L'International Music Academy du Liechtenstein et les ICMA étendent leur coopération

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En 2016, le jury des International Classical Music Awards (ICMA) et la Fondation International Music Academy du Liechtenstein ont créé leur prix : le Discovery Award destiné à distinguer les jeunes musiciens de 12 à 18 ans, et qui, depuis cette année, constitue un élément important des prix annuels des ICMA. 

Les deux partenaires ont signé un nouveau contrat, assurant ainsi leur collaboration pour trois années supplémentaires, de 2022 à 2024.

Grâce à son jury indépendant composé de 19 critiques musicaux de 16 pays, les ICMA contribuent activement à permettre à  des jeunes musiciens d’obtenir la reconnaissance dont ils auront besoin dans ce monde en rapide évolution et ce prix  les encourage à relever les défis futurs. "Nous sommes très heureux d'organiser le “Discovery Award” en étroite coopération avec l'Académie internationale de musique du Liechtenstein et de recevoir le soutien financier nécessaire de la part de leur Fondation, ce qui nous permet de développer ce projet de la meilleure façon possible", déclare Remy Franck, président du jury ICMA. 

"La coopération entre notre Académie et les ICMA a été très fructueuse jusqu'à présent, et le Discovery Award vient compléter notre objectif de former des musiciens exceptionnels de manière holistique", déclare Drazen Domjanic, directeur artistique et directeur général de l'Académie internationale de musique du Liechtenstein.

Depuis  2016, les récipiendaires sont :  Nikola Song, flûte ;  Robert Neumann, piano ;  Yuan Yu, flûte ;  Eva Gevorgyan, piano ; Philipp Schupelius, violoncelle ;  Maya Wichert, violon et  Julian Kainrath, violon

Les ballets russes en boîte grâce à Warner 

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Diaghilev. Ballets russes. Oeuvres de : Nikolai Tcherepnin (1873-195), Alexander Borodine (1833-1887), Nikolai Rimsky-Korsakov (1844-1908), Adolphe Adam (1803-1856), Robert SChumann (1810-1856), Igor Stravinsky (1882-1971), Carl Maria von Weber (1786-1826), Piotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893), Paul Dukas (1862-1918), Mily Balakirev (1836-1010), Maurice Ravel (1875-1937), Florent Schmitt (1870-1958), Richard Strauss (1864-1949), Gabriel Fauré (1845-1924), Vincenzo Tommasini (1878-1950), Anatoly Liadov (1855-1914), Erik SAtie (1886-1925), Ottorino Respighi (1879-1936), Manuel de Falla (1876-1946), SErge Prokofiev (1891-1953), Françis Poulenc (1899-1963), Modest Moussorgsky (1839-1881), Georges Auric (1899-1983), Georg Frideric Haendel (1685-1759),  Darius Milhaud (1892-1974), Henri Sauguet (1901-1989). Livret en anglais, allemand et français.  1 coffret de 22 CD Warner.  0190296477157. 

Contrastes musicaux à Namur avec l'OPRL

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Samedi 30 avril 2022, 19h, j’entre pour la première fois dans la toute nouvelle salle du Grand Manège. Je suis tout de suite conquis par l’esthétique de la salle et la disposition des sièges qui permet à tous de voir parfaitement l’entièreté des musiciens. Mais la soirée a peiné à attirer les foules.  

L’Orchestre Philharmonique royal de Liège, sous la baguette du chef indonésien Adrian Prabava, débute cette représentation avec Phaéton de Saint-Saëns, poème symphonique contant l’histoire d’un jeune dieu incapable de mener le Char du Soleil au ciel. Bien que tout soit parfaitement en place, c’est une version plutôt terne du poème symphonique que nous livre l’orchestre liégeois. Une grande partie de l’œuvre est jouée sans guère de contraste, même si la dernière partie laisse entrevoir les nombreuses qualités de l’orchestre.

C’est sur la même lancée que les musiciens jouent le Concerto pour violon n°3 de Camille Saint-Saëns. Bien que le soliste Marc Bouchkov, lauréat du Concours Reine Elisabeth 2012, nous livre une très belle prestation, avec un son très rond et chaleureux, d’un bout à l’autre du concerto, l’orchestre met un peu plus de temps à entrer dans la pièce. Mais le jeu s’améliore sans cesse, annonçant une belle deuxième partie.

Réédition des quatre symphonies de Schumann par Roger Norrington à Stuttgart

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Robert Schumann (1810-1856) : Symphonie no 1 en si bémol majeur Op. 38 ; Symphonie no 2 en ut majeur Op. 61 : Symphonie no 3 en mi bémol majeur Op. 97 ; Symphonie no 4 en ré mineur opus 120. Roger Norrington, Orchestre de la SWR de Stuttgart. Septembre 2004. Pas de livret, mais bref texte en allemand et anglais sur les volets du digipack. Deux CDs 72’02 + 70’36. SWR>>Music SWR19530CD

A Genève,  un OCL mi-figue mi-raisin  

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Faut-il vraiment qu’un orchestre de chambre aborde le grand répertoire symphonique ? C’est la question cruciale qui se pose au sortir du concert donné par l’Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé par le jeune Jamie Phillips au Victoria Hall de  Genève le jeudi 28 avril.

Même si l’Ouverture Coriolan de Beethoven prend un caractère farouche par la véhémence tragique des accords initiaux, l’on doit rapidement se rendre compte que l’étoffe des cordes paraît bien mince avec ses six premiers et six seconds violons qui luttent contre la phalange des bois par deux, des deux cors, des deux trompettes et des timbales. 

Le fait s’aggrave avec le Concerto pour violoncelle en si mineur op.104 d’Antonín Dvořák  dont le canevas nécessite en outre deux cors de plus, trois trombones et un tuba. Et tout ce petit monde des instruments à vent s’ingénie à jouer sempiternellement forte, en oubliant que le dialogue avec un soliste requiert aussi l’obligation de savoir l’accompagner. Xavier Phillips transpire sang et eau pour faire entendre la magnifique sonorité ambrée de son violoncelle qui trouve néanmoins des accents bouleversants d’émotion à insuffler à un Adagio ma non troppo intimiste. Et dans le sillon labouré du Final, il réussit à imposer un discours pathétique faisant grand effet sur le public qui l’applaudit à tout rompre.

Après l’entracte « Fortunio » d’André Messager 

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Hasard de mes pérégrinations à l’opéra, après le Mignon de Liège, le Fortunio de Nancy. Deux « opéras-comiques », deux œuvres plutôt légères, destinées initialement à un public venu vivre de belles émotions qui ne l’engageaient ni ne l’effarouchaient pas trop et lui valaient un bon divertissement socio-musical. Mais les deux fois, des œuvres qui, finalement, se révèlent de réelle intensité. Ainsi, si ma critique de Mignon était significativement titrée « De l’opérette à l’opéra », cette fois, pour ne pas reprendre le même titre, j’ai choisi « Après l’entracte ».

C’est qu’en effet, la première partie de l’œuvre de Messager est éminemment légère, avec ses situations et personnages typés. Une petite ville de province profonde, son notable (le notaire André), la belle et prude épouse de celui-ci (Jacqueline), un régiment qui passe (et son séducteur galonné de capitaine Clavaroche), un jeune homme timide et poète (Fortunio). Tout est prêt pour une sorte de vaudeville avec un mari-papa, sa femme qui « se réveille » dans les bras du capitaine, et la bonne idée du « chandelier », une sorte de paratonnerre : Fortunio, leurre amoureux qui distraira le mari, le trompant sur la réalité de la situation. Léger ? Cela commence par une partie de pétanque, cela nous vaut des vers immortels : « Il était gris, la nuit était noire », « C’est un morceau de roi, c’est un morceau pour moi » ; et bien sûr un amant caché dans le placard ! La musique et les airs sont à l’exacte mesure de cette histoire attendue. Agréables à écouter.

Cellular Songs de Meredith Monk : un corps complexe en mouvement

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Captivée par le livre-somme de Siddhartha Mukherjee (L'Empereur de toutes les maladies : Une biographie du cancer), Meredith Monk met en relation Trio No. 1, sur lequel elle travaille à l’époque de sa lecture, et ce qu’elle apprend à propos de la biologie de la cellule, cette unité de base de la vie, son intelligence, sa capacité de coopération indispensable à un fonctionnement coordonné d’une ample complexité : comme la cellule humaine, chaque morceau est au service d’un tout et les voix s’entremêlent, se répondent, se complètent pour une musicalité qui les dépassent – qui chante quoi exactement, on a beau s’accrocher à un point de repère, on finit toujours par le perdre et se fondre dans l’ensemble.

Après la rétrospective de ses 50 ans de carrière (des performances-marathons avec Lukas Ligeti, John Zorn ou DJ Spooky au Carnegie’s Zankel Hall en 2015), Monk veut revenir sur scène (depuis toujours, elle interprète sa propre musique) avec plus de légèreté et du matériau neuf. Le cycle Cellular Songs, mis en forme pour le Vocal Ensemble, exclusivement féminin, s’impose comme un prototype pour une société qui ne reposerait plus sur la cupidité, la concurrence, la cruauté, mais sur la coopération, ingrédient principal de l’action des trente mille milliards de cellules de notre corps pour créer la vie : l’étroit entrelac de voix naît des manches qu’on retrousse, de la confiance qu’on se fait, d’une méditation en mouvement qui se joue des pensées parasites.