A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Hourvari !

par

Luciana d'Intino (Amneris), Oksana Dyka (Aida) et Marcelo Alvarez (Radamès)
© Opéra national de Paris/ Elisa Haberer

Aida à Opéra Bastille
Il y a bien longtemps que l'Opéra de Paris n'avait connu pareil hourvari! Car ce fut un beau tumulte. A la Générale, une dame s'écria à l'adresse du metteur en scène «Vous avez trahi Verdi!». A la Première du 10 octobre, ce fut bien pire. Car si pendant le spectacle, en présence de la ministre de la culture recroquevillée sur son siège, on notait des «mouvements divers», à la fin ce fut un tonnerre digne d'Hernani!

Une Armide sombre, dramatique

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© Monika Rittershaus

Armide occupe une place particulière dans l’oeuvre de Gluck. Opéra atypique? Oui, certes. Il est tout d’abord le seul dont la trame ne soit pas mythologique, s’inspirant du merveilleux chrétien de la Jérusalem délivrée du Tasse. Ensuite, cette trame est construite sur un livret datant du siècle précédent : Gluck, en effet, dans un superbe défi (1777), a repris le vieux livret de Quinault pour l’Armide de Lully (1686), geste assurément unique dans l’histoire du théâtre lyrique.

Claustrophobie et promiscuité à Strasbourg

par

© F. Godart

« De la maison des morts » est le cinquième opéra du cycle Janacek mis en scène par Robert Carsen, cycle initié en 1999 au Vlaamse Opera (Opéra de Flandre - Belgique) sous la direction artistique de Marc Clémeur. « Jenufa », « La petite Renarde  rusée» et « Kat’a Kabanova » ont déjà suivi Marc Clémeur à Strasbourg, « L’Affaire Makropoulos » s’y est jointe en 2011 avant que Robert Carsen ne propose maintenant « De la maison des morts ». 

A Liège, Attila sauvé par la musicalité

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Makvala Aspanidze (Orabella), Michele Petrusi (Attila) et Giuseppe Gipoli (Foresto)

Excellente initiative de monter, en cette année Verdi, un autre opéra de jeunesse que les sempiternels "Nabucco" ou "Macbeth". Créé en 1847 avec un succès rapide, il précède "Macbeth" dans le corpus verdien. Il n’en a pas sans doute les intuitions géniales mais représente à coup sûr les “années de galère” avec beaucoup de panache.

Le sacre de Sophie Koch

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Alceste (Sophie Koch), Admète (Yann Beuron), et La Mort (Choeur des Musiciens du Louvre Grenoble) © Opéra National de Paris/Agathe Poupeney

Alceste de C. W. von Gluck
Le chant français se porte bien. Très bien même. De grands interprètes triomphent actuellement sur les scènes : Dessay, Gens, Piau, Petibon, Gillet, Delunsch, Massis, Lemieux, Brunet, Koch, Beuron, Naouri, Degout, Lapointe, Bou, Antoun, Lhôte, Pomponi, Cavallier, Le Texier… La floraison est extraordinaire. A l’instar de la résurgence du bel canto italien dans les années 1960-1970 grâce à de nouvelles voix propres à ce répertoire, voici donc revenir en force le grand opéra français dans ce qu’il a de plus noble et de plus fort.

A Genève, une distribution vocale indigne de la "folle journée"

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Guy Joosten

Avec le chef-d’œuvre de Mozart, l’Opéra de Lausanne a achevé, en juin, sa saison 2012-2013 ; comment expliquer que, à soixante kilomètres de distance, le Grand-Théâtre ouvre le rideau avec le même ouvrage ? Le répertoire serait-il devenu pauvre au point de tourner sur une dizaine de titres ? Le seul mérite de cette présentation émane de la mise en scène de Guy Joosten, usant du cadre d’une serre de jardin avec un Fragonard en toile de fond et des costumes années cinquante pour laisser se dérouler la ‘folle journée’ à un rythme haletant.

Salzburger Festpiele 2013

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DON CARLO 2013: JONAS KAUFMANN (DON CARLO), THOMAS HAMPSON (RODRIGO, MARCHESE DI POSA), ANJA HARTEROS (ELISABETTA DI VALOIS), MARIA CELENG (TEBALDO), MATTI SALMINEN (FILIPPO II). © Monika Rittershaus
 

Pour sa deuxième et déjà avant dernière édition du Festival de Salzbourg – il quitte le festival prématurément pour prendre la direction de la Scala de Milan - Alexander Pereira avait préparé un programme volumineux. Six semaines et deux jours (19 juillet – 1er septembre) avec en moyenne au moins quatre manifestations par jour : opéras, théâtre, concerts et récitals variés, classique et contemporain, créations et projets pour un jeune public.

Le Festival Rossini de Pesaro 2013

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© Studio Amati Bacciardi

Pour sa 34e édition, le Rossini Festival de Pesaro affichait de nouvelles réalisations de « L’Italiana in Algeri » et « Guillaume Tell », une reprise de la production de « L’occasione fa il ladro » signée Jean-Pierre Ponnelle, une version de concert de « La donna del lago » et les représentations déjà traditionnelles de « Il viaggio a Reims » par les jeunes artistes de l’Accademia Rossiniana ». Comme d’habitude il y avait aussi quelques concerts de belcanto, pas seulement réservés à la musique de Rossini par les ténors Michael Spyres, Celso Albelo en Yijie Shi, un « Omaggio a Verdi » par la soprano Marina Rebeka et des soirées dédiées aux « Péchés de vieillesse » de Rossini par le pianiste Bruno Canino.