Les nominés 2025 des International Classical Music Awards

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Les International Classical Music Awards (ICMA) ont annoncé aujourd'hui les nominations pour leurs prix 2025, qui récompensent les meilleurs musiciens et enregistrements classiques. Parmi les nominations figurent de nombreux solistes, ensembles, chefs d'orchestre et orchestres de renom, ainsi qu'un grand nombre de jeunes musiciens, dont beaucoup sont nommés pour la première fois.

Au total, 374 productions audio et vidéo publiées par 117 labels d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord ont été nominées. Pour consulter la liste, il suffit de cliquer sur le bouton « Nominations », qui vous conduira à des listes triées par labels ou par catégories.

Pour être nommée, une production doit être proposée par au moins deux membres du jury. Les labels les plus nominés sont Alpha, Harmonia Mundi, Naxos et Pentatone.

Triomphal Requiem de Verdi à Bruxelles

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Ambiance des grands soirs au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles avec ce Requiem de Verdi joué à guichets fermés pour 2 concerts. Il faut dire que le programme de cette soirée enfilait les satisfactions : un tube adoré du public, des forces musicales de La Monnaie sous la direction d’Alain Altinoglu dont on sait que c’est l’un des tandems artistiques majeurs de notre temps et une distribution de très haut vol avec en prime Marie-Nicole Lemieux, adorée à Bruxelles depuis son triomphe au Concours Reine Elisabeth  2000.

Lucie de Lammermoor à Bergame en 2023 : un spectacle sinistre 

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Gaetano Donizetti (1797-1848) : Lucie de Lammermoor, opéra en trois actes. Caterina Sala (Lucie), Vito Priante (Henri Ashton), Patrick Kabongo (Edgard Ravenswood), Julien Henric (Sir Arthur), David Astorga (Gilbert), Roberto Lorenzi (Raimond) ; Coro dell’Accademia Teatro alla Scala ; Orchestra Gli Originali, direction Pierre Dumoussaud. 2023. Notice et synopsis en italien et en anglais. Sous-titres en italien, en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 132’. Un DVD Dynamic 38030. Existe aussi en Blu Ray.

Caroline Potter à propos de Pierre Boulez, facettes d'un lion écorché dans le foisonnement intellectuel de ses jeunes années

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La musicologue Caroline Potter fait paraître un livre tant magistral qu'essentiel pour notre connaissance de Pierre Boulez :  Pierre Boulez: Organised Delirium aux éditions britanniques Boydell & Brewer. Ce livre passionnant nous plonge dans les jeunes années d’un Pierre Boulez étudiant au Conservatoire de Paris, mais cet ouvrage ne se cantonne pas à une simple biographie, il nous immerge dans le tourbillon du contexte artistique bouillonnant. On découvre ainsi des influences, passées jusqu’à ici inaperçues dans la construction intellectuelle du jeune homme, énergique et tempétueux comme un lion écorché.  

Votre livre se concentre sur les jeunes années de Pierre Boulez quand il était un jeune homme turbulent, dans le Paris d'après-guerre, et sur ses premières œuvres. Qu'est-ce qui vous a amenée à consacrer un ouvrage spécifiquement à Boulez et à cette période ?

Je peux faire remonter cette idée à un moment précis : le 6 octobre 2013 à Londres, Tamara Stefanovich a donné un récital de piano avec la monumentale Deuxième Sonate de Boulez (1948). C'était une performance extraordinaire. Ce qui m’a surtout frappée, c’est la force émotionnelle et déchirante de la sonate de Boulez et son impact bouleversant sur moi. Je me demandais déjà pourquoi ce que je connaissais de la littérature sur Boulez ne parlait pas de ce genre de réaction émotionnelle. Je n’ai jamais compris pourquoi on considère Boulez comme un compositeur cérébral et froid et à ce moment-là, je savais que j’avais quelque chose à dire sur sa musique et que j’écrirais un jour à ce sujet. 

Pourquoi cette période? Boulez n’était pas du tout un enfant prodige en musique, mais il est devenu le compositeur qu’on connaît étonnamment vite -la première œuvre qu’il reconnaît, Notations pour piano, date de 1945 et en 1946, il a écrit la première version du Visage nuptial. Et je montre que les idées qu’il a conçues durant cette période sont restées importantes tout au long de sa carrière de compositeur.

 Les Millésimes 2024 de Crescendo Magazine 

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rescendo Magazine est heureux de vous présenter la sélection de ses Millésimes 2024. Un panorama en 13 albums et DVD qui vous propose le meilleur du meilleur des parutions. 

Pour ce cru 2024 des Millésimes de Crescendo Magazine, la rédaction vous présente un nouveau prix consacré à la mise en œuvre de l’art des compositrices. Ce Millesime Matrimoine ambitionne de mettre en avant une initiative qu’elle soit déclinée en phonographe, livre, partition, série de concerts… Ce premier Millésime récompense un album CPO consacré à la compositrice Johanna Senfter par le Else Ensemble, une redécouverte importante.

Le Millésime “enregistrement de l’année” récompense le coffret Erato en hommage à l’art de la grande Catherine Collard. Ce coffret qui présente l’intégralité des albums de la grande musicienne pour les labels Erato, EMI et Virgin, remet enfin à disposition des enregistrements incontournables comme ses gravures dédiées à Robert Schumann.

La scène musicale belge est représentée par deux parutions majeures des ensembles Het Collectief (Messiaen/Murail chez Alpha) et Clematis (David Pohle chez Ricercar). Du côté de la musique de notre temps, rendez-vous outre atlantique avec un opéra majeur de l'infatigable John Adams (Nonesuch)  et les partitions évocatrices de Margaret Brouwer une compositrice à découvrir d’urgence (Naxos) magnifiée par la grande Marin Alsop.  

Ces Millésimes mettent aussi en avant des découvertes comme l’opéra occitan Daphnis et Alcimadure de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (Ligia), des relectures magistrales des chefs d’oeuvres à l’image de Schumann par le pianiste Sergey Tani (Prospero) ou Purcell en perspective par Jean-Luc Ho au clavecin (Musica Ficta). 

Cette année 2024 marque les anniversaires Gabriel Fauré et Bedřich Smetana. Du premier, saluons l’album que lui a consacré la pianiste Aline Piboule (Harmonia Mundi) et du second, réjouissons de l’interprétation du cycle intégral de Ma Patrie par Semyon Bychkov et l’Orchestre philharmonique tchèque (Pentatone).  

Les parutions phonographiques se plaisent à proposer des confrontations éditoriales et celle qui place en relief à l’orgue Jean-Sébastien Bach et Trevor Grahl (Cobra Records) est fabuleuse. 

Enfin, même si les partitions en DVD se font de plus en plus rares, il ne faut pas manquer le DVD Bel Air qui propose Platée de Rameau dans le cadre de l’Opéra Garnier. 

Cette sélection n'est bien sûr qu’une fenêtre éditoriale sur les parutions qui, en dépit des difficultés du marché et de la baisse d’intérêt certain pour les parutions, ne cessent de nous parvenir. Crescendo Magazine est heureux de continuer à proposer des centaines de critiques de parutions  par an, qu’elles soient aux formats physiques, numériques ou vidéo.

Lecture à fort contraste des madrigaux italiens de Schütz

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Heinrich Schütz (1585-1672) : Il Primo Libro de Madrigali SWV 1-19. Les Arts Florissants, dir. Paul Agnew. Miriam Allan, Hannah Morrison, soprano. Mathilde Ortscheidt, Nicolas Kuntzelmann, alto. Paul Agnew, Sean Clayton, ténor. Jonathan Sells, Anicet Castel, basse. Livret en français, anglais, allemand. Texte des paroles en italien, traduction trilingue.  2022.  60’54’’. Harmonia Mundi HAF 8905374