Karlowicz et ses poèmes symphoniques

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Myeczyslaw KARLOWICZ (1876-1909) : Poèmes symphoniques : Stanislas et Anna Oswiecim, op. 12 ; Une triste légende (« Préludes à l’éternité »), op. 13 ; Un épisode pendant une mascarade, op. 14 ; Frédéric CHOPIN (1810-1849) : Allegro de concert op. 46, instrumentation par Konrad Binienda. Konrad Binienda, piano ; Royal Philharmonic Orchestra, direction : Grzegorz Nowak. 2019. Livret en polonais et en anglais. 66.45. Dux 1621.

Le Trio Accanto à la Philharmonie de Luxembourg

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Voilà une configuration bien plus courante dans un répertoire jazz que contemporain : le Suisse Marcus Weiss trimbale son saxophone d’un monde, d’une époque et d’une cause à l’autre, militant sans discontinuer pour promouvoir ce (jeune) instrument au sein du catalogue classique ; l’Anglais Nicolas Hodges travaille le piano, du romantisme au contemporain, collaborant, en Amérique comme en Europe, avec grands orchestres ou ensembles de chambre ; l’Allemand Christian Dierstein met son art des percussions au service de musiques, nouvelles autant que non européennes, sur partition ou librement improvisées. Rien d’étonnant donc à ce que les œuvres au programme soient écrites sur mesure pour le Trio Accanto, dont les deux premières, commandes de la Philharmonie Luxembourg (conjointement avec la Ernst von Siemens Musikstiftung), donnent lieu à un « Artist talk » avec Misato Mochizuki (°1969) et Evan Johnson (°1980) mené, en anglais, par Lydia Rilling, la Chief Dramaturg du lieu.

Cette dernière suggère au public de rester éparpillé dans la salle, afin de mieux percevoir les dynamiques, ténues, efflanquées parfois, de son Plan and section of the same reservoir où le déroulé musical oscille plus souvent entre quasi audible et silence -même les interventions du percussionniste (limitées à la deuxième partie de la pièce) se révèlent difficilement perceptibles.

Dans les notes de programme, Philippe Lalitte (Sorbonne Université) développe le thème de la texture, « manière dont les parties individuelles ou les voix sont assemblées », notion approfondie depuis le XXe siècle par l’intérêt porté, notamment, aux interactions ou interférences entre ces parties et qui élargit encore son champ exploratoire en y intégrant « la matière sonore et les effets perceptifs ». La texture devient ainsi une toile, un tissage, un grain.

On fête Mozart à Yale

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Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) : Concertos pour piano et orchestre n° 11 K. 413, dans un arrangement par le compositeur pour quatuor à cordes et piano ; Concerto pour piano et orchestre n° 23 K. 488 ; Concerto pour deux pianos et orchestre n° 10 K. 365. Robert Blocker et Peter Frankl, pianos, Quatuor Statera, Yale Philharmonia, direction  : William Boughton. 2020. Livret en anglais. 73.32. Nimbus NI 6394.

A l’OSR, un chef invité remarquable, Kazushi Ono  

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Pour sa série ‘Appassionato’, l’Orchestre de la Suisse Romande invite le chef japonais Kazushi Ono que l’on a souvent applaudi à l’Opéra de Lyon et qui est actuellement le directeur musical du Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra et de l’Orchestre Symphonique de Barcelone, tout en assumant la responsabilité artistique du Théâtre National de Tokyo.

A Genève, son programme débute par l’Akademische Festouvertüre op.80 que Brahms avait écrite en 1879 à l’intention de l’Université de Philosophie de Breslau qui l’avait nommé Docteur Honoris causa. En sollicitant largement les cordes graves, le chef lui instille d’emblée un brin d’humour avec un basson gouailleur qui s’immisce dans un tutti emphatique ; puis un presto brillant cite des bribes de chansons estudiantines culminant sur un ‘Gaudeamus igitur’ jubilatoire. 

Elisabeth Leonskaja et Franz Schubert, une longue histoire...

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Après ses études à Tbilissi et à Moscou, elle quitte l’Union soviétique en 1978 et s’installe à Vienne, la ville de Schubert, où plus de quarante ans après elle vit encore. Dès lors, Schubert devient son compagnon de route : elle clôture son premier récital au mythique Festival de Salzbourg avec la gigantesque Sonate D. 959 (qu’elle avait déjà gravée en URSS quand elle avait 25 ans), et son premier enregistrement d’artiste exilée est consacré à la Sonate D. 894. Dans les années 1990, elle nous a donné sept sonates du dernier Schubert (avec la Fantaisie Wanderer, les huit Impromptus, et le Quintette La Truite). Tous ces enregistrements sont bouleversants d’équilibre. Pur produit de l’école de piano soviétique qui lui a donné cette profondeur de son unique, on la dit timide et réservée. Le résultat est sublime de pudeur, de tendresse, sans aucune affectation ni sentimentalité. La douleur et la lumière mêlées, si caractéristiques des dernières œuvres de Schubert, sont rendues avec une bouleversante sincérité. Elisabeth Leonskaja ne s’embarrasse pas de spectaculaires contrastes dynamiques et émotionnels. Elle est comme face à un enfant éperdu de chagrin, auquel on ne peut faire croire que la vie n’est que cadeaux, mais que l’on peut consoler en s’adressant à son cœur meurtri avec toute l’affection dont on est capable.

Chansons anglaises par Carolyn Sampson

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The Contrast. English Poetry in Song. WILLIAM WALTON (1902-1983) : A Song for the Lord Mayor’s Table ; Three Façade Settings ; Ralph VAUGHAN WILLIAMS (1872-1958) : Trois chansons ; Frank BRIDGE (1879-1941) : Sept chansons ; Huw WATKINS (1976) : Five Larkin Songs ; Roger QUILTER (1877-1953) : Six chansons. Carolyn Sampson, soprano ; Joseph Middleton, piano. 2019. Livret en anglais, allemand et français. Textes des chansons en anglais. 81.06.  SACD BIS-2413.

A Genève, un Concertgebouworkest superbe 

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Chaque saison, outre sa prestigieuse série ‘Les Grands Interprètes’, l’Agence Caecilia organise deux ou trois concerts exceptionnels. Et en ce 10 février, elle a eu la main heureuse en invitant l’une des phalanges symphoniques les plus renommées que l’on entend rarement sous nos latitudes, le Concertgebouworkest d’Amsterdam sous la direction de l’un de ses chefs invités, Myung-Whun Chung.

Au programme, une seule grande œuvre, la Neuvième Symphonie en ré majeur de Gustav Mahler, la dernière achevée par le compositeur durant l’été de 1909 et créée par Bruno Walter et l’Orchestre Philharmonique de Vienne le 26 juin 1912. 

Les Prix Caecilia 2019 de l'Union de la Presse musicale belge

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Comme chaque année, l'Union de la presse musicale belge (UPMB) a décerné ses Prix Caecilia. Le prix de la Jeune musicienne de l'année, en partenariat avec Bozar, est décerné à la violoniste Sylvia Huang. La cérémonie s'est déroulée, le mardi 11 février, à La Monnaie.

L’objectif de cette association bilingue est d’établir entre ses membres et tous ceux qui
écrivent à propos de musique des relations d’entraide et de confraternité ainsi que d’intervenir, dans un esprit de conciliation, lors d’éventuels conflits, internes ou externes. En outre, l’Union se propose de soutenir et d’étendre l’effort des compositeurs et interprètes belges, tant en Belgique qu’à l’étranger. Elle désigne chaque année ses Prix Cecilia pour les meilleurs CD et DVD édités au cours de l’année écoulée, ainsi qu’un Prix du Jeune Musicien de l’Année (en collaboration avec Bozar Music) décerné alternativement, depuis 2008, à un musicien néerlandophone et à un musicien francophone, ce qui permet à tous de mieux connaître les nouveaux talents des deux communautés.

Patrice Lieberman, de Crescendo Magazine, est Président de l'UPMB. Le Jury des Prix Caecilia 2019 était composé de : Stephan Moens, De Morgen (Président du Jury) ; Roger Creyf, Klassiek-Centraal, ; Patrice Lieberman,  Crescendo ; Martine D. Mergeay, La Libre Belgique, Musiq3 ; Hans Reul, BRF ; Olivier Vrins, Crescendo.  

Caecilia 2019 - Lauréats