Reprise du Lear de Reimann au Palais Garnier 

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Créée en 2016, cette production de Lear d’Aribert Reimann se voit proposée en reprise sur la scène de l’Opéra de Paris. Tout a été dit sur cette oeuvre presque mythique d’un compositeur qui a osé s’attaquer à une adaptation opératique de la pièce de Shakespeare, pièce qui avait rebuté autant Verdi que Debussy ! Longtemps marquée par la prestation du créateur du rôle Dietrich Fischer-Dieskau, l’oeuvre se faisait assez timide sur la scène avant d’être frappée par un revival tant dans la sphère germanique qu’à travers les scènes lyriques mondiales comme en témoignent cette reprise parisienne puis le voyage de cette production sur la scène du Teatro Real madrilène. Les errances du vieux roi et les disputes fratricides et mortelles pour le pouvoir trouvent sans aucun doute un écho particulier en ces temps de “populismes” ou de “trumpitude”, la vraie folie n’est décidément pas si loin de cette mise en scène par le grand auteur ! 

Le Maximum du minimal à Luxembourg

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« Less is more » est le thème du festival de musique contemporaine de la Philharmonie Luxembourg (jusqu’au 1er décembre), au livret maousse costaud, alternant les langues comme il est de coutume dans ce pays minimal à l’ouverture maximale. La base de la musique minimaliste est un matériau minime, tel l’ADN qui, avec ses seules trois lettres, génère et différencie tout être vivant, ou le binaire informatique, qui code et diffuse, avec de simples 1 et 0, presque tout ce qui se perçoit (Lionel Detry).

Pour Georg Friedrich Haas, dont le Konzert für Klangwerk und Orchester (commande Philharmonie et Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Wiener Konzerthaus, Gürzenich-Orchester Köln et Casa da Música, Porto), écrit pour les baguettes de Christoph Sietzen, est créé ce soir, la forme extrême du « less is more » est le 4’33" de John Cage. Ça se tient. 

A l’OSR,  le pianiste Paul Lewis à la rescousse  

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Pour sa série de concerts ’Espressivo’, l’Orchestre de la Suisse Romande invite un chef letton, Andris Poga, actuel directeur musical de l’Orchestre National de Lettonie et, en soliste, le pianiste britannique Paul Lewis. 

Et c’est lui qui ouvre les feux avec le 27e Concerto en si bémol majeur K.595 de Mozart en bénéficiant des demi-teintes tragiques d’un canevas instrumental ne comportant que huit premiers et huit seconds violons pour imposer un phrasé sobre qui masque le cafouillage des bois et une ligne de chant élégante qui, sporadiquement, se voile de tristesse. Le Larghetto est développé dans un son racé qui, dans le cantabile, épouse le phrasé des vents, tandis que le rondò final contraste par une apparente espièglerie que sous-tend une énergie pré-beethovenienne. Et c’est justement au maître de Bonn et à ses Bagatelles op.126 qu’il emprunte un bis empreint d’une indicible mélancolie.

Orgue à Toul

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Le grand orgue restauré de la cathédrale Saint-Etienne de Toul. Œuvres de Couperin, Bach, Haydn, Mendelssohn, Tournemire, Messiaen, Gigout et Haendel. Orchestre de chambre du Marais, Pascal Vigneron, orgue et direction. 2019. Livret en français et en anglais. 71.07. Quantum QM 7083.

Konstantin Scherbakov : transcendant ?

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Franz LISZT (1811-1886) : Etudes d’exécution transcendante, S 139 ; Sergei LYAPUNOV (1859-1921) : Etudes d’exécution transcendante op. 11. Konstantin Scherbakov. 2019. Livret en anglais. 65.30 (Liszt) ; 72.51 (Lyapunov). 2 CD Steinway & Sons 30098. 

La voix d’Edison Denisov

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Edison DENISOV (1929-1996) :  Édition d’anniversaire : Peinture pour orchestre–Concerto pour flûte–Symphonie n° 1 (suivie, en guise de bonus, d’un fragment d’une répétition). Dimitri DENISV (flûte), Orchestre symphonique du ministère de la culture d’URSS, dir. : Guennadi ROJDESTVENSKI. DDD–2019–49’ 26 et 63’ 48’’–Textes de présentation en russe et en anglais–Melodia MEL CD 10 02604

Steve Reich/Gerhard Richter/Corinna Belz - Concert visuel aux Rainy Days de Luxembourg

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Asservie à la devise « less is more » - car « on ne peut plus croître dans un monde fini » -, l’édition 2019 de Rainy Days, festival de musique contemporaine de la Philharmonie Luxembourg (jusqu’au 1er décembre), explore la réduction et se concentre sur l’essentiel. Au programme ce dimanche soir, un essentiel plutôt foisonnant, aussi bien sonore que visuel. Dans le milieu parfois hermétique de la culture contemporaine, Steve Reich occupe cette place particulière d’icône souriante sous son indétrônable casquette, volontiers accessible à son public et mouillant, encore jusqu’il y a peu, volontiers sa chemise sur scène. A 83 ans, ce pionnier de la musique minimaliste (ou répétitive, c’est selon) fait encore preuve d’une remarquable envie de composer, et c’est d’ailleurs une première en Europe continentale à laquelle se frotte l’Ensemble Intercontemporain (Paris) avec Reich/Richter (2019). Les trois œuvres retenues balaient cinquante années d’écriture et se présentent en gradation d’effectif instrumental.

Jae-Hyuck Cho à l'orgue

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Bach (1685-1750) : Toccata et Fugue BWV 565 ; Widor (1844-1937) : Sicilienne du Bach’s Memento n° 5 et Toccata de la Symphonie pour orgue n° 5 ; Kim (1980) : Pahdo ; Liszt (1811-1886) : Fantaisie et Fugue sur un thème de Bach et Fantaisie et Fugue sur le choral « Ad nos, ad salutarem undam ». Jae-Hyuck Cho à l’orgue de l’église de la Madeleine à Paris. 2019. Livret en anglais et en français. 72.24. Evidence EVCD058.

Chostakovitch joue Chostakovitch

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Dimitri CHOSTAKOVITCH (1906-1975) : Œuvres diverses pour piano seul - Sonate pour violon - Sonate pour violoncelle - Trio pour piano n° 2 - Quintette avec piano - Concertos pour piano n° 1 et n° 2 - Concertino pour deux piano - Symphonie n° 10 (arrangement pour deux pianos) - Poésie populaire juive (extraits). Dimitri CHOSTAKOVITCH (piano), David OISTRAKH (violon), Daniil SHAFRAN (violoncelle), Milos SADKO (violoncelle), Mieczyslav WEINBERG (piano), Iosif VOLOVNOK (trompette), Nina DORLIAK (soprano), Zara DOLUKHANOVA (contralto), Aleksei MASLENNIKOV (ténor), Quatuor Beethoven, Orchestre philharmonique de Moscou (dir. : Samuil SAMOSUD), Orchestre symphonique de la radio de Moscou (dir. : Alexander GAUK). ADD–2019–75’ 17’’, 78’ 52’’, 61’ 57’’, 54’ 41’’ et 72’ 40’’–Textes de présentation en russe et en anglais–Melodia MEL CD 10 02596