A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Brillante ouverture de saison au Teatro Regio de Turin

par https://fortunasingles.com/

Le Teatro Regio de Turin ouvre sa saison avec une nouvelle production de l’’Otello" de Giuseppe Verdi. Le chef Gianandrea Noseda porte à bout de bras le plateau et l’orchestre, en leur insufflant une indomptable énergie dans une louable précision. Le décor de Saverio Santoliquido se résume à une accumulation de sacs de ciment édifiant les murs pivotants d’une forteresse.

Quand l'opéra contemporain crie la guerre

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Filip Van Roe © Reporters. Damien Jalet, Jason Kittelberger, Kozuki ‘Tsuki’ Kazutomi, Guro Nagelhus Schia (dance), Mark S. Doss (song)Back row: Gerald Thompson, Claron McFadden, Sara Fulgoni, Ed Lyon (song)

"Shell Shock, a Requiem of war" de Nicholas Lens
En 1994 était enregistré Flamma Flamma, véritable ovni musical du compositeur flamand Nicholas Lens, né à Ypres en 1957. Musique étrange et envoûtante, participant de l'opéra et de l'oratorio, mais aussi du rock et d'autres musiques, sans trame véritable autre que celle d'une méditation sur la vie et la mort.

Une reprise de Manon magnifiée par Annick Massis

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de Bretigny et Manon (acte iii)

C'était en juin 2012. L'ORW terminait sa dernière saison sous le chapiteau du "Palais Opéra", le directeur, Stefano Mazzonis di Pralafera, avait choisi Manon, et mettait lui-même l’opéra de  Massenet en scène. Cette production, bien accueillie, contait "l'histoire de Manon Lescaut" au travers des pages d'un livre figurant à chaque acte ou à chaque tableau un décor différent.

Une Manon de grande classe ouvre les feux à Lausanne

par https://fortunasingles.com/

Anne-Catherine Gillet, J.Osborn © Marc Vanappelghem

L’Opéra de Lausanne ouvre sa saison avec ‘Manon’ de Jules Massenet ; et Anne-Catherine Gillet s’empare du rôle-titre en lui conférant une crédibilité de chaque instant. Par la qualité de son timbre de grand lyrique, la provinciale naïve, riant sous cape des maladresses de Guillot de Morfontaine, se laisse gagner par la passion et par le plaisir qui précipite sa chute ;

La Gioconda ouvre la saison à Marseille

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Barnaba (Marco di Feici, Gioconda (Micaela Carosi) © Christian Dresse

Pour commencer la saison 2014-2015, l’Opéra de Marseille relève le défi de présenter l’un des ouvrages italiens les plus difficiles à monter, ‘La Gioconda’ d’Amilcare Ponchielli. Elaborée trois ans après ‘Aida’, sur un livret d’Arrigo Boito, créée à la Scala de Milan le 8 avril 1876, l’œuvre possède une dynamique théâtrale et une générosité mélodique qu’il faut pouvoir restituer.

Une Tosca de référence

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Martina Serafin (Tosca), Marcelo Alvarez (Mario Cavaradossi) et Ludovic Tézier (Scarpia) © Charles Duprat / Opéra national de Paris

Un envol de femmes nues (Bouguereau), une citation de Freud (le programme) un dramaturge  (pour épauler le metteur en scène ?) quelques allusions visuelles surgies du cinéma italien (Fellini, Pasolini ou Rosselini) et voilà Tosca telle qu'en elle-même l'a conçue Puccini !

De la fantaisie un peu appliquée

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La Cenerentola de Rossini
Julien Lubek et Cécile Roussat, tous deux élèves de l'École internationale de Mimodrame Marcel Marceau, sont comédiens, clowns, metteurs en scène ou chorégraphes, à l'envi : on se souvient de leur merveilleuse Flûte enchantée de Mozart, pleine de poésie, qui avait ravi le public lors du spectacle donné fin 2010 sur cette même scène de Liège. Le miracle ne s'est pas renouvelé, hélas.

Potache, le Barbier

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© Bernard Coutant / Opéra National de Paris

Avons-nous bien assisté à une représentation du Barbier de Séville ? Opéra d'un certain Gioacchino Rossini d'après la comédie de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1775) composé à l'âge de 24 ans, à Rome au début de l'année 1816 ? Ou bien à une partie de rigolade potache sur mur géant, se déboîtant en autant de gags simultanés dans un immeuble pivotant où fourmillent des créatures d'Almodovar, sur fond sonore de Rossini ?

Beau départ pour Opera Vlaanderen

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Caroline Whisnant (Elektra) © Annemie Augustijns

Elektra 
"Dirige Salomé et Elektra comme s'ils étaient de Mendelssohn : de la musique de fées." Tel était le conseil de Richard Strauss à un jeune chef d'orchestre en 1925. Dmitri Jurowski semble avoir parfaitement compris l'injonction amicale du Maître : à la tête d'un orchestre en grande forme, il a livré, de la partition, une lecture fabuleuse, aussi délicate que puissante, et ce dès le monologue initial d'Elektra "Allein ! Weh, ganz allein".

Un mausolée pour Traviata

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La Trviata de Verdi, mise en scène de Benoît Jacquot © E. Bauer / Opéra National de Paris

Aucune œuvre n'a célébré aussi superbement l'agonie du bel canto et le crépuscule de la voix humaine, en cette fin du XIXe siècle. Broyé comme l'héroïne par la poigne de fer de l'argent, de la corruption, de la rentabilité, l'art du beau chant s'y éteint avec le dernier cri de la mourante :  « Oh gioia ! ».