A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A chef-d'oeuvre immortel, baryton immortel

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Leo Nucci, un des plus talenteux si ce n'est le plus talentueux Rigoletto de notre époque © Jacky Croisier

Rigoletto à l'ORW
Leo Nucci ! Avec un atout pareil, la salle de l'Opéra Royal de Wallonie se devait d'être comble ! Elle l'était. Né en 1942, l'illustre baryton aurait chanté le rôle de Rigoletto plus de 500 fois ! Mythe ou vérité, il a incarné le bossu à Liège avec une maîtrise souveraine, qui a déchaîné l'enthousiasme du public.

Un Faust magnifique desservi par la vulgarité de la mise en scène

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© Vincent PONTET / Opéra de Paris

Le chef-d’œuvre cher à Hergé envoûte à nouveau Paris. D'autant mieux que sur son nuage de bonheur, tel un Jupiter bienveillant, Michel Plasson dispense une fois encore les trésors de son art. Il ne laisse aucun détail orchestral, aucune nuance dans l'ombre, se plaisant à faire savourer chaque contraste, chaque plan sonore, chaque trouvaille musicale.

Le Porgy and Bess du Harlem Theatre triomphe à Genève

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© GTG/Carol Parodi

Le Grand-Théâtre de Genève reçoit la troupe du Harlem Theatre de New York pour douze représentations de Porgy and Bess de George Gershwin. Et la production remporte ici un succès au-delà de toute espérance. Car un véritable esprit de compagnie galvanise le plateau en gommant les individualités pour ne mettre en exergue que le pouvoir de communication de cette œuvre atypique.

Création scénique belge d'un opéra de Philip Glass

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© Annemie Augustijns

Akhnaten de Philip Glass
C'est à un bel événement qu'Opera Vlaanderen conviait le public belge : la création in loco du troisième opéra de Philip Glass. Après Einstein on the Beach (1976), et Satyagraha (1980), le compositeur parfait sa trilogie lyrique avec Akhnaten, créé en 1984. Il a depuis lors poursuivi sa veine dramatique : avec une quinzaine d'opéras à son catalogue, il est certainement l'un des plus prolifiques pourvoyeurs contemporains du genre (qui a dit que l'opéra était mort ?).

Retour triomphal de Andrea Chenier au Covent Garden

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© ROH 20015 - Bill Cooper

Depuis 1985 le poète français André Chénier, guillotiné le 25 juillet 1794, n’avait plus chanté l’amour sur la scène du Royal Opera de Londres. Jonas Kaufmann, sans doute le ténor le plus médiatisé du moment, y a pris la relève de José Carreras et Placido Domingo dans une nouvelle production, signée David McVicar sous la baguette de Antonio Pappano.

Bryn Terfel, Hollandais humain et imposant

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Bryn Terfel (le Hollandais) et Adrianne Pieczonka (Senta) © ROH 2015 - Clive Barda

Pas d’entr' acte ni rédemption dans la version du Fliegende Holländer que le Royal Opera propose,  dans une reprise de la production de 2009 de Tim Albery, avec à nouveau le superbe baryton gallois Bryn Terfel dans le rôle-titre. Son Hollandais est un être humain tourmenté, pas un personnage mythique ou diabolique.

Bonjour Albert Grisar !

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Bonsoir Monsieur Pantalon
(Albert Grisar)
Née de la passion de deux jeunes musiciens professionnels, la compagnie des Frivolités Parisiennes s'est donné pour but de faire revivre l'opéra-comique, l'opéra bouffe et l'opérette du 19e siècle français. Vingt musiciens et quelques chanteurs parcourent des lieux divers (cette fois un théâtre donnant sur la place de Clichy, dans le 17e), avec de petites oeuvres aisées à monter et choisies dans un répertoire inépuisable où dorment tant de perles oubliées.

Un conte initiatique dont les enfants sont les héros

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Kevin Walton, Roberta Alexander, Chœurs d'enfants et de jeunes de la Monnaie © Bernard Coutant

Dans la série "Intergenerational Opera", Peter de Caluwe proposait une réelle aventure en programmant "Medulla", un album signé Björk motivé par les événements du 11 septembre 2001 et chanté par les voix idiomatiques d'enfants du monde entier.

A musique réjouissante, mise en scène plus réjouissante encore !

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Werner Van Mechelen et Anneke Luyten

Die Lustigen Weiber von Windsor de Otto Nicolai
Coup de chapeau à l'Opéra Royal de Wallonie : il fallait oser programmer ces Joyeuses Commères de Windsor, oeuvre fort peu connue chez nous, hormis sa pétillante ouverture. Dans le monde germanique, elle se hisse au premier rang, aux côtés des oeuvres de Lortzing, Flotow, ou Cornelius, pour attester de la vigueur du Singspiel, équivalent de notre opéra-comique, et alternant donc chant et dialogues parlés.