Au Concert

Les concerts un peu partout en Europe. De grands solistes et d’autres moins connus, des découvertes.

Vanessa Wagner à l’arsenal de Metz

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Ce mercredi 5 février, Vanessa Wagner était en concert à l’Arsenal de Metz. Interprétant les Saisons de Tchaïkovski, trois des six impromptus de l’opus 5 de Sibelius et quelques extraits des Pièces lyriques de Grieg, la pianiste offrit, selon son habitude, des œuvres rares et aussi intéressantes que leurs censeurs plus courues, quand ce ne sont pas des créations qui lui sont dédiées. 

Si les trois différentes parties de ce concert mettaient à l’honneur des compositeurs connus surtout pour des œuvres orchestrales, elles montraient nonobstant leur aptitude à écrire des pièces plus intimes, en forme des promenades intérieures, pour piano. 

Les Saisons de Tchaïkovski permirent déjà à la pianiste française de révéler son toucher délicat en avançant dans une introspection mélancolique, traversées quelques fois d’éclairs brutaux, aspirée vers un ailleurs céleste. Des atmosphères de coin de feu en hiver et de songeries douces zébrées de temps fort comme des pas dans la neige transparaissent de cette musique.

A Genève, l’OSR à la veille d’une tournée

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Avant d’entreprendre une tournée en Espagne qui, en l’espace de six jours, comportera cinq concerts à Madrid, Saragosse, Barcelone, Tenerife et Las Palmas, Jonathan Nott et l’Orchestre de la Suisse Romande présentent leur programme pour deux soirs au Victoria Hall.

Pourquoi commencer ledit programme avec le Clair de lune de Claude Debussy ? Cette page extraite de la Suite bergamasque pour piano a été orchestrée par André Caplet en 1924 et inclut les cordes, la harpe, les bois par deux et deux cors. Mais ici, vraisemblablement à peine répétée, elle tient lieu d’amuse-bouche insipide avec des bois filandreux en quête d’intonation dominant un crescendo des cordes démesurément grossi pour dépeindre un clair de lune avant de le diluer en un arpège anodin. Auraient produit un tout autre effet des pièces peu prisées comme la Marche Ecossaise, la Berceuse héroïque, la Danse /Tarentelle styrienne ou même le Prélude à l’Après-midi d’un Faune, surtout lorsqu’il s’agit de présenter un tel programme à l’étranger !

Heureusement, la formation au grand complet, comprenant notamment 40 cordes et 8 cors, s’amasse sur le plateau pour présenter un ouvrage inscrit dans son ADN, Le Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky. Jonathan Nott laisse le champ libre au basson qui semble improviser avant de dialoguer avec les bois dont il se plaît à détailler les timbres. Apparaissent les Augures printaniers avec leurs accents syncopés sur les accords pesants des cordes amenant les adolescentes à une euphorie qu’envenimera le Jeu du rapt par ses cinglants éclats. Les Rondes printanières étirent singulièrement les lignes des seconds violons et des viole ponctuées par la grosse caisse, les timbales et le tam-tam. Le Jeu des cités rivales suscite une véhémence sauvage qui progresse inexorablement jusqu’à la venue du Cortège du sage, stase étrange rapidement étouffée par la Danse de la terre, virulente au point d’arracher l’accord conclusif. La seconde partie prend une dimension lancinante par les quatre viole désabusées affleurant de la profondeur des basses d’où émergera ensuite le Cercle mystérieux des adolescentes avec ses cordes plaintives soutenues par les cuivres en sourdine. La Glorification de l’élue ramène de massifs tutti zébrés par les glissandi des bois qui se chargeront d’évoquer ensuite le hiératisme des ancêtres. Mais une trompette stridente propulsera la Danse sacrale d’une sauvagerie extrême jusqu’à l’ultime trait ascendant des flûtes et le brutal accord conclusif qui déclenchera à bon escient l’enthousiasme du public. Il est vrai que ce Sacre constitue le point fort de ce programme exhaustif.

A Genève, le premier Werther de Pene Pati 

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"WERTHER"
Victoria Hall Genève 31 janvier 2025

Dans le cadre de sa saison 2024-2025, l’Orchestre de Chambre de Genève revient à une formule qui avait fait le succès du Roméo et Juliette de Gounod en janvier 2023, celle de présenter un grand opéra français en version de concert. Pour le 31 janvier 2025, le choix s’est porté sur Werther de Jules Massenet. S’adjoignant une vingtaine d’étudiants de la Haute Ecole de Musique de Genève-Neuchâtel, l’Orchestre de Chambre de Genève investit la scène du Victoria Hall sous la direction de Marc Leroy-Calatayud. Mais dès les premières mesures du Prélude, le son produit par la formation comportant plus de soixante instrumentistes paraît bombastisch (comme le diraient nos collègues d’outre-Rhin), tant il paraît démesuré par rapport à la dimension du plateau et à l’acoustique si particulière de cette salle.    Mais heureusement, le chef, soucieux d’équilibrer l’intervention des solistes et le discours orchestral, sait alléger le canevas au moment où, dans l’intelligente mise en espace conçue par Loïc Richard, paraît Pierre-Yves Pruvot campant le Bailli. Il est flanqué de six enfants de la Maîtrise du Conservatoire Populaire (préparés par Fruszina Suromi et Magali Dami), tandis qu’une dizaine d’autres les renforcent en fond de scène. Leur innocence enjouée à vouloir chanter Noël en juillet fait sourire au même titre que la venue des comparses dégingandés Johann et Schmidt personnifiés par les jeunes Sebastia Peris et Alix Varenne qui exsudent une joie de vivre qu’arrosera la dive bouteille à l’Acte II.       

Mais tout change lorsque se profile le Werther de Pene Pati, ténor de 38 ans natif des îles Samoa. Il suffit de la phrase « Alors, c’est bien ici la maison du Bailli ? » et de son premier air « Je ne sais si je veille ou si je rêve encore » pour percevoir la consistance d’un timbre clair régi par une musicalité hors norme, une diction châtiée et un art du phrasé irisé d’une palette de nuances raffinées. L’on prête dès lors peu d’attention aux seconds plans (la Kätchen d’Elise Lefebvre, le Brühlmann d’Hugo Fabrion) et même à Adèle Charvet qui semble un peu retrait avec une Charlotte quelque peu distante.  La même impression est produite par Florian Sempey, notoire comme Figaro du Barbiere, Dandini ou Malatesta, qui paraît un peu égaré dans ce répertoire mais qui trouvera meilleure assise au tableau suivant dans le dialogue avec Charlotte qui, elle aussi, assure ses moyens.  « Un autre est son époux ! » impose la dimension tragique d’un Werther qui se mure dans le silence face aux élans primesautiers de la pimpante Sophie de Magali Simard-Galdès mais qui touche la corde sensible dans le duo avec Charlotte « Ah ! Qu’il est loin ce jour plein d’intime douceur » puis dans la scène « Oui, ce qu’elle m’ordonne… Lorsque l’enfant revient d’un voyage avant l’heure ».                                                                                       

Dvořák par Hendelbrock : le Nouveau monde attendra

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Jeudi 30 janvier 2025, une de ces froides soirées de l’hiver parisien. Une petite foule se pressait dans l’auditorium de la Maison de la Radio, venue écouter l’Orchestre National de France dirigé par Thomas Hengelbrock. On avait grand faim. 

On commença avec un amuse-bouche, la Symphonie n°35, dite « Haffner », de Mozart (1783). Une piécette gentiment pompeuse, mais qui ce soir, devait souffrir d’un regrettable manque de relief et de contraste, ainsi que d’un phrasé mollasson. Une vingtaine de minutes sans extase, donc, même si l’on put se consoler avec le quatrième mouvement, « Presto ». Pour ceux qui dormaient, la scène dramatique Berenice, che fai ? d’Haydn (1795) eut le mérite de battre le rappel. Ève-Maud Hubeaux (mezzo-soprano) affirma d’entrée de jeu la richesse et la chaleur de son timbre, et aborda avec vigueur cette partition erratique et exigeante. Tout au plus pourra-t-on regretter l’insistance de son vibrato, ainsi que quelques graves peu assurés ; mais dans l’ensemble, le public apprécia la prouesse vocale – sans pour autant manquer de se demander comment ce morceau avait atterri là, ce soir, au beau milieu de ce programme. 

Ian Bostridge et Piotr Anderszewski à l’Athénée : un récital minimaliste

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Un lundi par mois, dans le cadre intimiste du Théâtre de l’Athénée (Paris), se déroule un récital lyrique. Fin janvier, le ténor britannique Ian Bostridge et le pianiste polonais Piotr Anderszewski y ont proposé deux cycles de Lieder de Schumann et 14 Bagatelles de Béla Bartók, pour un récital minimaliste, voire ascétique.

Less is more est une expression difficile à traduire : le mieux est l’ennemi du bien ? Le moins tu en sais, le mieux c’est ? Ou plus simplement : moins c’est mieux. Autrement dit, éviter toute lourdeur inutile, afin de privilégier l’essentiel. Adage transformé en Less is less par le ténor Ian Bostridge et le pianiste Piotr Anderszewski, lors de leur Lundi musical à l’Athénée. 

Interprétés du bout des lèvres et des doigts, les cycles Liederkreis et Dichterliebe, de Robert Schumann, ont semblé froids et mécaniques. Aucun engagement véritable, si ce n’est des déferlements pianistiques inattendus, envahissant la voix du soliste, ou encore des crescendos incontrôlés montrant dangereusement les limites vocales du ténor de soixante ans. Si les Quatorze Bagatelles de Béla Bartók furent rendues avec justesse et finesse, l’austérité de leur écriture, toute en expérimentations sonores et idées thématiques à peine esquissées, n’a pas contribué à réchauffer l’ambiance.

Yo-Yo Ma et Renaud Capuçon, Schumann et Beethoven

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Pour quatre concerts donnés au Théâtre de Beaulieu à Lausanne, au Victoria Hall de Genève, au Rosey Concert Hall de Rolle et aux Sommets Musicaux de Gstaad entre le 28 et le 31 janvier, l’Orchestre de Chambre de Lausanne invite le grand violoncelliste Yo-Yo Ma que l’on entend rarement en Suisse. Sous la direction de Renaud Capuçon, il se fait l’interprète du Concerto en la mineur op. 129 de Robert Schumann. Dès les premières mesures, il attire l’auditeur dans son monde intérieur tout en nuances délicates, tirant expression de chaque trait virtuose, suggérant l’accentuation à un canevas orchestral quelque peu brouillon que la baguette du chef tente d’assouplir pour accompagner décemment le soliste. Dans un phrasé d’une rare intelligence, Yo-Yo Ma ose le coup d’archet agressif qu’il atténue ensuite par d’imperceptibles pianissimi, produisant dans le Langsam médian, un oasis de sérénité qui lui permet d’élaborer un éloquent duo avec le premier violoncelle de l’orchestre. Une transition impérieuse amène le Sehr lebhaft conclusif pris à un tempo di marcia qui concède au soliste de radieuses envolées sur d’épineux passaggi débouchant sur une cadenza corsée suivie d’une éclatante coda conclusive. Devant l’enthousiasme du public, Yo-Yo Ma rejoint le quatuor des violoncelles pour présenter une transcription de la mélodie de Gabriel Fauré, Après un rêve, dont il distille le charme mélodique. Puis il finit par emprunter au deuxième violoncelliste son instrument pour tirer un dernier coup de chapeau avec le Prélude de la Première Suite de Bach au phrasé si original. Quel grand artiste !

Bach Collegium Japan à la Philharmonie de Paris : Mozart revisité avec élégance 

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Bach Collegium Japan a lancé sa tournée européenne à Paris le 21 janvier dernier. Contrairement à son habitude d’interpréter des œuvres de Jean-Sébastien Bach, l’ensemble a proposé un programme exclusivement consacré à Mozart. Parmi les œuvres, le Requiem a été révisé par Masato Suzuki, chef principal de l’ensemble, qui a dirigé le concert.

Fils du fondateur du BCJ Masaaki Suzuki, Masato Suzuki est devenu le chef principal de ce célèbre ensemble, et c’est sous sa direction que la grande partie de cette tournée se déroule. Après Paris, les musiciens et chanteurs s’arrêtent jusqu’au 1er février dans six villes réparties sur quatre pays, notamment Madrid, Barcelone, Toulouse, Düsseldorf et La Haye. Ils interprètent un programme unique regroupant trois des œuvres les plus célèbres de Mozart : la 40e Symphonie, le Requiem et Ave Verum.

Le point culminant de ce programme est la version du Requiem revisitée par Masato Suzuki, en deuxième partie du concert. Dans le programme de la salle, le chef précise s’être appuyé sur la version de Franz Xaver Süssmayr (élève de Salieri et assistant de Mozart), respectant ses ajouts contenant des informations aujourd’hui perdues. En s’inspirant également des recherches du musicologue Christoph Wolff, il a cherché à distinguer ce qui peut être directement attribué à Mozart. Les modifications apportées par Suzuki ne visent que les éléments nécessitant des ajustements pour des raisons techniques ou artistiques. Il y décrit sa méthodologie pièce par pièce, offrant aux amateurs avertis des informations musicologiques succinctes mais précises.

Jean-Paul Dessy et le Quatuor Tana : « Etre joué, être bien joué… »

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Les pièces au programme de ce soir convoquent deux époques, dans une mixité susceptible d’ouvrir un public à l’autre (et vice-versa), initiative bienvenue (et payante, la salle est comble) qui me met toutefois en porte-à-faux, moi qui ai si peu à ajouter sur tout ce qui a déjà été dit ou écrit à propos de l’œuvre du compositeur emblématique de la musique romantique allemande (musique qui n’est, par ailleurs et nonobstant ses qualités, pas ma tasse de thé) : du viennois Franz Schubert, que ses amis surnomment « Schwammerl » (le « petit champignon ») en raison de sa taille réduite et de sa chevelure bouclée et massive (le chapeau mycologique), réservé mais baignant son inspiration de ses émotions (au premier rang desquelles, le tourment, la douleur, la mélancolie), piètre pédagogue mais compositeur sur-actif/efficace (il meurt brutalement à 31 ans en laissant plus de 1000 œuvres achevées), le Quintette à cordes en ut majeur, écrit lors de son dernier été, est vu comme le pic, l’aboutissement de sa musique de chambre.

De pic(s), il en est aussi question dans le Quintette à deux violoncelles de Jean-Paul Dessy, titré Orée Oraison Hors-Raison (on connaît son goût de la langue et de l’euphonie) : de grandes vagues successives, d’un engrenage d’élans toniques, surgit la trouvaille sonore, se construit un chemin où les violoncelles se complètent, contribuent comme un couple du 21ème siècle aux tâches familiales, gravissent la pente (les pentes, il y en a plus d’une) qui mène au climax où tout se tait à l’explosion, sorte de phase inverse de l’éruption volcanique – pour celle-ci, c’est au jaillissement de la lave que débute le beau, alors que pour la musique du compositeur hutois, c’est l’apaisement qui lui donne son nom et en marque la frontière, telle une invitation à s’arrêter, se retourner et le contempler.

Anna Fedorova et l’Orchestre national de Metz Grand Est au Namur Concert Hall

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Photo: Marco Borggreve
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Ce jeudi 23 janvier a lieu le concert de l’Orchestre national de Metz Grand Est au Namur Concert Hall. L’orchestre est placé sous la direction de la cheffe d’orchestre sud-coréenne Shi-Yeon Sung. La pianiste ukrainienne Anna Fedorova est la soliste du soir. Trois œuvres sont au programme de cette soirée : Ciel d’hiver de Kaija Saariaho, le Concerto pour piano N°1 en si bémol mineur de Tchaïkovski et les Danses symphoniques de Rachmaninov.

Le concert débute avec une pièce de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho : Ciel d’hiver (2013). Cette pièce, atmosphérique et introspective, est un arrangement du deuxième mouvement de sa pièce orchestrale Orion. Le public est plongé dans une expérience où la perception du temps est illusoire. En effet, le silence et la couleur sonore occupent une place centrale dans cette œuvre. L’interprétation de l’orchestre, à travers des textures subtiles et des nuances assez délicates, évoque la tranquillité et la profondeur de l'hiver, avec une sensation de suspension dans le temps. L'œuvre explore également les contrastes entre le calme et la tension, nous invitant à une méditation sonore. 

Après cette délicate entrée en matière, place au Concerto pour piano N°1 de Tchaïkovski. Cette œuvre, à la fois majestueuse et émouvante, est sans conteste l'un des concertos les plus emblématiques du répertoire pianistique. Ce concerto est caractérisé par une écriture pianistique brillante et une orchestration riche, bien que cette dernière peut parfois porter préjudice à l’interprétation de la pièce. Au piano, nous retrouvons la pianiste ukrainienne Anna Fedorova, célébrée comme une étoile internationale. 

Programme hétéroclite à Monte-Carlo

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Mirga Gražinytė-Tyla revient à Monaco dans un programme hétéroclite avec des œuvres de Weinberg, Chopin et  Dvořák au pupitre de l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo.  

Le concert commence par la Suite n°4 du ballet La clé d’or de Mieczysław Weinberg  d'après le conte La petite clé d'or ou les aventures de Bouratino d'Alexeï Tolstoï. Mieczysław Weinberg qui commence à sortir peu à peu de son injuste purgatoire et dont la cheffe s’est imposée comme une grande promotrice.

Toute menue, avec un physique androgyne, Mirga Gražinytė-Tyla est une bombe d'énergie. Cette  cheffe originaire de Lituanie fascine le public. Elle se démarque de ses collègues par une gestuelle fort exubérante. Elle est très engagée et fait éclater toutes les couleurs sonores de la partition. Ce qui dérange c'est cette volonté d'en faire trop.

Est-il nécessaire de venir pieds nus sur scène, prétextant qu'elle a oublié ses chaussures, comme Patricia Kopatchinskaja ? On voit mal un chef comme Bertrand de Billy, qui a électrisé le public la semaine passée avec un Bruckner inoubliable, ou Nathalie Stutzmann venir diriger l'orchestre pieds nus. Ce n'est plus de la musique, mais du marketing...

Le pianiste letton Georgjjs Osokins a attiré l'attention du public lors du Concours Chopin à Varsovie. Il est invité aux festivals les plus prestigieux : Lockenhaus, Gstaad, Klavier Festival Ruhr, Festival de Musique de Shanghai, Festival de Salzbourg... Il partage régulièrement la scène avec Gidon Kremer, avec qui il effectue des tournées au Royaume-Uni, en Allemagne, en Asie et aux Etats-Unis.