Cantoría ou la Renaissance frétillante...

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On a tendance à identifier polyphonie renaissante espagnole avec spiritualité, austérité et Contre-réforme. Et, à demi-mots, avec ennui ! Ce groupe espagnol à la jeunesse insolente, Cantoría, issu de la prestigieuse Escola Superior de Mùsica de Catalunya, vient nous prouver le contraire : l'enthousiasme du public en fut la preuve. Cela n'enlève rien au mérite des Guerrero, Victoria ou Morales, mais le répertoire conservé est vraiment vaste et diversifié. Conçu sous la dénomination « Lenguas Malas » (mauvaises langues, ragots), leur programme embrasse un large éventail de musiques profanes, tirées du Cancionero de Palacio, de celui d'Uppsala et des « Ensaladas » de Mateo Flecha. Ce qui comprend un bon nombre de langues différentes : occitan, catalan, italien, castillan et même le charabia des matelots ou des soldats des hétéroclites armées impériales...

Brahms en chambre

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Johannes BRAHMS (1833-1897) : Trios pour piano, violon et violoncelle op. 8, 87 et 101. Trio pour clarinette, violoncelle et piano op. 114. Geoffroy Couteau, piano ; Amaury Coeytaux, violon ; Raphaël Perraud, violoncelle ; Nicolas Baldeyrou, clarinette. 2019. Livret en français, anglais, japonais et allemand. 108.32. La Dolce Volta LDV 64.5 (2 CD).

Voir comme on entend, entendre comme on voit : Cenerentola à Liège

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Rossini, c’est un bonheur musical et vocal. Ses partitions sont le plus souvent pyrotechniques -et cela même dans une œuvre au contenu plus douloureux comme son Stabat Mater. C’est un artificier multipliant les croches multipliées, les crescendo-decrescendos vertigineux ; il n’a pas peur des sommets, là-bas, tout en haut, bien au-dessus de la portée. Il est drôle, immensément drôle, au premier degré comme dans des décalages délicieusement ironiques. Il (se) joue de ce qu’il fait jouer ! Mais cette allégresse, qui s’empare du spectateur, exige une intense concentration des musiciens qui la font naître. C’est un spectacle toujours amusant que celui du contraste entre une salle qui éclate de rire et des instrumentistes penchés si sérieusement sur leurs partitions.

Ning Feng face à Paganini et Vieuxtemps

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Nicolo PAGANINI (1782-1840) : Concerto pour violon et orchestre n° 1, opus 6 ; Henri VIEUXTEMPS (1820-1881) : Concerto pour violon et orchestre n° 4, opus 31. Ning Feng, violon. Orquesta Sinfonica del Principado de Asturias, sous la direction de Rossen Milanov. 2019. Livret en anglais et en allemand. 68.20. Channel Classics CCS 40719.

ICMA 2020 : les finalistes

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En trois manches, le Jury des International Classical Music Awards (ICMA) a retenu le meilleur des parutions pour la finale des ICMA 2020.

Notre liste initiale, avec un total de 390 enregistrements et vidéos, comprenait autant de très bonnes parutions que des publications exceptionnelles. Cette longue liste a été réduite à trois références par catégorie : ils sont nos finalistes pour 2020, a déclaré le Président du Jury Remy Franck. Inévitablement, beaucoup d'excellentes productions ont été éliminées. Les membres du jury travaillent sans relâche et ils se font un devoir d'honneur de sélectionner les meilleurs des meilleurs enregistrements. La tâche est  exigeante et elle nécessite parfois des choix douloureux. Mais les enregistrements éliminés sont toujours de grande qualité et figurer dans la liste des nominations est indéniablement une réelle reconnaissance.

Les finalistes 2020

De la nécessité du temps long

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Ce lundi, le jury des International Classical Music Awards a rendu publique la liste des finalistes 2020. Les lauréats seront annoncés le 21 janvier prochain. Cette sélection, issue des votes des médias musicaux européens, témoigne de la grande variété, de l’ambition éditoriale et de l’excellence à travers les frontières. Que ce soient les grands labels historiques ou des labels plus modestes mais qui se mettent au service d’une haute exigence. Force est de constater que les pays francophones sont très bien représentés dans cette sélection qui ressort des centaines d’albums que nous recevons par an, pour le meilleur ou pour le plus inutile. Ainsi, c’est avec grand plaisir que nous retrouvons les noms de Jodie Devos, Lionel Meunier, Christophe Rousset, Stéphane Denève, Pascal Dusapin, Léa Desandre, Sabine Devieilhe, Raphael Pichon, Karine Deshayes, Jean-Sébastien Bou, les Talens Lyriques, Cédric Tiberghien, le quatuor Diatoma….et les labels Cyprès, Alpha, Ricercar, Claves, Harmonia Mundi, Naïve…

Tournant le dos à ses artistes de demain, la Flandre rend un vibrant hommage à ceux du passé

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« Willaert e la Scuola Fiamminga a San Marco ». Adrian Willaert (1490-1562), Cipriano De Rore (c. 1515-1565), Jacques Buus (c. 1500-1565) et Pietro Lupus (c. 1490-c. 1530): Motets et madrigaux. Cappella Marciana, La Pifarescha, dir. Marco Gemmani.2019-69’14"-Textes de présentation en italien et en anglais-Textes chantés en latin et en italien, traduits en italien et en anglais-Concerto Classic 2117

À Genève, un sublime MESSIE !  

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Dans le cadre de sa série de concerts, le Service culturel Migros a la judicieuse idée de présenter Messiah (Le Messie) de Haendel, une dizaine de jours avant Noël, en faisant appel à Trevor Pinnock, l’un des pionniers en matière de musique ancienne, prônant l’utilisation des instruments d’époque, ce qui l’amena à fonder en 1972 ‘The English Concert’, mondialement réputé aujourd’hui. 

Pour ce Messie donné à Berne le 12 décembre, à Genève le lendemain, l’on a sollicité le concours du Freiburger Barockorchester, créé en 1985 par quelques étudiants de Fribourg-en-Brisgau. Qu’il est loin le temps où il était de bon ton de railler ces musiciens qui s’accordaient durant quarante minutes pour jouer faux pendant les vingt suivantes, alors que l’on entend ici de soyeuses cordes glissant de nerveux accents dans le premier air d’alto But who may abide the day of His coming ainsi que deux trompettes sonnant magnifiquement dans le célèbre solo de basse The trumpet shall sound.