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Festival de Lanaudière 2026 : Une 49e édition entre faste et nature

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L'excellent Festival de Lanaudière, leader nord-américain en musique classique fondé en 1978 , a dévoilé la programmation de sa saison 2026 qui se déploiera du 3 juillet au 2 août. Sous la direction artistique de Renaud Loranger, cette édition propose plus de 25 concerts conçus comme une conversation entre mémoire et imaginaire.

Les grands rendez-vous à l'Amphithéâtre

L'Amphithéâtre Fernand-Lindsay, plus grande salle de concert en plein air au Canada, accueillera 11 concerts majeurs :

  • Ouverture et Gala : Le 4 juillet, Nicolas Ellis et l’Orchestre de l’Agora présenteront Le Sacre du printemps, accompagnés des chants de gorge inuit de Lydia Etok et Nina Segalowitz.
  • L'excellence baroque : William Christie et Les Arts Florissants célèbrent le Grand Siècle avec un opéra de Marc-Antoine Charpentier le 11 juillet.
  • Rafael Payare et l'Orchestre Symphonique de Montréal : Le directeur musical de l'OSM sera omniprésent, notamment avec la Dixième de Chostakovitch (18 juillet), une Vie de héros de Strauss (31 juillet) et un programme virtuose avec le pianiste Bruce Liu (1er août).
  • Clôture lyrique : Yannick Nézet-Séguin dirigera l'Orchestre Métropolitain pour le Macbeth de Verdi le 2 août, juste avant de porter cette production au Metropolitan Opera.

Neujahrskonzert 2026. Yannick Nézet-Séguin, maître d’un renouveau straussien.

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Après un an d’attente, nos espérances étaient grandes à l’idée de voir Yannick Nézet-Séguin diriger ce Neujahrskonzert 2026. Le moins que l’on puisse dire est que le chef québécois a porté l’événement à un degré d’excellence inédit, conduisant même le Philharmonique de Vienne sans pupitre, dans la somptueuse Grande Salle dorée du Musikverein, pour un programme straussien audacieux et renouvelé.

Direction magistrale et innovations gestuelles.

Rompant avec cent quatre-vingt-deux ans de tradition, Nézet-Séguin a opté pour une direction de mémoire, libérée de tout support visuel. Cette liberté lui a permis des gestes amples et intuitifs, captivant tout à la fois l’orchestre et le public. Ses indications, d’une précision millimétrique dans les attaques des cuivres des galops — tels Malapou-Galop de Lanner ou Københavns Jernbane-Damp-Galop de Lumbye — s’alliaient à une souplesse aérienne dans les valses, révélant des phrasés oubliés : un legato diaphane dans Rosen aus dem Süden, un swing irrésistible dans la Olive Branch Waltz de Josef Strauss. Cette audace a insufflé un vent nouveau, transformant le concert en un dialogue vivant plutôt qu’en rituel touristique.

Un programme d’équilibre et d’ouverture sur le monde. 

Le programme intégrait deux premières mondiales pour ce concert : Sirenen Lieder de Josephine Weinlich, où harpe et vents tissaient une séduction mythologique envoûtante, et la Rainbow Waltz de Florence Price, dont les harmonies post-romantiques apportaient une tendresse émouvante — un véritable arc-en-ciel multiculturel au cœur du bal viennois. Encadrés par des classiques tels l’ouverture Indigo und die vierzig Räuber de Johann Strauss II ou Donausagen de Ziehrer, ces choix osaient l’inclusivité sans renoncer à l’élégance, portés par les cordes du Philharmonique, d’un velours somptueux dans les transitions les plus délicates.

Brahms par le COE : Veronika Eberle et Jean-Guihen Queyras admirables, Yannick Nézet-Séguin contestable

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C’est un concert exclusivement consacré à Brahms que nous propose l’Orchestre de Chambre d'Europe, sous la direction de l’un de ses membres honoraires, le chef canadien Yannick Nézet-Séguin. Comme son nom peut le laisser entendre (en version originale : Chamber Orchestra of Europe, souvent siglée « COE »), ce n’est pas une formation permanente attachée à une ville ou à un pays, mais des musiciens de toute l’Europe qui, depuis 1981, se retrouvent pour des sessions de concerts. Il n’a ni directeur musical ni chef d'orchestre titulaire. Si, à ses débuts, Claudio Abbado et à Nikolhaus Harnoncourt ont grandement contribué à fabriquer son identité artistique, de nos jours c’est bien Yannick Nézet-Séguin, star internationale de la direction d’orchestre, qui le fait briller aux quatre coins du monde.

Au programme, la traditionnelle trilogie ouverture-concerto-symphonie. Pour commencer, l’Ouverture tragique (des deux ouvertures écrites par Brahms, c’est « celle qui pleure », selon le compositeur – l’Ouverture pour une fête académique étant « celle qui rit »). Yannick Nézet-Séguin en donne une interprétation énergique et spectaculaire. Il y a beaucoup d’effets certes efficaces, mais le mystère et la poésie peinent à prendre leur place.

Rachmaninov à l’honneur à la Philharmonie du Luxembourg

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Ce samedi 28 octobre a lieu le deuxième concert du Philhadelphia Orchestra à la Philharmonie de Luxembourg. La phalange américaine est placée sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, directeur musical de cet orchestre depuis plus de 10 ans maintenant. En soliste, nous retrouvons un des pianistes les plus acclamés de sa génération, Daniil Trifonov. Tout comme pour le concert de la veille, cette soirée met la musique de Sergei Rachmaninov à l’honneur avec son concerto le moins connu, le Concerto pour piano et orchestre N°4 en sol mineur Op. 40, ainsi que sa célèbre Symphonie N° 2 en mi mineur Op. 27.

La soirée débute donc avec le Concerto pour piano et orchestre N°4. Ce concerto, commencé en Russie avant la révolution d’Octobre et terminé aux États-Unis en 1926 (avant d’être révisé en 1928 et 1941), est plus que probablement le moins connu de Rachmaninov. La création a eu lieu le 18 mars 1927 par le Philadelphia Orchestra sous la direction de Leopold Stokowski avec Rachmaninov en soliste. Les critiques à la première de cette œuvre étaient acerbes,et cependant, ce concerto est loin d’être inintéressant. Dès les premières mesures, nous sommes emportés par le tourbillon de l’orchestre avant de retrouver pied avec l’arrivée du piano. Cet Allegro Vivace permet de montrer la virtuosité du soliste. Il faut cependant attendre le tout premier grand tutti pour voir Daniil Trifonov se lâcher complètement. Le Largo est un moment de quiétude. Trifonov use d’un jeu délicat et musical qui a le don de capter toute l’attention de l’audience. Le troisième mouvement s’enchaine attaca au deuxième. Cette partie de l’œuvre est mouvementée, bien que d’un point de vue compositionnel, le flux de l’énergie ne soit pas  totalement continu. On peut tout de même percevoir un sens du rythme et des dynamiques probablement redevables à Prokofiev. Aussi bien le pianiste que l’orchestre sont très précis dans leur jeu malgré la difficulté de la mise en place de cette œuvre. Notons tout de même un petit moment de flottement de quelques mesures au début du troisième mouvement au niveau de la percussion et des contretemps mais cela s’est vite remis en place. Trifonov termine de nous séduire avec l’interprétation inspirée de ce dernier mouvement. Yannick Nézet-Séguin prête une attention particulière au soliste. L’orchestre est donc très précis dans toutes ses interventions et est parfaitement en place avec le pianiste. Ils accompagnent merveilleusement le soliste sans prendre trop de place, ce qui lui laisse la possibilité de faire montre de ses idées musicales et de sa maîtrise de l’œuvre. Dès la fin du concerto, le public acclame longuement cette prestation. En bis, Daniil Trifonov interprète sous l’œil bienveillant de Yannick Nézet-Séguin, assis sur son podium à côté du pianiste, une transcription de la Vocalise Op. 34 N°14 de Rachmaninov. Ce moment musical suspendu clôture de la plus belle des manières cette première partie.

Les débuts concertants épatants de Randall Goosby 

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Max Bruch (1838-1920) : Concerto pour violon n°1 en Sol mineur,  Op.26 ; Florence B.Price (1887-1953) : Adoration (arrangement de Jim Gray), Concerto pour violon n°1 en Ré, Concerto pour violon n°2. Randall Goosby, violon ; Philadelphia Orchestra,  Yannick Nézet-Séguin. 2022. LIvret en anglais, allemand et français. 73’50’’.  Decca 485 4234. 

Schumann pluriels comme nouveau classique 

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Clara Wieck-Schumann (1819-1826) : Concerto pour piano n°1 en la mineur, Op.7 ; Robert Schumann (1810-1856) : Concerto pour piano en la mineur, OP.54, Widmung, Op.25. Beatrice Rana, piano ; Chamber Orchestra of Europe, Yannick Nézet-Séguin. 2022. Livret en : anglais, allemand, français e italien. 57’22””. Warner Classics. 5054197 296253. 

Mahler en intégrale à Berlin 

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Gustav Mahler (1860-1911) : intégrale des symphonies. Lucy Crowe, Christiane Karg, Erika Sunnegardh, Susan Bullock, Anna Prohaska, Sopranos ; Gerhild Romberger, Nathalie Stutzmann Lilli Paasikivi, Altos ;  johan Botha, Tenor, David Wilson-Johnson, barytons ; John Relyea, basse. MDR-Rundfunkchor Leipzig, Rundfunkchor Berlin, Knaben des Staats- und Domchors Berlin, Berliner Philharmoniker : Daniel Harding, Andris Nelsons, Gustavo Dudamel, Yannick Nézet-Séguin, Kirill Petrenko, Simon Rattle, Bernard Haitink, Claudio Abbado. 2011-2020.  Livret en anglais et allemand. 1 coffret de  10 CDs + 4 Blu-ray. BPO.  

Verdi par Ildar Abrazakov

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Giuseppe Verdi (1813-1901) : airs d'opéra.  Ildar Abrazakov, basse ; Rolando Villazon,  ténor : Choeur et orchestre métropolitain de Montréal, Yannick Nézet-Seguin. 2019-71’11-présentation en anglais et allemand-textes en italien, anglais et allemand- chanté en italien-DG48336096

Tout Ravel en un siècle et en boîte intégrale

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 Maurice Ravel (1875-1936) : l’oeuvre intégrale. Enregistré entre 1913 et 2016 Livret en anglais, français et allemand. Artistes dont : Samson François, Bertrand Chamayou, Anne Queffelec, Martha Argerich, Jean Philippe Collard, Michel Béroff, Pierre Barbizet, Christian Ferras, Renaud Capuçon, Gautier Capuçon, le Quatuor Ebène, Jean Martinon, André Cluytens, Charles Munch, Carlo-Maria Giulini, Michel Plasson, Armin Jordan, Victoria de los Angeles, José van Dam, Mady Mesplé, Gabriel Bacquier, Gérard Souzay, Jessye Norman, Sabine Devieilhe. En bonus, 4 CD historiques comprenant des enregistrements rares de Ravel par Ravel, Robert Casadesus, Marguerite Long, Alfred Cortot, Marcelle Meyer, Henriette Faure, Arthur Rubinstein, Pierre Monteux, Quatuor Calvet, Francis Poulenc, Fanny Heldy, Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire Enregistré entre 1913 et 2016 21 CD Warner Classic. 0190295283261. 

Trois nouveaux concertos contemporains sous les doigts d’Alexandre Tharaud

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Hans ABRAHAMSEN (né en 1952): Left, alone ; Gérard PESSON (né en 1958): Future is a faded song; Oscar STRASNOY (né en 1970): Kuleshov. Alexandre Tharaud, piano. Rotterdam Philharmonic Orchestra, dir. Yannick Nézet-Séguin ; Frankfurt Radio Symphony, Tito Ceccherini ; Les Violons du Roy, dir. Mathieu Lussier. 2020-CD:62'55"-Textes de présentation en français, anglais et allemand-Erato 0190295323073

Mahler 8 à Philadelphie 

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Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°8. Angela Meade, Erin Wall, Lisette Oropesa,  sopranos ; Elizabeth Bishop, Mihoko Fujimura, contraltos ; Anthony Dean Griffey, ténor ; Markus Werba, Baryton ; John Relyea, basse ; Westminster Symphonic Choir, Joe Miller ; The Choral Arts Society of Washington,  Scott Tucker ; The American Boychoir, Fernando Malvar-Ruiz ; Michael Stairs ; Philadelphia Orchestra, Yannick Nézet-Séguin. 2016. Livret en anglais et allemand . 83’21. DGG. 483 7871

Destination Rachmaninov – Arrival

par

Sergei Rachmaninov (1873-1943) : The Silver sleigh belles, Op. 35, 1er mouvement – Concerto pour piano et orchestre n°1 en fa# mineur Op. 1 – Vocalise Op. 34 n°14 – Concerto pour piano et orchestre n°3 en ré mineur Op. 30. 2019-DDD-Textes de présentation en anglais et allemand-Deutsche Grammophon-4836617

Un Mozart vigoureux avec : Seong-Jin Cho

par

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 – 1791) : concerto pour piano N°20 en Ré mineur K 466 ; Sonates N°3 en Sib majeur K 281 et N°12 en Fa majeur K 332. Seong-Jin Cho, piano ; Chamber orchestra of Europe, dir. Yannick Nézet-Séguin. 2018-DDD-Livret en : anglais, allemand-CD DG 483 5522

Une brillante interprétation ruinée par un ténor indigne

par

Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) : La Clemenza di Tito. Rolando VILLAZON (Tito), Joyce DiDONATO (Sesto), Marina REBEKA (Vitellia), Regulia RÜHLEMANN (Servillia), Tara ERRAUGHT (Annio), Adam PLACHETKA (Publio), Orchestre de chambre de l'Europe, dir.: Yannick NEZET-SEGUIN. 2017-DDD-69'09 et 71'31-Textes de présentation en anglais, allemand et français- 2 CD DGD 483 5210.

La parfaite synthèse du génie de Leonard Bernstein

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Leonard BERNSTEIN
(1918 - 1990)
Mass
Kevin VORTMANN (ténor), solistes, Westminster Symphonic Choir, Temple University Concert Choir, The American Boychoir, Temple University Diamond Marching Band, The Philadelphia Orchestra, dir.: Yannick NEZET-SEGUIN
2018-Live- 53' 22'' et 54' 23''-Textes de présentation en anglais, allemand et français-chanté en latin, en anglais et en hébreu-Textes chantés inclus-2 CD DG 483 5009