A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Equilibre parfait entre la mise en scène, la musique et… le propos du livret

par

Dernier opéra de Richard Strauss, Capriccio a été créé en 1942. Même si Die Liebe der Danae ne fut représenté  qu'après la mort du compositeur, celui-ci l’avait composé avant, de sorte que Capriccio peut vraiment passer pour son testament lyrique. Avec ces opéras, Strauss disait adieu aux deux passions, qui l'ont poursuivi sa vie durant : l'Antiquité et le XVIIIème siècle.

Au Wexford Festival Opera : de jeunes talents et des oeuvres à découvrir

par

Pour sa 65ième édition le Wexford Festival Opera proposait de nouveau trois œuvres sinon inconnues quand même rarement représentées et éventuellement à redécouvrir. Et pour satisfaire la demande du public international toujours plus nombreux qui se retrouve dans la modeste ville côtière de l’Irlande du sud-est, il y avait cette année quatre cycles. (26 octobre – 6 novembre).

Une belle production, et pas uniquement pour Leo Nucci

par

Leo Nucci © Lorraine Wauters / Opéra Royal de Wallonie

Nabucco reste une oeuvre passionnante. Troisième opéra de Verdi (1842), elle inaugure avec fracas une nouvelle ère de l'opéra italien, celle du chant ample et dramatique, de la force de l'expression, de la puissance des choeurs et de l'orchestre. Pressé par le temps, Verdi se lancera dans la série des opéras qu'il appela "les années de galère" dont seuls ce Nabucco et Macbeth sont demeurés au répertoire.

La 52e Lucia à l'Opéra National de Paris

par
Lucia

La Lucia de Pretty Yende © Sebastien Mathe

Lucia di Lammermoor
Reprise pour la 52ème fois à l'Opéra National de Paris, la mise en scène d'Andrei Serban semble de plus en plus austère et hostile au fil des ans. Evolutions de virils gymnastes en sous-vêtements, passerelles noirâtres, balcon peuplé de voyeurs en hauts de forme : tout le potentiel sadique d'un environnement qui s'apprête à broyer la jeune victime est là.

Un album empli du souffle de l'Esprit-Saint

par

Richard WAGNER
(1813 - 1883)
Das Liebesmahl der Apostel
Anton BRUCKNER
(1824 - 1896)
Symphonie n° 7
Tschechischen Philharmonischen Chores Brünn, Sächsischen Staatsopernchores Dresden, Tschechischen Nationalchores Prag, MDR Rundfunkchores Leipzig, Philharmonischen Chores Dresden, Dresdner Kammerchores, Pablo ASSANTE (chef des choeurs), Staatskapelle Dresden, dir.: Christian THIELEMANN
2016 - Live - 69' 58''et 29' 47''- Texte de présentation en allemand et en anglais - Profil Hänssler 2CD PH15013

Une partition géniale plombée par la mise en scène : "L’ange de feu" à Lyon

par

L’Opéra de Lyon ouvre sa saison en présentant L’Ange de Feu de Serge Prokofiev. Œuvre complexe s’il en est une, élaborée entre 1919 et 1924, orchestrée en 1926, livrée trop tardivement à la Städtische Oper de Berlin pour une création par Bruno Walter lors de la saison 1927-28 puis reléguée aux oubliettes pendant un quart de siècle pour être finalement proposée en concert à Paris en novembre 1954, en scène à la Fenice le 15 septembre 1955.

A la gloire de Saint-Saëns 

par

Proserpine à l'Opéra Royal de Versailles
Evadée de l'Antiquité grecque, cette Proserpine est une courtisane italienne de la Renaissance rédimée par l'amour -curieux mélange d'une comédie de Shakespeare et d'un drame de Victor Hugo. Dans sa partition, Saint-Saëns déclare avoir mis « de la passion, de la grâce et du pittoresque ». C'est bien ce qui ressort de son exécution en version de concert dans le cadre enchanteur de l'Opéra Royal de Versailles.

A la gloire de Saint-Saëns

par
Samson et Dalila

Aleksandrs ANTONENKO (Samson), Egils SILINS (Le grand Prêtre de Dagon) © Vincent PONTET

Samson et Dalila à l'Opéra de Paris
Décidément, la scène de Bastille ne réussit guère à l'opéra français. Après une Ariane et Barbe-bleue (Paul Dukas) errant telle Miss Marple en trench-coat, loupe, valise et parapluie à la main dans un entrepôt est-allemand sur vidéos de bidets, après une Damnation de Faust assortie de copulations d'escargots, après un Roi Arthus (Ernest Chausson) sur canapé de plastic rouge, Samson et Dalila s'immolent en s'aspergeant d'essence devant un rideau de fer après leur affrontement amoureux dans une chambre d' hôtel de passe international.