César Franck en intégrale

par

César Franck (1822-1890) : Intégrale de l’œuvre. 2019-DDD-23 CD-Textes de présentation en anglais-Brillant Classics-95793

Franck, le plus français des compositeurs belges, doit sa renommée à quelques ouvrages bien connus des mélomanes tels que ses pièces pour orgue, pour piano, de musique de chambre ou symphoniques dont il faut souligner l’extrême finesse. Et finalement, voilà un nom célèbre qui trouve rarement le chemin des salles de concerts à l’exception de quelques ouvrages, sans doute plus accrocheurs : la Symphonie en ré mineur, Le Chasseur maudit

Trois nouveaux opus aux Éditions Symétrie

par

Toujours à la pointe dans la recherche de répertoires inédits, les Éditions Symétrie nous gratifient ces dernières semaines d’ouvrages consacrés à Antoine Reicha, Guy Sacre et Hector Berlioz.

Guy Sacre (1948) : Enfance, deux mélodies sur des poèmes de Rimbaud

Guy Sacre est un compositeur français né en 1948 dont le style ne s’attache à aucune école bien définie. Avec ces deux mélodies sur des poèmes extraits des Illuminations de Rimbaud (« Enfance », III et IV), un monde léger et subtil se substitue, comme le dit très bien Guy Sacre, à « tant de masques contradictoires : le mystère et le révolté, le sauvage et le savant… » Car ce que distingue Guy Sacre dans l’une des plus grandes plumes de la littérature française, c’est le visage d’un enfant. Et à juste titre, ces deux tableaux écrits pour l’un en octobre 2015 (« Au bois ») et l’autre en mai 2016 (« Je suis le Saint ») se différencient de beaucoup d’autres textes mis en musique par le soin porté ici aux inflexions du textes et de leurs significations. Le langage est fluide, coloré par des harmonies tantôt chaleureuses, tantôt plus symboliques aux accords larges et éclatés, la ligne vocale libre et sans aucune chausse-trappe. L’écriture pianistique se distingue par une exploration de tous les timbres et épouse avec soin le contour mélodique. Ajoutons à cela de nombreuses dynamiques pour appuyer le pouvoir des mots et l’émotion qu’ils procurent.

Hélène Desaint, l'alto remarquable

par

Robert Schumann (1810-1856) : Märchenbilder, Op. 113 pour alto et piano*, Romances, Op. 94 pour alto et piano*, Märchenerzählungen, Op. 132 pour alto, clarinette et piano°. György Kurtág (1926) :  Signes, jeux et messages pour alto solo, Hommage à R. Sch. pour alto, clarinette et piano°. Hélène Desaint (alto), Ronald Van Spaendonck (clarinette), Louis Lortie* et Nathanaël Gouin° (piano). Fuga Libera FUG 611 - DDD - 2018 - 60’48 - Textes de présentation en anglais et français.

Beethoven en perspective avec Alain Altinoglu

par

Dans le cadre de sa saison symphonique au Palais des Beaux-Arts, l’Orchestre symphonique de La Monnaie et son directeur musical Alain Altinoglu proposent une intégrale des symphonies de Beethoven mise en relief avec des créations contemporaines qui permettent d’offrir de la visibilité aux solistes de l’orchestre.  Pour cette étape les Symphonies n°5 et n°6 étaient confrontées à la création du Concertino pour harpe (...after a soft Silence, an enormous Thunder…) du compositeur belge Wim Henderickx avec la harpiste Agnès Clément en soliste.

Le violoncelle et la renaissance musicale anglaise

par

Rebecca CLARKE (1886-1979) – Sonate pour violoncelle et piano. Frank BRIDGE (1879-1941) – Serenade, Spring Song, Scherzo, Sonate pour violoncelle et piano. Ralph VAUGHAN WILLIAMS (1872-1958) – Six Studies in English Folk Song. Natalie Clein (violoncelle), Christian Ihle Hadland (piano) – 60’07 – Textes de présentation en français, anglais et allemand – Hyperion CDA68253

La violoncelliste Natalie Clein et son pianiste Christian Ihle Hadland nous offrent ici des versions de référence de trois œuvres datant de la renaissance musicale anglaise du début du XXe siècle, signées Rebecca Clarke, Frank Bridge, et Ralph Vaughan Williams.

Un chef d'œuvre post-baroque au Bach Heritage Festival

par

Du 6 au 10 février dernier se tenait à BOZAR la troisième édition du Bach Heritage Festival. Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale Gent, qu’il a fondé en 1970, avaient présenté en concert d’ouverture une série d’œuvres de Jean Sébastien Bach en parallèle avec la projection du film Lebenslicht. Le dimanche 10 février, ils étaient de retour, accompagnés cette fois par l’Orchestre des Champs-Elysées, ensemble lancé en 1991 à l’initiative de Philippe Herreweghe et d’Alain Durel, pour clôturer le festival avec l’oratorio Elias de Felix Mendelssohn Bartholdy.

À Genève, une Tétralogie pour un théâtre remis à neuf

par

Pour la réouverture du Grand-Théâtre, Tobias Richter, son directeur, et Daniel Dollé, son conseiller artistique, ont décidé de reprendre la production la plus marquante des dix années passées à la tête de l’Institution, Der Ring des Nibelungen, dans la mise en scène de Dieter Dorn, présentée une première fois entre mars 2013 et mai 2014. Et actuellement, le cycle complet est proposé trois fois en l’espace de cinq jours.  Et la billetterie est prise d’assaut, au point que même le Service de presse ne sait comment répondre aux sollicitations provenant de partout. Pour ma part, j’ai eu la chance d’assister, les 12 et 13 février, aux premières de Das Rheingold et Die Walküre ; et je verrai les deux autres volets en mars.

 La réouverture du Grand-Théâtre de Genève

par

Après trois ans de travaux, le Grand-Théâtre de Genève rouvre ses portes, en arborant fièrement une allure rajeunie ! Que de vicissitudes a connu cet édifice, conçu par Jacques-Elisée Goss, depuis son inauguration le 2 octobre 1879 avec le Guillaume Tell de Rossini, l’incendie du bâtiment, le 1er mai 1951, durant une répétition de La Walkyrie, une reconstruction qui dura quatre ans et une réouverture, le 12 décembre 1962, avec un Don Carlos en français (fait insolite pour l’époque !). Durant les saisons 1997-98 et 2002-03, d’importants travaux ont été entrepris pour restaurer la cage de scène et les espaces publics puis les dessous-de-scène. Et comble de tout, le 19 décembre 2015, la façade a été vandalisée par des manifestants qui ont jeté un acide contre les statues ornant les portiques d’entrée.

Véronique Gens et Susan Manoff en récital à la Monnaie

par

Véronique Gens et Susan Manoff ont, tel deux rayons de soleil, éclairé la scène de la Monnaie hier soir. Dès leur entrée en scène, le ton est donné. Immédiatement, le public est transporté dans un monde plein de fraîcheur et de générosité.

Leur récital comprenait un florilège de mélodies françaises de Ch. Gounod, E. de Polignac, J. Massenet, G. Meyerbeer, H. Duparc, R. Hahn et J. Offenbach. Une grande complicité semble réunir les deux femmes qui ont, chacune avec leur propre sensibilité, des choses à dire.

 A voir à tout prix, IL GIASONE de Cavalli !  

par

Francesco Cavalli (1602-1676) : Il Giasone.  Valer Sabadus (Giasone), Kristina Hammarström (Medea), Kristina Mkhitaryan (Isifile/ il Sole), Willard White (Giove /Oreste), Raul Gimenez (Egeo), Alexander Milev (Ercole), Günes Gürle (Besso), Dominique Visse (Delfa/Eolo), Migran Agadzhanyan (Demo/ Volano), Mariana Flores (Alinda), Mary Feminear (Amore). Capella Mediterranea, direction : Leonardo Garcia Alarcon. Mise en scène : Serena Sinigaglia ; décors et costumes : Ezio Toffolutti ; lumières : Simon Trottet. Réalisation : Isabelle Soulard. DVD – 2017 – 182’29. Texte de présentation en français, en anglais et en allemand. ALPHA-718.