Concertos pour orgue de Haendel : deux récentes parutions

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Les instruments solistes sont les vedettes de ces deux récentes parutions de concertos haendéliens. Pincés et soufflés sur claviorganum avec Bart Naessens, et en parade sur le Rieger du Musikverein de Vienne qui vient de fêter ses dix ans.

Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Concertos pour orgue en fa majeur Op. 4 no 4 HWV 292 ; en fa majeur Op. 4 no 5 HWV 293 ; en si bémol majeur Op. 7 no 1 HWV 306. Concerto pour flûte en la mineur HWV 287 (d'après le Concerto pour hautbois en sol mineur). Suite en fa majeur HWV 427. Concerto grosso en ré majeur Op. 3 no 6 HWV 317. Sonate en trio en si mineur Op. 2 no 1b HWV 386b. Bart Naessens, claviorganum. Ensemble Il Gardellino. Janvier 2015. Livret en anglais, français, allemand et néerlandais. TT 74’40. Passacaille 1060

Beniamino Paganini et Musica Gloria : le triomphe de la jeunesse et du talent

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Il est de tradition que le lauréat du Prix du Jeune musicien décerné par l’Union de la Presse musicale belge se voie offrir la saison suivante la possibilité de se produire au Palais des Beaux-Arts. Et  c’est ainsi que pour le premier concert du cycle Bozar Next Generation de cette saison, la maison bruxelloise qui souhaite à juste titre mettre en avant des talents prometteurs dans cette belle série du dimanche matin accueillait Beniamino Paganini, Jeune musicien de l’année 2020, à la tête de son ensemble Musica Gloria. 

Avant le début du concert, Jérôme Giersé -responsable de la musique à Bozar- et le signataire de ces lignes en tant que président de l’UPMB présentèrent donc au public le jeune claveciniste et flûtiste brugeois qui, après deux très brefs discours retraçant rapidement son parcours, se vit remettre les chaleureuses félicitations des précités et la médaille qui récompense le lauréat de ce prix qui a ces dernières années distingué d’aussi beaux talents que le pianiste Florian Noack ou la violoniste Sylvia Huang..

Fin connaisseur du répertoire baroque, Beniamino Paganini (c’est son vrai nom) avait choisi de consacrer ce concert à un florilège de la musique qu’on aurait pu entendre autour des années 1730-1740 à la petite Cour d’Anhalt-Zerbst où Johann Friedrich Fasch (1688-1758) oeuvra de 1722 à sa mort.

J’ai vaincu le destin : Œdipe de Georges Enesco 

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Une œuvre rare qui emporte ses spectateurs, une production qui suscite l’adhésion, une superbe performance du baryton Christopher Maltman dans le rôle-titre.

Cette oeuvre, rarement représentée, est le seul opéra du compositeur roumain Georges Enesco. En quatre actes et six tableaux, elle est créée à l’Opéra Garnier en mai 1936. Edmond Fleg en a écrit le livret, versifié, en langue française, et qui réunit deux tragédies de Sophocle : « Œdipe-roi » et « Œdipe à Colonne ». 

Nous partageons la terrible histoire, la terrible « destinée » d’Œdipe, dont la vie est déterminée dès le jour même de sa naissance. Laïos, son père, avait enfreint l’interdiction de procréer, punition d’un viol qu’il avait commis. Le devin Tirésias se fait alors le messager des dieux : cet enfant sera l’assassin de son père et l’époux de sa mère. Evidemment, comme dans toute tragédie, les efforts des uns et des autres pour éviter le pire ne font que le précipiter. Œdipe lui-même : averti de cette prédiction, le jeune homme qu’il est devenu, déchiré, quitte ceux qu’il croit être ses parents pour éviter qu’elle ne se réalise. En fait, c’est ainsi qu’elle s’accomplira.

Ce récit mythique -et qui nourrira tant de réflexions de tous types, n’est-ce pas M. Freud- abonde en séquences fortes : les prédictions et les révélations de Tirésias ; l’assassinat de Laïos par celui qui ignore qu’il en est le fils ; la résolution de l’énigme de la Sphinge (« L’homme est plus fort que le destin »), qui libère Thèbes de la peste ; en récompense, le mariage de celui qui ignore qu’il en est le fils, avec Jocaste ; la découverte de l’horrible vérité : Jocaste se suicidant, Œdipe se crevant les yeux et se mettant en route, guidé par sa fille Antigone. Jusqu’à la rédemption finale : « J’ai vaincu le destin », la paix, la sérénité enfin acquise, enfin conquise. 

Premier enregistrement de cantates de Georg Christoph Strattner : une révélation !

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Ich will den Herrn loben allezeit.  Georg Christoph Strattner (c1644-1705) : Ich will den Herrn loben allezeit ; Ach mein Vater, ich hab gesündiget ; Getreuer Schöpfer ; Ich stelle mich bein meinem Leben ; Du Hirt Israel, höre ; Herr, der du uns hast anvertraut ; O Gott, du Ursprung aller Liebe. Miriam Feuersinger, Monika Mauch, sopranos. Alexander Schneider, alto. Daniel Schreiber, ténor. Markus Flaig, basse. Les Escapades. Cosimo Stawiarski, Christoph Riedo, violons. Simon Linné, théorbe. Evelyn Laib, orgue. Sabine Kreutzberger, Franziska Finckh, Barbara Pfeifer, violes de gambe. Adina Scheyhing, viole de gambe et violone. Septembre 2020. Livret en allemand, anglais ; texte des chants en allemand non traduit. TT 60’17. Christophorus CHR 77454

Réédition bienvenue des Trios à clavier de Beethoven par le Trio Suk

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Intégrale des Trios à clavier op. 1 n° 1 à 3 ; n° 4 op. 11 ; n° 5 op. 70 n° 1 « des Esprits » et n° 6 op 70 n° 2 ; n° 7 op. 97 « Archiduc » ; n° 8 WoO38 ; Allegretto, WoO39. 14 Variations op. 44. 10 Variations op. 121a. Trio Suk (Josef Hála, piano ; Josef Suk, violon ; Joseph Chuchro, violoncelle). 1983-1984. Notice en anglais, en allemand, en français et en tchèque). 257.21. Un coffret de quatre CD Supraphon SU 4297-2.

A la découverte des œuvres symphoniques du Polonais Witold Maliszewski

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Witold Maliszewski (1873-1939) : Symphonies n° 1 en sol mineur op. 8, n° 2 en la majeur op. 12, n° 3 en do mineur op. 14 et n° 4 en en ré majeur op. 21. Ouverture joyeuse, op. 11. Scherzo et Ouverture en l’honneur de Schubert (complément à la Symphonie « Inachevée »). Conte de fée, op. 30. Légende, op. 31. Orchestre philharmonique d’Opole Józef Elsner, direction Przemyslaw Neumann. 2018-2020. Notice en polonais, en anglais et en russe. 197.32. Un album de trois CD Dux 1716/1718.

Premier disque de Joë Christophe : la clarinette sensible et intelligente qui n’a pas attendu le nombre des années

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Idylle. Joseph Horovitz (*1926) : Sonatina for clarinet and piano. Philippe Gaubert (1879-1961) : Fantaisie. Claude Debussy (1862-1918) : Petite Pièce ; Première Rhapsodie. Mark Simpson (*1988) : Three Pieces for solo clarinet. Rebecca Clarke (1886-1979) : Morpheus pour alto et piano (transcr.). Francis Poulenc (1899-1963) : Sonate pour clarinette et piano. Eugène Bozza (1905-1991) : Idylle. Joë Christophe, clarinette. Vincent Mussat, piano. Février 2021. Livret en anglais, allemand, français. TT 62’20. Genuin GEN 21721

Karl Böhm au festival de Lucerne 

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Paul Hindemith (1895-1963) : Concerto pour vents, harpe et orchestre ; Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°7 en mi majeur WAB 107. Werner Tripp, flûte ; Gerhard Turetschek, Hautbois ; Ernst Pamperl, basson ; Hubert Jelinek, harpe. Wiener Philharmoniker, Karl Böhm. 1964 et 1970. Livret en anglais, allemand et français. 78’13’’. Audite 95.649.