A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Les exigences d'un "grand opéra"

par

© Production Image / Cooper

Les Vêpres siciliennes au Royal Opera House
Pour célébrer le 200e anniversaire de Verdi le Royal Opera de Londres a choisi de présenter, pour la toute première fois de son histoire « Les Vêpres siciliennes » un « grand opéra «  en cinq actes que Verdi composa pour l’Opéra de Paris. La première du 13 juin 1855 fut très bien accueillie. Les commentaires d' Hector Berlioz étaient très élogieux mais « Les Vêpres siciliennes » n’ont pas réussi à s’assurer une place dans le répertoire. Même les efforts de Verdi pour le relancer en 1863 en adaptant quelques rôles pour des chanteurs choisis n’ont pas abouti et c’est comme « I vespri siciliani » comme s’appelle la version italienne depuis 1861, que l’œuvre a été le plus représentée.

rainforest creative writing

par

© GTC/Carole Parody

En mars 2013, le Grand-Théâtre de Genève avait présenté le prologue de la Tétralogie, ‘Das Rheingold’, dans une mise en scène de Dieter Dorn, des décors et costumes de Jürgen Rose avec Ingo Metzmacher à la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande. La même équipe s’attaque maintenant à la première journée, ‘Die Walküre’, avec le même propos, celui de respecter les lignes de force de la trame dans un dépouillement scénique pleinement assumé.

Wagner Geneva Festival : une occasion ratée

par

Der fliegende Holländer (version parisienne de 1841) 
Depuis le 26 septembre, Genève vit à l’heure du bicentenaire de Wagner grâce à un important festival qui, jusqu’au 6 novembre, accumule récitals, concerts, théâtre musical, cinéma, danse et expositions et, surtout, présente une première ébauche de ‘Der fliegende Holländer’ conçue pour Paris.

Le Sérail enlevé, que reste-t-il ?

par

Bassa Selim et Konstanze

Die Entführung aus dem Serail à l'ORW
Composé immédiatement après Idoménée, L'Enlèvement au Sérail (1782) est l'opéra le plus heureux de Mozart, un de ses plus grands succès aussi. Dans un équilibre unique, il conjugue la verve enjouée du Singspiel avec un message inattendu, incorporé fort heureusement dans ce genre nouveau : la tolérance, issue de la philosophie des Lumières.

Un lent et poignant crescendo

par

© Vincent Pontet

La Vestale aux Champs Elysées
Phare de l'art napoléonien, La Vestale de Spontini (1807) poursuit la réforme de la tragédie lyrique entreprise par Gluck, sublime les opéras de l'époque (Méhul, Lesueur) et annonce le Grand Opéra français par un saisissant climat préromantique. Elle n'est jamais vraiment tombée dans l’oubli, grâce à des reprises périodiques dues à certaines grandes interprètes telles Maria Callas ou, plus près de nous, Montserrat Caballé ou Renata Scotto.

Sauvés par la musique et les chanteurs

par

© Jean-Louis Fernandez

Dialogues des Carmélites à Lyon
« Il est préferable quelle n’en croie pas d’abord ses yeux ni ses oreilles ». Cette phrase de la Nouvelle Prieure des Carmélites pourrait être une recommandation au public qui assiste à la nouvelle production de « Dialogues des Carmélites » à l’Opéra de Lyon.
Ses yeux, confrontés à la mise en scène très discutable de Christophe Honoré dans le décor d’Alban Ho Van et les costumes de Thibault Vancraenenbroeck. Ses yeux et ses oreilles devant une action scénique constamment en contradiction avec le texte de Bernanos.

Hourvari !

par

Luciana d'Intino (Amneris), Oksana Dyka (Aida) et Marcelo Alvarez (Radamès)
© Opéra national de Paris/ Elisa Haberer

Aida à Opéra Bastille
Il y a bien longtemps que l'Opéra de Paris n'avait connu pareil hourvari! Car ce fut un beau tumulte. A la Générale, une dame s'écria à l'adresse du metteur en scène «Vous avez trahi Verdi!». A la Première du 10 octobre, ce fut bien pire. Car si pendant le spectacle, en présence de la ministre de la culture recroquevillée sur son siège, on notait des «mouvements divers», à la fin ce fut un tonnerre digne d'Hernani!

Une Armide sombre, dramatique

par

© Monika Rittershaus

Armide occupe une place particulière dans l’oeuvre de Gluck. Opéra atypique? Oui, certes. Il est tout d’abord le seul dont la trame ne soit pas mythologique, s’inspirant du merveilleux chrétien de la Jérusalem délivrée du Tasse. Ensuite, cette trame est construite sur un livret datant du siècle précédent : Gluck, en effet, dans un superbe défi (1777), a repris le vieux livret de Quinault pour l’Armide de Lully (1686), geste assurément unique dans l’histoire du théâtre lyrique.