Mots-clé : Benoît Mernier

Clara Inglese chante Ophélie

par

Dans le flot incessant et pléthorique des nouveautés, rares sont celles qui sortent foncièrement du lot en attirant l’esprit ! Dans ce cadre, cet album Cyprès intitulé “Ophelia | songs of exile” séduit par sa pertinence éditoriale et ses hautes qualités musicales. Mêlant répertoire et création, il dresse un portrait d’Ophélie, personnage de la tragédie d’Hamlet de Shakespeare. Crescendo Magazine rencontre la soprano Clara Inglese, l’initiatrice de cet album.     

Ce disque est consacré au personnage d’Ophélie. Qu’est-ce que ce personnage mythique de la littérature vous inspire ? Pourquoi lui consacrer un disque ?

Ophélie m’inspire une sorte d’immense quête d’identité ; la quête d’une identité féminine, du sentiment amoureux et de la mort. Ces rapports entre l’amour et la mort sont au coeur de la tragédie d’Hamlet.

Mon rapport à Ophélie est une longue histoire qui se développe dans le temps. J’ai étudié la philologie romane à l’Université Saint-Louis à Bruxelles. Lors d’un cours sur la philosophie de littérature, le professeur faisait étudier Hamlet et lorsqu’il a abordé le personnage d’Ophélie dans une perspective existentielle, j’ai été tétanisée ! C’était un choc artistique et émotionnel et j’ai été hypnotisée et captivée par sa découverte. À l’époque, je suivais des cours de chant, mais alors sans perspective de faire une carrière musicale, et je me suis dit qu’un jour je ferais quelque chose autour d’Ophélie. Au fur et à mesure de mes études musicales, j’ai abordé le répertoire qui l’évoquait avec des lieder de Richard Strauss ou Dmitri Chostakovitch. Année après année, je me suis confortée dans la perspective de développer ce projet. 15 ans après ma découverte du personnage, ce disque s’est concrétisé !

Benoît Mernier : explorations musicales

par

Benoît MERNIER (°1964) : Dickinson Songs ; Concerto pour orgue
La Choraline, dir. Benoît Giaux ; Orchestre symphonique de la Monnaie, dir. Alain Altinoglu ; Olivier Latry, orgue ; Orchestre National de Belgique, dir. Hugh Wolff
2018 DDD 51’08 Livret français, néerlandais, anglais  CD Cyprès CYP 4649

https://meister-gruppe.com/avis-site-de-rencontre-totalement-gratuit/

par
Mernier

Benoît Mernier

Après Pinocchio, le dernier opéra de Philippe Boesmans créé cet été au Festival d'Aix-en Provence et qui fêtait le retour de la Monnaie en ses murs pour ouvrir la saison, et avant Scena “E vidi quattro stelle” (frammenti dal Purgatorio di Dante) pour soprano, baryton, cornet à bouquin, trois saqueboutes (ou trombones), harpe et grand orgue de Bernard Foccroulle, c'est à Benoît Mernier que revenait l'honneur d'inaugurer l'orgue de Bozar rénové après cinquante ans de silence et qui ouvrait aussi la saison avec la création de son concerto pour orgue (voir notre article) puis, dimanche, celle de ses Dickinson Songs.

Une grande création et une grande symphonie

par

Benoît Mernier

Benoît Mernier : Concerto pour violon et orchestre (création) Dmitri Chostakovitch : Symphonie n°7, en ut majeur, « Leningrad », op.60 Orchestre National de Belgique, Andrey Boreyko, direction – Lorenzo Gatto, violon Quelques jours après la cérémonie des Victoires de la musique, l’auditorium du Nouveau-Siècle accueillait samedi l’Orchestre National de Belgique dans un programme historique et attendu.