A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Rossinissimo à Salzbourg

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Rossinissimo, thème du Festival de Pentecôte 2014, le troisième sous la direction artistique de Cecilia Bartoli qui a déjà accepté de renouveler son mandat pour trois ans. Le programme bien garni proposait pendant cinq jours trois représentations d’opéra (deux Cenerentola et Otello), deux récitals de chant (Franco Fagioli et Joyce DiDonato), un récital de piano (David Fray), trois concerts (Stabat Mater, Petite Messe Solennelle, Gala-Rossini), trois représentations de marionnettes (Il Barbiere di Siviglia par le Salzburger Marionettentheater) et un diner de gala «à la Rossini», le tout accompagné d’une exposition (Rossini-mania Wien 1822) et la projection de films d’opéras de Rossini. 

Un opéra au cirque, pour notre plus grand bonheur

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Le rideau s'ouvre à moitié : apparaît un clown. Diantre, sommes-nous dans I Pagliacci ? Non, le clown ne chante pas Si puo ?, il rit, traîne un sac d'où il sort... une poupée désarticulée, puis éclate en sanglots. La rideau s'ouvre alors en entier, et découvre la scène d'un cirque, avec gradins et un monde fou : c'est la fête du duc de Mantoue ! Ainsi commence cette très originale production de Rigoletto, l'immortelle partition de Verdi, mise en scène par Robert Carsen, créée à Aix-en-Provence, et coproduite par l'Opéra national du Rhin, le Théâtre Bolchoï de Moscou et le Grand Théâtre de Genève.

Même sans (vraie) mise en scène, le bel canto triomphe

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Elisabetta, Elisa BARBERO et Maria Stuarda Martine REYNERS (photo Jacky Croisier)

Maria Stuarda de Donizetti

Créée en 1835 à la Scala de Milan, Maria Stuarda représente le bel canto à son apogée. Bellini meurt la même année, laissant Donizetti maître absolu de la scène lyrique italienne, Rossini s'étant tu et Verdi n'ayant pas encore émergé.

Et de cinq sur cinquante !

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La Bonne d'enfant d'Offenbach
Un pari fou ? Oui ! C'est l'idée de Jean-Christophe Keck, spécialiste du Maître : remonter toutes les opérettes en un acte d'Offenbach -il y en a plus de cinquante ! Le voilà parti pour plusieurs années. Tous les mois, il va donc rejouer ces petits bijoux à la Péniche Opéra, quai de la Loire, pour le plus grand bonheur des amateurs qui ne peuvent se contenter des éternels Orphée aux Enfers, La Belle Hélène ou La Périchole.

Un chef et un Hagen d’exception pour ‘Le Crépuscule des Dieux’ à Genève

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Sur la scène genevoise s’achève magistralement la ‘Tétralogie’ dirigée par Ingo Metzmacher et mise en scène par Dieter Dorn et Jürgen Rose. La première raison en est le chef Ingo Metzmacher, à la tête des Chœurs du Grand-Théâtre de Genève et de l’Orchestre de la Suisse Romande, pétrissant infatigablement la matière en fusion du ‘Crépuscule des Dieux’ et lui donnant une dynamique qui tient le spectateur en haleine depuis le prologue jusqu’aux dernières mesures de ce très long ouvrage ; s’estompent ainsi les trop nombreux ‘tunnels’ qui en plombent l’action.

L’indéniable réussite des ‘Troyens’ à la Scala de Milan

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Pour six représentations à guichet fermé, la scène milanaise reprend la production de David McVicar conçue pour le Royal Opera de Covent Garden en juin 2012 et dirigée déjà par Antonio Pappano. Que dire des décors d’Es Devlin et des costumes de Moritz Junge, sinon que, dans ‘La prise de Troie’, le gigantesque cylindre métallique laissant apparaître une monstrueuse tête de cheval est aussi impressionnant que les murailles à étages de Carthage et cette maquette de cité servant de plateforme à l’action de la seconde partie ?

"Il Barbiere di Siviglia" chez Fellini !

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Annalisa Stroppa, Edgardo Rocha et Marc Mazuir © M. Vanappelghen

L’Opéra de Lausanne reprend la brillante production qu’Alberto Sinivia avait conçue en 2009 pour le chef-d’œuvre de Rossini, en plaçant, en lever de rideau, une scène parlée tirée de ‘Prova d’orchestra’, l’un des derniers longs métrages de Federico Fellini.