Krzysztof Penderecki (1933-2020) : Trio à cordes ; Quatuor pour clarinette et trio à cordes ; Quatuors pour cordes n° 3 et 4. Karol Szymanowski (1882-1937) : Quatuors à cordes n° 1 op. 37 et n° 2 op. 56. Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Quatuor à cordes n° 4. Henryk Mikolaj Górecki (1933-2010) : Quatuors à cordes n° 1 ’C’est déjà le crépuscule’ op. 62, n° 2 ‘Quasi una fantasia’ op. 64 et n° 3 ‘…ils chantent des chansons’ op. 67. PawełŁukaszewski(°1968) : Quatuors à cordes n° 1 à 4 ; Quintettes à clavier n° 1 et 2. Quatuor Dafo. 1999, 2000, 2010, 2016 et 2023. Notice en polonais et en anglais. 297’ 30’’. Un coffret de cinq CD Dux 2040-2044.
Benjamin Britten (1913-1976) : Concerto pour violon, Op. 15 ; Reveille (étude de concert pour violon avec accompagnement de piano) ; Suite pour violon et piano, Op. 6 ; Deux pièces pour violon, alto et piano. Isabelle Faust, violon ; Alexander Melnikov, piano ; Boris Faust, alto ; Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, direction : Jakub Hrůša. 2024. Textes de présentation en français, anglais et allemand. 64’57’’. Harmonia mundi HM 902668
Vytautas Bacevičius (1905-1970) : Concertos pour piano et orchestre n° 1 « sur des thèmes lituaniens » op. 12, et n° 2 op. 17 ; Symphonie n° 3 op. 33. Orchestre symphonique national de Lituanie, direction Christopher Lyndon-Gee. 2021. Notice en anglais. 74’ 38’’. Un CD Naxos 8.574414.
Giuseppe Verdi (1813-1901) : Aïda, opéra en quatre actes. Elena Stikhina (Aïda), Francesco Meli (Radamès), Agnieszka Rehlis (Amneris), Ludovic Tézier (Amonasro), Solomon Howard (Ramfis), Insung Sim (Le roi d’Egypte), Andrés Presno (Le messager) ; Chœurs et Orchestre du Royal Opera House, direction Sir Antonio Pappano. 2022. Pas de notice, mais synopsis en anglais et chapitrage. Sous-titres en anglais, en français, en allemand, en italien, en japonais et en coréen. 167’ (dont 10’ de bonus). Un DVD Opus Arte 0A1383D. Aussi disponible en Blu Ray.
Joy & Assymetry. Einojuhani Rautavaara (1928-2016) : Die erste Elegie ; Unsere Liebe ; Ave Maria ; Elämän kirja (Un Livre de vie). Kalevi Aho (°1949) : Kolme laulua Mawlana Rumin runoihin (Trois chants sur des poèmes de Rumi) ; Ilo ja epäsymmetria (Joy and Asymmetry). Chœur de chambre d’Helsinki, direction Nils Schweckendiek. 2021/22. Notice en anglais, en finnois, en allemand et en français. Textes en langue originale, avec traduction anglaise. 68’ 27’’. BIS-2692.
Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Cantates de jeunesse : Christ lag in Todes Banden BWV 4 ; Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit BWV 106 (Actus Tragicus) ; Nach dir, Herr, verlanget mich BWV 150 ; Chorals pour orgue BWV 718, 742 et 1107. Johann Kuhnau (1660-1722) : CantateChrist lag in Todesbanden. Miriam Allan, soprano ; Maarten Engeltjes, contreténor ; Thomas Hobbs, ténor, Edward Grint, basse ; Benjamin Alard, orgue ; Les Arts Florissants, direction Paul Agnew. 2022. Notice en français, en anglais et en allemand. Textes des cantates inclus, avec traductions française et anglaise. 73’ 16’’. Harmonia Mundi HAF 8905364.
Antonín Dvořák (1841-1904) : Symphonie n°8 en sol majeur, Op.88 ; La Colombe, Op.110 ; Bedřich Smetana (1824-1884) : Ouverture de l'opéra Libuše. Czech Philharmonic Orchestra, direction : Václav Neumann. 1984 et 1988. Livret en allemand, anglais et français. 64’29’’. Audite 97.832
Leoš Janáček (1854-1928) : Katya Kabanova, opéra en trois actes. Amanda Majeski (Katya), Simon O’Neill (Boris), Katarina Dalayman (Kabanicha), Andrew Staples (Tichon), Ladislav Elgr (Kudryash), Magdalena Kožená (Varvara), Pavlo Hunka (Dikoy) ; London Symphony Chorus and Orchestra, direction Sir Simon Rattle. 2023. Notice en anglais, en français et en allemand. Livret complet avec traduction anglaise. 99’ 26’’. Un coffret de deux CD LSO Live LS00889.
Les Rencontres musicales de Vézelay, événement incontournable de la fin d’été pour les amateurs de musique vocale, se sont distinguées cette année par la qualité exceptionnelle des chœurs invités. Chaque ensemble offre une expérience unique, marquant une victoire éclatante de la programmation par son originalité et son inventivité.
Programmes audacieux et envoûtants
Les concerts, véritables pépites musicales, ont proposé des programmes aussi audacieux qu’envoûtants. La Cappella Amsterdam dirigée par Daniel Reuss réunit deux compositeurs à 400 ans de distance dans un dialogue saisissant entre Lassus et Pärt. Ensuite, L’Escadron Volant de la Reine propose « Passion de Vienne à Venise », dans une curieuse association d’œuvres de Ziani et Vivaldi. L’Ensemble Irinia transporté l'auditoire dans un autre monde avec l’« Écho du dernier Schisme », qui suit le fil de l’histoire en musique, tandis que Les Métaboles et l’Orchestre symphonique de Strasbourg ont brillamment mêlé des œuvres rarement jouées de Brahms, Bruckner et Stravinsky. Enfin, Vox Luminis a célébré Bach et Zelenka, avec une joie inattendue pour cet ensemble réputé dans leurs interprétations d’œuvres plus recueillies et intériorisées, clôturant en beauté cette série estivale qui restera gravée dans le mémoire de ceux qui ont pu y assister.
Comme l’a souligné le musicologue Nicolas Dufetel lors d’une mise en oreille, les concerts du soir suivent une progression spirituelle rappelant la semaine sainte, débutant avec les Vêpres de la Vierge de Monteverdi interprétées par La Cappella Mediterranea et le Chœur de Chambre de Namur (concert non assisté), en passant par la Pénitence et des messes, pour culminer dans l'exubérance jubilatoire de la Résurrection.
Cappella Amsterdam, la splendeur chorale à l’état pur
Ces soirées nous ont régalés par une qualité chorale superlative. La pureté des ensembles, l’homogénéité et la mélodiosité des voix, la douceur alliée à une acuité remarquable, la force du récit, une précision d’interprétation, et bien d’autres qualités ont fait de chaque concert un moment de grâce.
Parmi ces ensembles, Cappella Amsterdam, sous la direction de Daniel Reuss, a véritablement fait sensation le vendredi 23 août avec le concert intitulé « Pénitence ». La précision de leurs gestes, comparable à celle d’un orfèvre, tire le meilleur des choristes pour produire un timbre d’une homogénéité exceptionnelle. De plus, l’équilibre parfait entre les différentes parties crée l’illusion d’un seul chanteur, notamment dans les formules répétitives d’Arvo Pärt dans Kanon Pokajanen (Canons de Repentance). Ils incarnent ainsi littéralement l’expression « à l’unisson » ! Ils expriment une puissance spirituelle saisissante, même dans le triple piano, et explorent la complexité polyphonique de Lassus (Domine, ne in furore tuo arguas me, Psalmus Primus Pœnitentialis et Beati, quorum remissae sunt iniquitates, Psalmus Secundus Pœnitentialis) avec une facilité déconcertante. La droiture de leur projection, d’un naturel surprenant, semble s’adresser directement aux cieux. C’est l’expression de la splendeur polyphonique et chorale à l’état pur. Le programme est conçu de manière à faire ressentir une montée d’adrénaline progressive vers un climax éblouissant. En bref, il s’agit d’une véritable leçon de chant choral, tant sur le plan musical qu’émotionnel.