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Paul van Nevel nous fait découvrir Simone de Bonefont

par https://kineticscripts.com/selskapsleker-voksne-damer-kongsvinger/

On ne présente plus Paul van Nevel, star mondiale de la musique ancienne auquel on doit un travail unique au monde sur le répertoire choral et tant de découvertes inattendues. Au pupitre de son Huelgas Ensemble, notre compatriote nous offre la redécouverte de la Messa pro Mortuis de Simone de Bonefont. Cet album Cyprès (Joker de Crescendo) est l’un des évènements du printemps ! Joint par téléphone, le musicien, toujours des plus dynamiques, répond à nos questions. 

On connaît fort peu de choses sur Simone de Bonefont, si ce n’est qu’il fut chanoine et chantre à la Cathédrale de Clermont-Ferrand. Comment avez-vous découvert ce compositeur ? 

J’effectuais des recherches sur des livres de choeurs à la Bibliothèque Nationale d’Autriche à Vienne. Je suis tombé sur un ouvrage de l’éditeur Nicolas du Chemin, publié à Paris, et qui présentait cette oeuvre de Simone de Bonefont. J’ai aussitôt fait quelques transcriptions de certaines parties de la Messe et j’ai été immédiatement séduit par le grand intérêt de cette musique, en particulier sa richesse polyphonique. J’ai ensuite attendu le bon moment pour la programmer et l’enregistrer ! 

Dans le livret de l’album, vous expliquez que cette oeuvre est “un chaînon important dans la tradition de la liturgie pour les morts, depuis Ockeghem jusqu’à Palestrina”. Pouvez-vous nous expliquer ce point de vue ? 

Nous connaissons d’autres messes des morts de cette époque, de celle composée par Johannes Ockeghem à celle écrite par Palestrina à la fin de la Renaissance. Nous devons aussi considérer les oeuvres de Jean Richafort avec son Requiem à six voix à la mémoire de Josquin Des Prés et le Requiem à quatre voix de Pierre de Manchicourt. Mais finalement, il n’y a pas tant de messes des morts. Ainsi, ni Josquin Des Prés, ni Antoine Brumel n’en n’ont composé. Dans ce contexte, l’oeuvre de Simone de Bonefont se détache par son originalité. Certes, il utilise le plainchant, mais il le cantonne à la première voix, ce qui est unique et donne un effet inattendu.  

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Luigi Bassi (1833-1871) : Fantasia da Concerto ; Donation Lovreglio (1841-1907) : Fantasia da Concerto ; Pietro Mascagni (1863-1945) : Cavaliera Rusticana ; Giacomo Puccini (1858-1924) : I Crisantemi ; Amilcare Ponchielli (1834-1886) : Il Convegno ; Michele Magnani (né en 1966) : Verdania ; Nunzio Ortolano (né en 1967) : Clarinetti all’Opera. Calogero Palermo, Philippe Cuper et Jean-Luc Votano, solistes ; IMEP Namur Clarinet Choir. 2018. Livret en français et anglais. 75’25. Cyprès IMEP01. CYP2625

Still Schubert, musiques de l’esprit 

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Franz Schubert (1797-1828) : quatuor à cordes D.810 “Der Tod und das Mädchen” ; Franz Schubert (1797-1828) / Jean-Luc Fafchamps (né en 1960) : Erster Verlust, Dass sie hier gewesen, Gretchen am Spinnrade, Du Bist die Ruh, Abendstern, Nur wer die Sehnsucht kennt, Wandrers Nachtlied. Quatuor Alfama, Albane Carrère, mezzo-soprano. 2017 et 2018-Livret en français et anglais-58’42-Cyprès CYP 4653

Rencontre avec Kaija Saariaho et Jean-Baptiste Barrière

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27 mai 2019, Maison des Musiques à Bruxelles. Le pluriel est de mise. Ce n’est, en effet, pas un, mais deux compositeurs que je m’apprête à rencontrer. Figure de proue de la musique spectrale depuis le milieu des années 1980, elle est sans doute la compositrice la plus en vue actuellement sur la scène internationale. Lui règne en maître sur le monde esthétique des « concerts visuels ». L’Histoire de la musique offre peu d’exemples de couples de compositeurs dont l’art et les talents s’épanouissent de manière harmonieuse au contact l’un de l’autre. Mais eux font exception.

Kaija Saariaho est née en 1952. Enfant, déjà, la musique se bousculait dans sa tête. Pensant qu’elle sortait de son oreiller, elle demandait à sa mère de l’éteindre. De 1976 à 1981, elle étudie la composition avec Paavo Heininen -un ancien élève de Bernt Aloïs Zimmermann- à l’Académie Sibelius d’Helsinki. Dès 1977, elle fonde « Korvat auki » (« Ouvrez vos oreilles ») avec Magnus Lindberg, Jouni Kaipainen, Esa-Pekka Salonen et d’autres compositeurs, musiciens et musicologues finlandais, en vue de jouer et rendre publique leur propre musique, mais aussi d’ouvrir la Finlande aux avant-gardes musicales et européennes et de contrer le conservatisme ambiant de la vie musicale finlandaise à cette époque. En 1980, elle suit les cours d’été de Darmstadt où elle rencontre Tristan Murail et Gérard Grisey et connaît sa première expérience de la musique spectrale. En 1981, elle s’installe à Paris. De 1981 à 1983, elle étudie la composition auprès de Klaus Huber et de Brian Ferneyhough à la Musikhochschule de Fribourg-en-Brisgau.

Jean-Baptiste Barrière est né en 1958 à Paris. Il étudie la musique, la philosophie et la logique. De 1981 à 1998, il occupe différentes fonctions en qualité de chercheur et de compositeur à l’Ircam. Il y assiste, entre autres, Morton Subotnick, Gérard Grisey, Jonathan Harvey et Harrison Birtwistle dans la réalisation de leurs œuvres. En janvier 1982, alors qu’il est responsable d’un stage d’Informatique musicale, il accueille dans sa classe Kaija Saariaho. Ils se marient deux ans plus tard. Depuis 1998, Barrière se consacre à sa pratique artistique, principalement centrée sur les interactions entre musique et image, et réalise des « concerts visuels » autour de sa propre musique et des œuvres de son épouse -il a notamment imaginé et réalisé la partie visuelle de l’opéra L’Amour de loin présenté à Berlin et au Théâtre du Châtelet en mars 2006. Il conçoit également des montages visuels pour L’Enfant et les Sortilèges de Ravel (Orchestre Symphonique de Montréal, dir. Kent Nagano), Saint François d’Assise de Messiaen (Orchestre Philharmonique de Radio France, dir. Myung Whun Chung) et Wozzek de Berg (Royal Festival Hall de Londres, Philharmonia Orchestra, dir. Esa-Pekka Salonen). On lui doit également le CD-Rom Prisma, consacré à l’univers musical de sa femme (lauréat en 2000 du Grand Prix Multimédia de l’Académie Charles Cros).

Kaija Saariaho et Jean-Baptiste Barrière nous ont donc reçu, avec une extrême amabilité, le 27 mars dernier, suite à la parution chez Cypres du très beau coffret Ekstatis – commenté par ailleurs sur ce site.

« EKSTASIS »

par

Kaija SAARIAHO (née en 1952) : Nocturne pour violon seul – NoaNoa pour flûte et électronique – Lonh pour voix et électronique. Jean-Baptiste BARRIÈRE (né en 1958) : Crossing the Blind Forest pour flûte basse, piccolo et électronique – Violance pour violon, voix d’enfant et électronique – Ekstasis pour voix et électronique. Aliisa Neige BARRIÈRE, violon ; Camilla HOITENGA, flûtes ; Raphaële KENNEDY, voix. 2019-CD-76'58"-Blu-ray-127'28"-HD 1080 25p 16/9 couleur, stereo PCM/5.1 surround-textes et sous-titres en français et anglais-Cypres CYP2624.

Stéphane Ginsburgh, pianiste des défis

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Stéphane Ginsburgh est un pianiste qui aime les défis. Il joue régulièrement Morton Feldman et Frederic Rzewski, enregistre l'intégrale des sonates de Prokofiev (Cyprès) et se prépare à affronter, avec son compère Wilhem Latchoumia, l'imposante "Mantra" de Stockhausen pour le festival Ars Musica. Crescendo-Magazine rencontre l'un des artistes les plus épatants et indispensables de la scène belge.

Les concertos de Benoît Mernier

par

Benoît MERNIER
(° 1964)
La Grâce exilée
Lorenzo GATTO (violon), David LIVELY (piano), Orchestre national de Belgique, dir. : Andrey BOREYKO ; Orchestre philharmonique royal de Liège, dir. : Paul DANIEL ; Orchestre national de Montpellier Langeudoc-Roussillon, dir. : Ernest Martinez IZQUIERDO
2016-DDD–61’ 24’’–Texte de présentation en français et en anglais–Cypres CYP4644

Huis clos lyrique

par

Philippe BOESMANS (°1936)
Au monde
Frode OLSEN (basse), Werner VAN MECHELEN (baryton basse), Stéphane DEGOUT (baryton), Yann BEURON (ténor), Charlotte HELLEKANT (mezzo-soprano), Patricia PETITBON (soprano), Fflur WYN (soprano), Ruth OLAIZOLA (comédienne), Orchestre symphonique de la Monnaie, dir. : Patrick DAVIN
2015–DDD–69’ 44’’ et 44’ 57’’– Texte de présentation en français, néerlandais et anglais–Cypres CYP 4643

Hommage au tango

par

José van Dam meets Carlos Gardel (1890-1935)
José van Dam (baryton-basse), Jean-Philippe Collard-Neven (piano), Jean-Louis Rassinfosse (contrebasse)
2014-DDD-58’41-Textes de présentation en français et anglais- Cyprès CYP 1671