Beethoven : le violoncelle en trois temps

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Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827) : Intégrale des œuvres pour violoncelle et piano. Xenia JANKOVIC (violoncelle), Nenad LECIC (piano). DDD–2018–75’ 12 et 66’ 52’’–Textes de présentation en français, anglais et allemand–Calliope CAL 1858

Beethoven a composé ses cinq superbes Sonates pour violoncelle et piano à trois époques de sa vie : la première et la deuxième de 1796 à 1801 ; la troisième de 1807 à 1808 ;  la quatrième et la cinquième en 1815, c’est-à-dire qu’elles datent de sa dernière période de création, période dont les innombrables et vertigineuses arcanes, près de deux cents ans après sa mort, n’en finissent pas d’être explorées et d’être sans cesse redécouvertes.

Les écrits de Brian Ferneyhough

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Brian FERNEYHOUGH  (° 1943) : Univers parallèles. Contrechamps, 2018, 498 p.

D’une certaine manière, Brian Ferneyhough est l’intellectuel de la musique contemporaine. Fortement marqué par des philosophes tels que Theodor W. Adorno, Walter Benjamin et Gilles Deleuze, auxquels il se réfère souvent, il est connu pour s’être opposé aux mouvements esthétiques prônant la simplification de l’art musical (en particulier les minimalistes américains) et pour défendre le sérialisme, ainsi que l’illustrent ses propres œuvres, ses essais et les diverses interviews qu’il a accordées çà et là, depuis les années 1960. Et ainsi que l’illustrent également son enseignement, ses cours et ses séminaires dans des conservatoires et de grandes universités, aussi bien Europe occidentale qu’en Amérique du Nord : Oxford, Cambridge, Durham, Harvard…

Casse-Noisette par le Ballet de l’Opéra de Kiev

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Pour la première fois à Paris depuis sa dernière tournée en 1964 (cela fait 54 ans !), le Ballet de l’Opéra National de Kiev, également appelé l’Opéra National d’Ukraine, présente au Théâtre des Champs-Elysées l’un de ses spectacles phares : Casse-noisette de Tchaïkovski.

L’Opéra de Kiev, qui a fêté ses 150 ans, fut conçu en 1867 avec un ballet qui y était attaché. Une modeste troupe régionale au débuit, mais elle s’est progressivement professionnalisée pour devenir ce qu’on connaît aujourd’hui.

Quant à la troupe du ballet, c’est au début du XXe siècle qu’elle s’est réellement développée, en s’inspirant des danses occidentales et grâce à des figures de la danse ukrainienne, à l’image de Mikhail Mordkin (1880-1944), soliste des Ballets Russes.

Mélodies passionnées

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Kurt WEILL (1900-1950) : Les Sept Péchés capitaux. Marcus PAUS  (° 1979) :Chants de haine. Charles IVES (1874-1954) :Cinq mélodies–La Question sans réponse. Tora AUGESTAD (mezzo-soprano), Orchestre philharmonique d’Oslo, dir. : Joshua WEILERSTEIN et Christian EGGEN. DDD–2018–72’ 47’’–Texte de présentation en anglais–LAWO LWC1164

Deux concertos anglais pour violon par Ning Feng

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Edward ELGAR  (1857-1934) : Concerto pour violon et orchestre en si mineur op. 61. Gerald FINZI (1901-1956) : Concerto pour violon et orchestre. Ning FENG (violon), Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, dir. : Carlos Miguel PRIETO. DDD–2018–71’ 05’’–Textes de présentation en anglais et en allemand–Channel Classics CCS 40218

Han Bin Yoon, directeur artistique du Brussels Cello Festival

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Le violoncelliste américano-coréen Han Bin Yoon est le directeur artistique du Brussels Cello Festival, dont la première édition a eu lieu en octobre 2018. Pierre Fontenelle, Reporter de l’IMEP, s’est entretenu avec lui au sujet de son festival et ses prochaines éditions.

La première édition du Brussels Cello Festival s’est clôturée il y a 2 mois. Quelles conclusions tirez-vous de cette expérience -à quel point fut-ce un succès ?

Le succès de cette première édition du Brussels Cello Festival a dépassé toutes nos attentes ! Chaque soir, les salles étaient pleines d’un public enthousiaste. Après la ferveur suscitée par la 1ère édition consacrée au violoncelle du Concours Musical International Reine Elisabeth (CMIREB), il était clair que le public belge ne devrait pas attendre 4 longues années avant de revivre une telle « communion » musicale autour de cet instrument merveilleux. Nombreux sont ceux qui considèrent d’ailleurs déjà la création de notre festival comme un événement marquant dans l’histoire musicale belge. Les liens d’amitié qui se sont noués entre tous les violoncellistes au cours du festival m’ont confirmé son caractère unique et c’est un organisme qui doit grandir au cours des prochaines années. Nous sommes déjà en train d’organiser l’édition 2020 et nous nous en réjouissons !

La Sinfonietta de Leoš Janáček chez Universal Edition

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La collection des partitions d’études de la prestigieuse maison d’édition viennoise Universal s’enrichit d’un volume consacré à la Sinfonietta de Leoš Janáček, il s’agit de l’édition “de poche” du formidable travail mené par Jirí Zahrádka en 2017.

L’oeuvre est introduite par une passionnante étude qui la replace dans les compositions de Leoš Janáček et en analyse la genèse et l’originalité avec sa fanfare militaire de 13 cuivres qui doit jouer debout selon le souhait du compositeur. Ce texte est suivi d’une explication de la méthodologie de travail d’après les sources utilisées et une liste de ces sources. Il est toujours fascinant de suivre le travail d’archiviste méticuleux pour rétablir les moindres détails des chefs d’oeuvre avec parfois l’un ou l’autre petit aspect qui fut supprimé ou ajouté dans texte musical, que ce soit par Václav Sedláček, le copiste régulier du compositeur ou par les chefs d’orchestre comme Otto Klemperer qui donna la première exécution en Allemagne et qui suggéra des modifications au compositeur.

Une CENDRILLON à vous faire rêver

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Tandis que l’Orchestre Pasdeloup, remarquablement dirigé par le chef estonien Vello Pähn, nimbe d’une indicible tristesse l’Andante dolce qui sert d’introduction à Cendrillon, le ballet en trois actes que Sergey Prokofiev élabora entre 1940 et 1944, le spectateur découvre le décor habile de Petrika Ionesco consistant en une véranda délabrée avec quelques tabourets et une mauvaise copie de la Statue de la Liberté, jouxtant une imposante cheminée dont le rebord comporte nombre de pendules. Fichu grisâtre noué sur ses cheveux, revêtant des hardes usagées sous tablier à rayures selon les dessins d’Hanae Mori, la pauvre Cendrillon «rêve de robe blanche teintée d’un peu de rose… légèrement argentée, en ne songeant qu’à une chose : devenir une star ». C’est ce que déclarait, en octobre 1986, Rudolf Nureyev, à propos de sa conception chorégraphique.