Joseph Anton Steffan (1726-1797) : Cinq Sonates, en sol mineur, sol majeur, ut mineur, si bémol majeur. Mitzi Meyerson, clavecin. Livret en anglais, français, allemand. Août 2019. TT 79’29. Glossa GCD 921810
Franz Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonies n° 6 en ré majeur « Le Matin », n° 7 en do majeur « Le Midi » et n° 8 en sol majeur « Le Soir » Hob. I :6 à 8. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sérénade n° 6 en ré majeur K. 239 « Serenata notturna ». Il Giardino Armonico, direction Giovanni Antonini. 2019. Notice en anglais, en français et en allemand. 78.36. Alpha 686.
Alfonso X El Sabio (1221-1284) : Cantigas de Santa Maria 18, 29, 41/119, 76, 99, 105, 132, 139/183, 159, 166, 167, 173, 189, 192, 193, 205, 212/12, 265, 339. Carles Magraner, Capella de Ministrers. Livret en espagnol, valencien, anglais ; paroles des chants en langue originale et traduction trilingue. Enrgmts 2003-2018, rééd. 2021. TT 67’53. CdM 2150
Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Die tote Stadt. Mise en scène : Simon Stone, décors : Ralph Myers, Costumes : Mel Page, Lumières : Roland Erdrich. Jonas Kaufmann, Paul ; Marlis Petersen, Marietta/Die Erscheinung Mariens ; Andrzej Filonczyk, Franz / Fritz ; Jennifer Johnston, Brigitta ; Mirjam Mesak, Juliette. Chor der Bayerischen Staatsoper, Stellario Fagone ; Bayerisches Staatsorchester, Kirill Petrenko. 2019. Chanté en allemand. Sous-titres en : allemand, anglais, français, japonais et coréen. Format image : HD / NTSC 16:9. Format don : PCM Stéréo et DTS5.1. 143’. Livret en allemand et anglais. 2 DVDs Bayerische Staatsoper Recordings. BSOREC 1001.
L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo se produit dans le cadre de ses traditionnels concerts estivaux donnés la Cour d'Honneur du Palais Princier. Les deux derniers concerts de la saison avec l'O.P.M.C. étaient placés sous la direction de Kazuki Yamada, le directeur musical et artistique de la phalange monégasque.
Le 1er août, le public a eu le bonheur de retrouver le violoniste Sergey Khachatryan dans le Concerto pour violon de Sibelius. Khachatryan est un musicien intègre et s'il s'était fait un peu plus rare ces dernières années, il n’en reste pas moins l’un des meilleurs violonistes actuels. Son interprétation du Concerto de Sibelius était phénoménale, tel un volcan dans un glacier : sonorité superbe, technique incroyable, musicalité, intensité, lyrisme, poésie tout y était. C'était beau, profond et transcendant. Après une ovation enflammée, il donne en bis une pièce poignante pour violon solo de musique arménienne.
Cette moisson estivale de Breitkopf & Härtel nous apporte quelques belles partitions à commencer par la nouvelle édition de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler.
Gustav Mahler (1860–1911) : Symphonie n°3 (version finale 1906). Édition sous la direction de Christian Rudolf Riedel. Breitkopf & Härtel. PB 5633. ISMN : 979-0-004-21530-2.
Après les Symphonies n°1 et n°4, l’édition Mahler de Breitkopf & Härtel nous propose la Symphonie n°3. Ce travail s’appuie sur de nombreuses sources éditoriales, à commencer par les partitions des premières éditions ainsi que les matériels des exécutions historiques sous les baguettes des pionniers mahleriens qui avaient pu recevoir des conseils directement du compositeur et les annoter précieusement sur leurs partitions. C’est un véritable tour du monde des sources qui a permis de récolter un large panel de documents. Ce travail éditorial réalisé sous la direction de Christian Rudolf Riedel complète utilement ceux de la Kritische Gesamtausgabe de 1974 qui faisait référence. On salue cette somme de connaissance d’envergure utile pour notre appréciation de cette partition qui reste l’un des monuments du répertoire symphonique. Cette nouvelle édition propose tous les compléments requis : préface, introduction, liste des sources et appareils critiques.
Le Centre de Musique Baroque de Versailles est toujours des plus actifs sur le terrain des éditions et la présente livraison nous apporte son lot de belles réalisations éditoriales au bénéfice du patrimoine musical français de l’époque baroque.
Michel-Richard de Lalande, Dominus regnavit [S.65/i]. première version, 1704. ISMN 979-0-56016-307-9
Compositeur majeur de la fin du règne de Louis XIV, Michel-Richard de Lalande (1657-1726) était un organiste de grande réputation, titulaire de plusieurs tribunes parisiennes. Il fut le maître de clavecin des filles légitimées de Louis XIV, avant d’intégrer la Musique du Roi en 1683. Il est le compositeur de ballets, mascarades, musiques de scène et divertissements de Cour, ainsi que des célèbres Symphonies pour les soupers du Roi.
Le Centre de Musique Baroque de Versailles publie la première version connue du Dominus regnavit, l’un des grands motets de son auteur. Composé en 1704, il est aussi l’un des trois motets de Lalande les plus joués au Concert Spirituel, avec au moins 47 exécutions entre 1725 et 1770.
Beethoven 1802, A l’espérance. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Variations « Eroica » en mi bémol majeur op. 35 ; Sept Bagatelles op. 33 ; Sonate en ré mineur n° 17 op. 31 n° 2 « La Tempête » ; Six Variations en fa majeur op. 34. Jonas Vitaud, piano. 2020. Notice en français et en anglais. 81.00. Mirare MIR562.
Johann Krieger (1652-1735) : Sechs Musicalische Partien. Tatjana Vorobjova, clavecin. Livret en anglais, français, allemand. Août 2020. TT 77’06. MDG 921 2204-6
Crescendo Magazine rencontre le violoniste Alexander Sitkovetsky à l’occasion de la parution d’un album Bis qui confronte le Trio de Maurice Ravel et le Trio n°2 de Camille Saint-Saëns. Cette parution est accompagnée d’un trailer innovant sous forme de dessin animé qui nous plonge dans l’univers de la Belle époque.
Votre nouvel album propose le Trio de Maurice Ravel et le Trio n° 2 de Camille Saint-Saëns. Pourquoi un tel choix ?
Nous nous étions lancés dans un projet d'enregistrement de l'intégrale des trios avec piano de Beethoven (le volume 1 est sorti en avril 2020), mais nous ne voulions pas les faire tous en même temps, alors nous avons fait un plan pour diviser chacun des enregistrements de Beethoven par quelque chose de complètement différent. Nous avons pensé que cette alternance nous serait positive en tant qu’ensemble de chambre. Nous souhaitions ne pas nous immerger complètement dans un seul compositeur pour les 3 à 5 prochaines années mais être capable de garder nos esprits frais avec beaucoup de répertoires différents. Nous jouions les trios de Ravel et de Saint-Saëns depuis plusieurs années déjà et nous les avions associés à plusieurs reprises dans le même programme de concert. Ils vont très bien ensemble et nous avons pensé que ce serait un ajout idéal pour un enregistrement..
Cette année, nous célébrons le centenaire de la mort de Camille Saint-Saëns, que représente ce compositeur pour vous ?
Il me semble que Saint-Saëns s'est senti un peu délaissé et isolé de ses collègues musiciens en vieillissant. La musique et l'art en général évoluaient à un rythme effréné vers la fin du XIXe siècle et Saint-Saëns ne voulait pas suivre le courant. Je pense que c'est un compositeur merveilleux qui était un maître fantastique de son art et c'est une honte qu'il soit toujours un peu sous-estimé.
Existe-t-il un " son français " pour rendre le style de ces œuvres ? Si oui, quelles en seraient les caractéristiques ?
Je ne crois pas vraiment qu'il existe un son français, ou allemand, ou russe. Il y a le "son" qui convient à la musique. Il est important de savoir que, bien que les trios de Saint-Saëns et de Ravel n'aient été écrits, de façon surprenante, qu'à vingt-deux ans d'intervalle, ils appartiennent à des univers sonores complètement différents et il serait complètement contre-productif et contraire aux intérêts de la musique de rechercher un son "français" unifié pour ces deux œuvres. L'intérêt pour l'interprète, c'est de découvrir le bon type de tonalité, qui correspond le mieux aux intentions du compositeur. Ravel a peint de si belles couleurs dans sa musique, à la fois lucides et transparentes, et incroyablement brillantes, riches et exubérantes, tandis que Saint-Saëns a une texture unique dans sa musique, probablement due au fait qu'il était joueur d'orgue, ce qui exige un type de son complètement différent.