Mots-clé : Reinoud Van Mechelen

Les tops du mois  : octobre 2020

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Cette sélection des concerts du mois d’octobre prend encore un aspect un peu particulier. Devant les incertitudes liées à la pandémie, les annulations et les changements de distributions, il n’est pas sûr que les concerts puissent avoir lieu avec les programmes et les artistes annoncés. Cela étant, les organisateurs de concerts rivalisent de panache pour continuer de proposer des évènements. Cette sélection, en rien exhaustive, est un choix de la Rédaction de Crescendo. 

À Bruxelles, le Belgian National Orchestra sera le fer de lance musical du Palais des Beaux-Arts avec la venue du surdoué David Afkham dans Brahms et Beethoven (9/10) et d'Anthony Hermus en remplacement de Dalia Stasevska (16/10). Enfin, notre compatriote David Reiland sera au pupitre du BNO et du Choeur Octopus pour un concert de Toussaint avec le Requiem de Mozart (30/10 et 1/11). 

Du côté du Brussels Philharmonic, on repense Mahler avec un programme qui propose “l'Abschied” du Lied von der Erde dans la transcription chambriste d’Arnold Schoenberg, et “l’Adagietto” de la Symphonie n°5 en miroir avec Within her Arms d’Anna Clyne. C’est à Flagey et au Concertgebouw de Bruges entre le 2 et le 4 octobre. À Flagey, on ne ratera sous aucun prétexte le concert Brahms par le Collegium Vocale de Gand et le pianiste Nelson Goerner (31/10).

Création de l’Armide de Lully révisé par Louis-Joseph Francoeur en 1778

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Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) et Louis-Joseph FRANCOEUR (1738-1804) : Armide, tragédie lyrique (version 1778). Véronique Gens (Armide), Reinoud Van Mechelen (Renaud), Tassis Christoyannis (Hidraot, la Haine), Chantal Santon Jeffery (Phénice, Lucinde), Katherine Watson (Sidonie, une naÏade, un plaisir), Philippe-Nicolas Martin (Aront, Artémidore, Ubalde), Zachary Wilder (le Chevalier Danois) ; Le Concert spirituel, direction Hervé Niquet. 2019. Notice en français, en anglais et en allemand. Texte complet du livret en français, traduction en anglais. 137.08. Un livre-disque de 2 CD Alpha 973. 

Paul Dombrecht nous rend une Passion selon Saint-Luc  de Homilius, adaptée par CPE Bach 

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Carl Philipp Emanuel BACH (1714-1788) : Passion selon Saint-Luc, adaptation d’une Passion de Gottfried August HOMILIUS (1714-1785). Caroline Weynants et Amélie Renglet, sopranos ; Clint Van der Linde et Rob Cuppens, altos ; Reinoud van Mechelen et Thibaut Lenaerts, ténors ; Huub Claessens et Lieven Termont, basses ; Il Fondamento, direction Paul Dombrecht. 2020. Notice en néerlandais, en français, en anglais et en allemand. Textes de la Passion en allemand. 76.05. Passacaille PAS 1052.

Un baroque d’aujourd’hui ?

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Pygmalion de Jean-Philippe Rameau et L’Amour et Psyché de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, dirigés par Emmanuelle Haïm et mis en scène par Robyn Orlin.  

Choisir Robyn Orlin comme metteure en scène, c’était espérer qu’une contemporanéité interpellante se conjugue avec des œuvres absolument typiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le résultat escompté : un baroque d’aujourd’hui. 

Une attente d’abord plutôt déçue avec Pygmalion dont la lecture révèle vite une conformité à « l’air du temps ». On se souviendra que le sculpteur tombe éperdument amoureux de la statue qu’il a conçue, au détriment de sa relation avec son amie Céphise. Amour s’en mêle pour que tout finisse bien. Une bonne idée scénique est celle de la création de la statue par un empilement d’images arrêtées de corps, projeté sur une immense toile. Mais le reste est convenu, comme l’évocation du snobisme mondain d’une soirée de vernissage, ou faussement innovateur avec ce Pygmalion narcissique vite attiré par d’autres conquêtes possibles. D’autre part, la chorégraphie -que l’on attendait- ne se déploie guère, condamnant les protagonistes à quelques gestes ressassés. Il est vrai que cette œuvre, si belle dans sa partition -et à laquelle rendent justice solistes et orchestre- est difficile à mettre en scène. Sa seule action est : « la statue se met en mouvement ».

Charpentier en Belgique

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Marc-Antoine CHARPENTIER (1643-1704) : Orphée descendant aux enfers, H. 471 ; La Descente d’Orphée aux enfers, H. 488. Vox Luminis et A Nocte Temporis, Lionel Meunier et Reinoud Van Mechelen, direction musicale. 2019. Livret en français, anglais et allemand. Textes inclus avec traduction anglaise. 82.22. Alpha 566.

Pygmalion et L’Amour et Psyché dans une diversité culturelle multi-couleurs

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Pygmalion de Jean-Philippe Rameau, acte de ballet, associé à L’Amour et Psyché, 3e entrée des Fêtes de Paphos, ballet héroïque de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, pour un spectacle en coproduction Opéra de Dijon, Opéra de Lille, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg et Théâtre de Caen, est un choix soigneusement arrêté par Emmanuelle Haïm. Après avoir fait tour de plusieurs idées, comme l’Anacréon de Rameau, d’autres Pygmalion tel celui De La Barre, ou faire précéder Pygmalion d’une partie construite autour d’airs de cour du XVIIe siècle, elle a opté pour le thème de l’amour, narcissique ou jaloux, créatif ou destructif, exprimé dans ces deux pièces.