A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Une “Flûte” trash mais passionnante

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A Anvers
D’immenses murailles mouvantes s’ouvrent sur un univers ancré dans la Nature. La Nature aquatique de la Reine de la Nuit et de ses Dames-ondines, la Nature terrestre de Sarastro et de ses acolytes cow-boys. Dans ce monde scindé en deux, évoluent une Pamina biche effarouchée et un Tamino très perdu, aidés par un Papageno homme des bois, apparaissant sur un pont de singes et crachant comme une bête féroce. Même l’Orateur se fond dans la forêt et discourt sous forme d’arbre.

Robert le Diable, une résurrection inaboutie

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A Londres
Le Grand Opéra Français est un art total et complexe : sa réussite demande un équilibre parfait entre ses multiples composantes, tant scéniques que chorégraphiques, orchestrales et vocales. Genre très exigeant, mais qui semble petit à petit retrouver le succès grâce à une approche historique nouvelle, à la prestation de voix capables d’affronter des tessitures éprouvantes et de tenir cinq longs actes, ce qui requiert une endurance particulière.

Un Belge sous Louis XVI

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Thésée de Gossec à Liège
Décidément, la tragédie lyrique post-gluckiste a le vent en poupe ces derniers temps. Après Catel ou Sacchini, voici Gossec. Non, ce musicien originaire du Hainaut belge n’est pas seulement l’auteur de symphonies remarquables ni de chants révolutionnaires, mais aussi de deux tragédies lyriques dont ce Thésée de 1782, écrit sur le même texte de Quinault déjà utilisé par le vieux Lully, ainsi que le voulait Devismes, directeur de l’Opéra, dans un effort de relance du patrimoine, à l’instar de l’Armide de Gluck ou de l’Amadis de Gaule de Jean-Chrétien Bach.

Une redécouverte majeure

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Le Mage de Massenet à Saint-Etienne
L'année Massenet (1912-2012) se termine en apothéose avec cette “recréation” de l’opéra Le Mage dans le cadre de la Biennale organisée par l’Opéra-Théâtre de sa ville natale. Recréation ? Oui, en quelque sorte, car l’oeuvre, créée en 1891 à l’Opéra de Paris, si elle connut un beau succès public (31 représentations), fut éreintée par la critique et jamais reprise, hormis une fugitive apparition à La Haye cinq ans plus tard.

Une redécouverte majeure à Saint-Etienne

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Le Mage de Massenet

L’année Massenet (1912-2012) se termine en apothéose avec cette “recréation” de l’opéra Le Mage dans le cadre de la Biennale organisée par l’Opéra-Théâtre de sa ville natale. Recréation ? Oui, en quelque sorte, car l’oeuvre, créée en 1891 à l’Opéra de Paris, si elle connut un beau succès public (31 représentations), fut éreintée par la critique et jamais reprise, hormis une fugitive apparition à La Haye cinq ans plus tard. Il s’agit donc bel et bien d’une redécouverte totale. Comment appréhender cet oubli qui paraît incompréhensible ?

Reconnaissance d'une oeuvre majeure

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Der Ferne Klang à Strasbourg

C‘est l’Opéra National du Rhin qui a présenté, un siècle après sa création à Frankfort, (18 août 1912) la première représentation scénique en France de « Der Ferne Klang » (Le son lointain) de Franz Schreker. C’est grâce à cet opéra que le compositeur autrichien fut reconnu internationalement.

Lulu à la Monnaie

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Barbara Hannigan (Lulu)
Tom Randle (Maler & Neger) © Bernd Ulrig -

La Monnaie offre donc une nouvelle production de Lulu, l’opéra cruel d’Alban Berg (mise en scène Krzystof Warlikowski). Le metteur en scène a décidé de mettre en avant le côté professionnel de Lulu, son métier de danseuse et pour ce faire, il fait appel au Koninklijke Balletschool Antwerpen.

Rienzi à Toulouse

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Pour ouvrir sa saison, le Théâtre du Capitole a choisi Rienzi, grand opéra tragique en cinq actes de Richard Wagner. Le compositeur dont les maisons d’opéra célébreront abondamment le 200e anniversaire en 2013 -surtout avec des représentations du Ring des Nibelungen- décrivait Rienzi comme «cet opéra où l’on trouve le feu, l’éclat que cherche la jeunesse».

Capriccio de Richard Strauss à Paris

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Joseph Kaiser (Flamand), Michaela Kaune (Die Gräfin) et Adrian Eröd (Olivier)
© Opéra national de Paris/ Elisa Haberer

Comédie en musique et pastiche néo-classico-baroque: ainsi pourrait-on présenter ce Capriccio de Richard Strauss (son dernier ouvrage scénique, créé le 28 octobre 1942 à Munich) sous-titré par lui-même Ein Konversationstück für Musik.