur le Prélude, Toccata et Scherzo de Boulez et qu'il semblait y avoir un intérêt pour un enregistrement, j'ai eu une bonne occasion de faire un album d'une collection de ces pièces. 

Pierre Boulez....moine et missionnaire

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En contrepoint à notre interview du pianiste Ralph van Raat qui propose une première mondiale au disque d'une oeuvre de Pierre Boulez, nous vous proposons de relire intégralement l'entretien que le compositeur/chef d'orchestre avait accordé, en 2000, à Crescendo Magazine. Alors qu'il préparait la tournée de ses 75 ans avec le London Symphony Orchestra, il avait reçu Bernadette Beyne, co-fondatrice de Crescendo Magazine dans son bureau de l'IRCAM.

Vous venez d'enregistrer la 8e Symphonie de Bruckner, un compositeur auquel vous ne sembliez pas attaché… Pourquoi Bruckner… peut-être Sibélius? 

Un représentant de la Philharmonie de Vienne m'a dit un jour: "Vous n'avez jamais dirigé Bruckner. Pourquoi?". Bruckner ne faisait pas partie de mon éducation. Vous allez apprécier cet humour volontaire ou involontaire, mais les partitions de Bruckner, je les ai, complètes. Et savez-vous où je les ai achetées? A Darmstadt, pendant les cours d'été; c'est vous dire que cela remonte loin: je n'ai plus remis les pieds à Darmstadt depuis 1965! A la suite de quoi je les ai achetées? Probablement à la suite d'une conférence ou d'une conversation avec Adorno. En tout cas, j'en avais pris connaissance à cette époque mais je ne les ai jamais dirigées. Quand les musiciens de l'Orchestre de Vienne m'ont demandé pourquoi je ne les dirigeais pas, je me suis dit: "pourquoi pas"? Ca m'intéressait comme cela m'avait intéressé de diriger Parsifal quand Wieland Wagner me l'avait demandé en 1965. Il était encore plus incongru de diriger Wagner à cette époque que Bruckner aujourd'hui, des univers qui ne m'ont pas été familiers durant mon éducation. Je me souviens que Messiaen n'a jamais analysé une seule note de Bruckner; c'est le seul compositeur à propos duquel je l'ai vu sarcastique, lui qui, en général était d'une grande bonté. Un jour, il m'a dit: "ah! Bruckner, il n'y a que des ponts". Traduisez: "côté développements, il n'a pas beaucoup d'idées". C'était un espèce de préjugé français dont je me suis aujourd'hui débarrassé.

Sibélius, c'est autre chose. Il y a beaucoup de choses qui ne me passionnent pas chez Sibélius. J'ai parlé avec le manager du London Symphony et il a été question de la 7e Symphonie. Mais rien n'est encore sûr. J'ai entendu de superbes interprétations de Sibélius par George Szell avec l'Orchestre de Cleveland lorsque je partageais avec lui une tournée au Japon. C'était en 1967. Il y dirigeait la 4e. Si je m'aiguillais là-dessus, c'est quand même la 7e qui m'intéresserait davantage.