Le monde d’après II - La gratuité sera-t-elle le second clou du cercueil de la culture ?
Nous poursuivons la scénarisation possible du monde tel qu’il pourrait être à la sortie de la crise du Covid-19. L’épidémie va sans aucun doute déboucher sur des transformations majeures et le domaine de la musique classique ne devrait pas être épargné par des métamorphoses. Nous attirons votre attention sur le fait qu’il ne s’agit que de scénarios, cela ne veut pas dire que ce qui est écrit peut se produire, ni même que nous souhaitons cette évolution. Après un premier texte sur la démondialisation de la musique classique, nous évoquons ici des conséquences de la gratuité telle qu’elle s’est imposée dans cette période de confinement.
L’Organisation Mondiale de la propriété intellectuelle, institution spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Genève, vient de lancer, via son Président Francis Gurry, une alarme quant aux conséquences de la multiplication de l’accès gratuit des contenus culturels : livres, concerts et autres. La gratuité qui s’est multipliée en cette période de confinement pose des problèmes liés aux respects de la propriété intellectuelle et des droits des différents acteurs professionnels. Cette prise de position survient au moment de l’entrée en vigueur du Traité de Pékin signé en 2012 et qui prévoit une meilleure protection des artistes de l’audiovisuel. Etrange coïncidence !