Mots-clé : Daniel Harding

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour violon en ré majeur, Op.61 ; Alban Berg (1885-1935) : Concerto pour violon à la mémoire d’un Ange ; Béla Bartók (1881-1945) : Concertos pour violon n°1 Sz 36 et n°2 Sz 112. Frank Peter-Zimmermann, violon ;  Berliner Philharmoniker :  Alan Gilbert, Daniel Harding, Kirill Petrenko. 2016-2020. Livret en allemand et anglais. 118’37’’. 1 coffret  Disc Berliner Philharmoniker Recordings BPHR 210151. 

Mahler en intégrale à Berlin 

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Gustav Mahler (1860-1911) : intégrale des symphonies. Lucy Crowe, Christiane Karg, Erika Sunnegardh, Susan Bullock, Anna Prohaska, Sopranos ; Gerhild Romberger, Nathalie Stutzmann Lilli Paasikivi, Altos ;  johan Botha, Tenor, David Wilson-Johnson, barytons ; John Relyea, basse. MDR-Rundfunkchor Leipzig, Rundfunkchor Berlin, Knaben des Staats- und Domchors Berlin, Berliner Philharmoniker : Daniel Harding, Andris Nelsons, Gustavo Dudamel, Yannick Nézet-Séguin, Kirill Petrenko, Simon Rattle, Bernard Haitink, Claudio Abbado. 2011-2020.  Livret en anglais et allemand. 1 coffret de  10 CDs + 4 Blu-ray. BPO.  

A l’OSR, un magnifique pianiste, Francesco Piemontesi 

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Pour cette saison 2020-2021, l’Orchestre de la Suisse Romande invite en tant qu’artiste en résidence le pianiste Francesco Piemontesi qui se produira, au cours de ces prochains mois, dans quatre programmes différents. Natif de Locarno, élève d’Arie Vardi à Hanovre, il s’est fait un nom sur la scène internationale en remportant divers prix, dont le 3e au Concours Reine Elisabeth en 2007. D’allure sympathique, sourire aux lèvres, il entre sur la scène du Victoria Hall le 7 octobre pour dialoguer avec la formation lémanique placée sous la direction de Daniel Harding qui, au pied levé, remplace Constantinos Carydis, contraint d’annuler sa participation.

A l’OSR, un chef enthousiasmant, Daniel Harding

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Pour son deuxième concert de saison, l’Orchestre de la Suisse Romande invite le chef britannique Daniel Harding que l’on entend rarement sous nos latitudes. Dans un programme sans entracte de près d’une heure et demie, il a la judicieuse idée de mettre en perspective une page brève d’Eric Tanguy, Matka, et la Quatrième Symphonie de Jean Sibelius.

La première citée a été composée en 2015 pour répondre à une commande de l’Orchestre de Jyväskylä et de son chef Ville Matvejeff, qui en assurèrent la création le 9 décembre 2015. En finnois, ‘matka’ signifie ‘voyage’ ; et c’est bien l’impression que produit cette pièce pour grand orchestre, baignant dans un halo mystérieux que traverse la section des bois érigeant le tutti comme des parois sonores qui finissent par se morceler pour faire place aux segments mélodiques pailletés de fluorescences. L’on ne peut que songer à Sibelius lorsque les unissons de cuivres produisent des climats fortement contrastés trouvant leur apaisement dans une péroraison jubilatoire.

François-Frédéric Guy : Mon rêve est que Beethoven soit toujours dans nos cœurs !

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Le pianiste français François-Frédéric Guy est incontestablement l’un des plus grands beethovéniens actuels. Le projet de l’intégrale des sonates avec des jeunes pianistes, initialement prévu en mars dernier, voit enfin le jour ce week-end à Paris. Le musicien nous a parlé de sa passion pour le maître de Bonn.

Vous avez donné l’intégrale des sonates de Beethoven en novembre dernier au Japon et les cinq concertos de Beethoven en janvier de cette année à Paris avec l’Orchestre de Chambre de Paris. Pourriez-vous parler de ces deux séries ?

L’intégrale des 32 sonates au Japon était pour moi un événement très important. D’abord, c’était la dixième fois que je jouais ce cycle. C’était donc une sorte d’anniversaire d’un projet fou que j’ai fêté à Tokyo – Vous savez, j’ai un amour inconditionnel pour le Japon ! J’ai eu une chance inouïe d’avoir pu réaliser cette série de neuf concerts dans la magnifique salle de Musashino Civic Cultural Hall, d’autant que le public était enthousiaste. Tous les concerts étaient complets. Et après chaque concert, dédicace de disques pendant des heures, un rituel typiquement japonais… Il y a eu une standing ovation tout à la fin, au dernier concert, les auditeurs étaient emportés, déchaînés, ils poussaient des cris, comme dans un concert de rock ! Pour ma part, je n’ai jamais vu ça au Japon ! Les Japonais sont d’habitude très calmes et très disciplinés, même quand ils aiment, ils gardent une distance, ils sont réservés, par politesse aussi, peut-être. Mais là, c’était… merveilleux. Vraiment merveilleux.

Ensuite, à Paris, nous avons également eu un grand succès avec l’Orchestre de Chambre de Paris, au théâtre des Champs-Élysées, pour les cinq concertos en une soirée que nous avons joués à guichets fermés. Nous avons d’abord donné un premier concert, suivi d’une pause longue pendant laquelle les gens pouvaient dîner, moi aussi d’ailleurs ! Puis, un autre concert et après 20 minutes de pause, enfin le Cinquième Concerto. C’était un grand voyage exceptionnel. Je suis depuis trois ans un artiste associé à l’Orchestre de Chambre de Paris et nous avons construit beaucoup de projets originaux ensemble. Nous avons joué plusieurs concerts à Paris, dont beaucoup en jouer-diriger. J’ai fait mes débuts en tant que chef d’orchestre avec eux à Paris avec la Cinquième Symphonie de Beethoven, en 2018, en première partie le Triple Concerto dirigé du piano. Un moment inoubliable pour moi !

« Je ne conçois pas une intégrale comme un marathon,
mais comme un grand voyage »

L’idée de donner l’intégrale des concertos ou des sonates en un temps court n’est pas de faire un marathon, mais plutôt celle d’un voyage. Offrir au public une occasion d’entendre ces œuvres dans la continuité et de suivre son évolution, depuis des compositions de jeunesse qui imitent encore Mozart pour arriver, en ce qui concerne les sonates, à la maturité, à ces dynamites beethovéniennes, à l’explosion du style classique.
Pour les sonates qui sont échelonnées sur toute sa vie, je les considère comme une autobiographie.

L’Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise triomphe à Anvers

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C’est avec plus qu’un peu d’impatience que l’on attendait la trop rare venue en nos contrées de l’Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise dans la belle Salle Reine Elisabeth d’Anvers, dans un programme qui avait tout pour mettre la prestigieuse phalange munichoise en valeur sous la direction son directeur musical Mariss Jansons, certainement l’un des meilleurs chefs d’orchestre de l’heure.

Mais une désagréable surprise attendait les mélomanes, puisque le programme annonçait que le chef se voyait contraint d’annuler pour raisons de santé les trois derniers concerts de sa tournée européenne et qu’il serait remplacé par Daniel Harding qui avait également légèrement modifié le programme annoncé, remplaçant les Quatre interludes symphoniques d’Intermezzo de Richard Strauss initialement prévus par le Todtenfeier (1888) de Mahler, morceau symphonique qui deviendra le premier mouvement de la Deuxième symphonie du compositeur.

Mahler, nouvelle édition chez Breitkopf & Härtel

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 À l’occasion des célébrations de ses 300 ans, la prestigieuse maison Breitkopf & Härtel de Leipzig offre aux musiciens un cadeau de choix : rien moins qu’une nouvelle édition critique des symphonies de Gustav Mahler ! La Symphonie n°1 et le mouvement “Blumine” sont naturellement les premières étapes de ce projet d’envergure. Christian Rudolf Riedel, collaborateur de Breitkopf & Härtel et responsable éditorial, nous entretient de ce projet exceptionnel.

 Pour quelles raisons lancez-vous une nouvelle édition des symphonies de Mahler?

Il y a de nombreuses raisons. L’une d’entre elles réside dans les plaintes fréquentes au sujet des matériels d’orchestre qui ne sont plus à jour ou mauvais. Les éditions existantes ont été publiées par différents éditeurs, chacun suivant le propre style de son entreprise. Dès lors, cela nous a fait songer à l’opportunité d’offrir à la vente des matériels d’orchestre de qualité.

 Mais la raison principale, c’était notre souhait d’une sorte de "réconciliation historique” pour laquelle il faut se plonger dans le passé. Vers la fin du XIXe siècle, Gustav Mahler était déjà un chef d'orchestre d'opéra réputé. et il collavborair à l'Opéra de Leipzig. Il avait finalisé son travail de complétion de l’opéra inachevé Die drei Pintos de Carl-Maria von Weber. Il approcha alors Breitkopf & Härtel en 1896, pour publier ses Symphonies n°1 et n°2. Mahler était recommandé par de hautes personnalités musicales telles que le chef d’orchestre Arthur Nikisch et le musicologue Hermann Kretzschmar, mais Oskar von Hase, directeur des éditions Breitkopf & Härtel, refusa. Le risque financier à assumer pour l’édition de deux vastes symphonies d'un jeune compositeur alors inconnu était trop grand. D’autant que ces symphonies avaient plus ou moins échoué à séduire le public lors de leur création et qu’elles n'avaient guère de chance d’être reprogrammées. C’était une décision pragmatique et compréhensible, même si la musique alors contemporaine intéressait l’éditeur qui avait dans son écurie éditoriale Sibelius et Busoni. Mais ce refus a conduit Mahler à se tourner vers d'autres maisons d’édition à Leipzig puis vers des éditeurs viennois qui ont finalement accepté. Cependant, il faut rappeler que l’accord des éditeurs viennois n’a été rendu possible que grâce aux efforts de l'influent musicologue Guido Adler qui était un ami proche de Mahler, lorsqu'il lui a obtenu une subvention de la “Gesellschaft zur Förderung deutscher Wissenschaft, Kunst und Literatur in Böhmen” (Société pour la Promotion de la Science, L'Art et la Littérature allemande en Bohême) pour couvrir les importants frais d'impression.

Le concert européen du Berliner Philharmoniker dans la nef du Musée d’Orsay

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Depuis la chute du mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, l’orchestre Philharmonique de Berlin investit chaque 1er mai un lieu phare du patrimoine culturel européen pour un concert hors-les-murs. Il commémore ainsi l’anniversaire de sa fondation. Cette année, l’Orchestre a choisi le Musée d’Orsay, succédant à l’Acropole d’Athènes, à l’église Sainte-Irène d’Istanbul ou au Palazzo Vecchio de Florence pour ne citer que ces lieux.

Sous la direction de Daniel Harding, l’Orchestre a proposé un programme extatique composé d’œuvre de Wagner, de Berlioz et de Debussy, sous le signe de l'amour : amour mystique et religieux, amour platonique, amour fusionnel… La plus grande partie du concert se déroule comme une succession d’harmonies envoûtantes dont l’ivresse musicale, dans une acoustique plus que généreux de la nef éclairée par une douce lumière du printemps à travers les verrières, devient presque léthargique. Placés entre les statues, les musiciens doivent adopter une configuration peu habituelle, comme les premiers violons et les contrebasses contournant La Liberté éclairant le monde de Frédéric-Auguste Bartholdi, fondue en 1889 en l’honneur du centenaire de la Révolution française d’après un prototype de la statut géante de New York (1886). Si, dans une salle de concert avec un acoustique précise, cette disposition devrait altérer sensiblement l’équilibre sonore, le grand espace du Musée d’Orsay, sous un très haut plafond, fait fondre et fusionner les sons, ce qui joue en faveur de ce programme. Autant dire que le choix est intelligent et ingénieux, parfaitement adapté au lieu.

L’Orchestre symphonique de la Radio suédoise : une formation solide, un chef policé, une soliste remarquable

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On n’entend que trop rarement chez nous les formations symphoniques scandinaves, ce qui fait que le concert donné par l’Orchestre Symphonique de la Radio suédoise dans la superbe Salle Reine Elisabeth à Anvers -en ouverture d’une tournée qui conduira cette formation en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse et en Autriche- était attendu avec beaucoup d’intérêt, d’autant plus que le programme offert par l’ensemble suédois sous la baguette de son directeur musical Daniel Harding offrait cette véritable rareté dans les salles de concert qu’est le Concerto pour violon de Schumann.

Un Empereur très affirmé

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Ludwig Van Beethoven (1770-1827)
Concerto pour piano et orchestre n°5 en mi bémol majeur, op. 73 « Empereur »
Robert Schumann (1810-1856) Fantaisie en do majeur, op. 17
Berliner Philharmoniker, Daniel Harding, direction – Yundi Li, piano
2014-DDD-67’01-Textes de présentation en anglais, allemand et français-Deutsche Grammophon 4810710

Concertgebouworkest : inoubliable !

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Anton Webern (1883-1945) Six pièces pour orchestre, op.6 – Richard Strauss (1864-1949), Quatre derniers lieder, Robert Schumann (1810-1856), Symphonie n°2 en do majeur, op.61
Koninklijk Concertgebouworkest, Daniel Harding, direction – Emily Magee, soprano
Concert remarquable au Palais des Beaux-Arts avec le Koninklijk Concertgebouworkest, sous la baguette de Daniel Harding avec Emily Magee (soprano).