A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Et de cinq sur cinquante !

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La Bonne d'enfant d'Offenbach
Un pari fou ? Oui ! C'est l'idée de Jean-Christophe Keck, spécialiste du Maître : remonter toutes les opérettes en un acte d'Offenbach -il y en a plus de cinquante ! Le voilà parti pour plusieurs années. Tous les mois, il va donc rejouer ces petits bijoux à la Péniche Opéra, quai de la Loire, pour le plus grand bonheur des amateurs qui ne peuvent se contenter des éternels Orphée aux Enfers, La Belle Hélène ou La Périchole.

Un chef et un Hagen d’exception pour ‘Le Crépuscule des Dieux’ à Genève

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Sur la scène genevoise s’achève magistralement la ‘Tétralogie’ dirigée par Ingo Metzmacher et mise en scène par Dieter Dorn et Jürgen Rose. La première raison en est le chef Ingo Metzmacher, à la tête des Chœurs du Grand-Théâtre de Genève et de l’Orchestre de la Suisse Romande, pétrissant infatigablement la matière en fusion du ‘Crépuscule des Dieux’ et lui donnant une dynamique qui tient le spectateur en haleine depuis le prologue jusqu’aux dernières mesures de ce très long ouvrage ; s’estompent ainsi les trop nombreux ‘tunnels’ qui en plombent l’action.

L’indéniable réussite des ‘Troyens’ à la Scala de Milan

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Pour six représentations à guichet fermé, la scène milanaise reprend la production de David McVicar conçue pour le Royal Opera de Covent Garden en juin 2012 et dirigée déjà par Antonio Pappano. Que dire des décors d’Es Devlin et des costumes de Moritz Junge, sinon que, dans ‘La prise de Troie’, le gigantesque cylindre métallique laissant apparaître une monstrueuse tête de cheval est aussi impressionnant que les murailles à étages de Carthage et cette maquette de cité servant de plateforme à l’action de la seconde partie ?

"Il Barbiere di Siviglia" chez Fellini !

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Annalisa Stroppa, Edgardo Rocha et Marc Mazuir © M. Vanappelghen

L’Opéra de Lausanne reprend la brillante production qu’Alberto Sinivia avait conçue en 2009 pour le chef-d’œuvre de Rossini, en plaçant, en lever de rideau, une scène parlée tirée de ‘Prova d’orchestra’, l’un des derniers longs métrages de Federico Fellini.

Le talent remarquable de Benjamin Britten

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Peter Grimes © Jean-Pierre Maurin

C’est devenu une habitude, l’Opéra de Lyon présente au printemps un festival qui propose trois opéras liés par une thématique commune ou dédiés à un compositeur. Cette année, Benjamin Britten -dont 2013 marquait le 100e anniversaire de la naissance (22 novembre)- était à l’honneur avec Peter Grimes, The Turn of the Screw et Curlew River.

Spectacle enchanteur... pour adultes seulement ?

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Xavier Rouillon est Azor

Zémire et Azor de Grétry
Avec Richard Cœur de Lion (1784) -que l'Opéra Royal de Wallonie ferait bien de remonter, Zémire et Azor, créé à Fontainebleau en 1771, est le titre le plus connu de Grétry. Certes, le Liégeois était déjà, entre autres, l'auteur connu du Huron et de Lucile, mais cette "comédie-ballet mêlée de chants et de danse" obtint un véritable triomphe qui le lança définitivement. A quoi tient ce succès ?

Les Festtage de Berlin

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Staatsoper Berlin
TANNHÄUSER
Musikalische Leitung: Daniel Barenboim
Inszenierung: Sasha Waltz
Bühnenbild: Pia Maier Schriever, Sasha Waltz
Kostüme: Bernd Skodzig
Licht: David Finn © Bernd Uhlig

Un Tannhäuser dansant.
En 1996, le Staatsoper Unter den Linden de Berlin organisait son premier festival de Pâques autour des opéras de Wagner. Daniel Barenboim en était l’inspirateur et il a, depuis, apposé sa griffe sur les « Festtage » comme chef d’orchestre (opéras et concerts) et comme pianiste et il est considéré comme le « Spiritus rector » du festival. L’édition 2014 (du 11 au 20 avril) présentait au Schiller Theater (lieu alternatif pendant la renovation du théâtre Unter den Linden) une nouvelle production de Tannhäuser (Wagner) et une représentation de Simon Boccanegra, célébrant le 200e anniversaire de Verdi. Daniel Barenboim y dirigeait aussi des concerts avec le Wiener Philharmoniker et la Staatskapelle Berlin et jouait en duo avec Martha Argerich .

La rencontre de deux reines

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Maria Stuarda au Teatro Filarmonico de Vérone
Depuis huit ans, Mariella Devia s’est imposée sur les grandes scènes italiennes comme "la" Maria Stuarda du moment. Aujourd’hui, à près de soixante-six ans, le timbre a perdu les raffinements de son émail, la ligne de chant, un peu de sa souplesse ; mais son intelligence musicale hors pair sait puiser dans les ressources intarissables de son phrasé pour susciter une indicible émotion dès son apparition au deuxième acte ;

Semyon Bychkov éblouissant dans Richard Strauss

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Emily Magee en impératrice © ROH

Pour célébrer le 150e anniversaire de Richard Strauss, le Royal Opera de Londres a mis cette saison « Elektra », « Die Frau ohne Schatten » et « Ariadne auf Naxos » à l’affiche. Pour « Die Frau ohne Schatten » (La femme sans ombre) qui n’avait plus été représenté depuis 2001, le Royal Opera a opté pour une coproduction avec la Scala de Milan dans une mise en scène de l’Allemand Claus Guth. La direction musicale a été confiée au chef Russe Semyon Bychkov qui fut le grand triomphateur de la soirée.

Et Satan conduit le bal...

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Bryn Terfel en Mephistohélès © ROH Bill Cooper

Faust de Gounod à Londres
Cela fait déjà dix ans que le Royal Opera présentait pour la première fois le Faust de Gounod mis en scène par David McVicar dans les décors de Charles Edwards et costumes de Brigitte Reiffenstuel. En 2004, c’était Antonio Pappano (devenu Sir Antonio Pappano !) qui dirigeait une distribution réunissant Angela Gheorghiu (Marguerite), Roberto Alagna (Faust), Bryn Terfel (Méphistophélès), Simon Keenlyside (Valentin) et Sophie Koch (Siébel). Pour la reprise de cette saison, Anna Netrebko était annoncée mais la diva russe a finalement décidé de ne pas ajouter le rôle de Marguerite (qu’elle devait aussi chanter à Vienne et Baden-Baden) à son répertoire puisque entretemps sa voix a considérablement évolué. Le spectacle, lui, reste une vraie fête vocale et la production de McVicar tient toujours le coup.