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L’artiste du XXIe siècle peut-il être hors connexion ?

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Les réseaux sociaux ont pris dans le monde de la musique classique une part non négligeable pour soutenir une visibilité et entretenir une notoriété. Mais un cas particulier est intéressant car complètement à rebours des pratiques en vogue : Kirill Petrenko, directeur musical désigné de l’Orchestre Philharmonique de Berlin. En effet, le chef russe est arrivé au pupitre de la philharmonie par des chemins détournés. Loin des Karajan ou Abbado, rois des marchés du disque et stars mondiales de la musique classique ou d’un Simon Rattle parangon des projets communautaires et pédagogiques, Petrenko a fait une carrière prestigieuse à l’ancienne mais sans les attributs de la star de la musique classique. Il a gravi pas à pas les marches du métier en se concentrant sur l’opéra, parvenant jusqu’à la direction de l’Opéra de Bavière à Munich. Son legs discographique officiel (on trouve sur Youtube une belle quantité d’enregistrements de concerts piratés sans vergogne !) se limite à un coffret d’oeuvres de Josef Suk enregistrées lors de son passage au pupitre de l’Orchestre du Komische Oper Berlin pour le valeureux mais modeste label allemand CPO. De plus, il fuit toutes les interviews et il est volontairement absent des réseaux sociaux !

Javier Perianes, artiste de l'année

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Sur la scène musicale d’aujourd’hui, le pianiste Javier Perianes est devenu, à 40 ans, l'interprète espagnol le plus célèbre. Son agenda se décline naturellement sur les meilleures scènes et dans les festivals internationaux où il se produit en récital ou en concert, et en tournée avec des orchestres et des chefs de renom. Pour sa carrière ponctuée de succès, il est Artiste de l'année 2019 des International Classical Music Awards (ICMA). Justo Romero l’a rencontré pour Scherzo, le membre espagnol du jury.

Il y a plus de vingt ans, quand vous étiez encore un jeune pianiste prometteur, vous assuriez que vous ne rêviez pas de devenir un pianiste acclamé et reconnu. Maintenant que le "no dream" s'est réalisé et qu’au fil de tant d’événements et de succès, votre carrière de concertiste est bien établie, êtes-vous toujours du même avis ?

Oui, je maintiens ma réponse de l'époque. Mon but est de profiter de la musique, de chacun des projets auxquels j'ai l'occasion de m’atteler, ainsi que de ma famille et de mon environnement. Beaucoup de choses se sont passées pendant toutes ces années, mais je crois que je n'ai perdu ni la curiosité ni la passion pour ce que j'ai la chance de faire.

Barenboïm et Schubert : une leçon de vie et de musique

par site de rencontre avec femme de l'est

Franz Schubert (1797-1828)
Sonate pour piano n°9 en mi bémol majeur, op. 122, D 568 – Sonate pour piano n°16 en la mineur, op. 143, D 784 – Sonate pour piano n° 19 en re majeur, op. 53, D 850
Daniel Barenboïm, piano
En plus d’être au profit des étudiants en Syrie qui subissent chaque jour les atrocités de la guerre, le concert de Daniel Barenboïm fut tout simplement une grande leçon de musique.

Les Festtage de Berlin

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Staatsoper Berlin
TANNHÄUSER
Musikalische Leitung: Daniel Barenboim
Inszenierung: Sasha Waltz
Bühnenbild: Pia Maier Schriever, Sasha Waltz
Kostüme: Bernd Skodzig
Licht: David Finn © Bernd Uhlig

Un Tannhäuser dansant.
En 1996, le Staatsoper Unter den Linden de Berlin organisait son premier festival de Pâques autour des opéras de Wagner. Daniel Barenboim en était l’inspirateur et il a, depuis, apposé sa griffe sur les « Festtage » comme chef d’orchestre (opéras et concerts) et comme pianiste et il est considéré comme le « Spiritus rector » du festival. L’édition 2014 (du 11 au 20 avril) présentait au Schiller Theater (lieu alternatif pendant la renovation du théâtre Unter den Linden) une nouvelle production de Tannhäuser (Wagner) et une représentation de Simon Boccanegra, célébrant le 200e anniversaire de Verdi. Daniel Barenboim y dirigeait aussi des concerts avec le Wiener Philharmoniker et la Staatskapelle Berlin et jouait en duo avec Martha Argerich .