Au Concert

Les concerts un peu partout en Europe. De grands solistes et d’autres moins connus, des découvertes.

Un ténor éclectique : Piotr Beczala

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Pour le deuxième récital de sa saison, le Grand-Théâtre de Genève invite le ténor polonais Piotr Beczala dont on a abondamment parlé l’été dernier puisque, à quelques jours de la première, il a remplacé, à Bayreuth, Roberto Alagna dans le rôle de Lohengrin. Dans la cité lémanique, il n’a été affiché qu’une seule fois pour camper brièvement le Chanteur italien du Rosenkavalier lors de la saison 1998-99 ; et vendredi dernier, le 16 novembre, il a donc paru à l’Opéra des Nations dans un programme bien conçu, mettant en perspective Schumann et la musique slave, en dialoguant avec ce remarquable accompagnateur qu’est le pianiste autrichien Helmut Deutsch, régulièrement présent en ces lieux.

Mantra à Bozar : le tour du son en (un peu moins de) 80 minutes

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Articulée autour du thème de « l’inentendu », l’édition 2018 du festival Ars Musica explore de nouvelles contrées sonores. Au programme de la soirée du 16 novembre à Bozar, le Prélude et la Mort d’Isolde extraits de Tristan et Isolde de Wagner avaient, certes, un petit air de « déjà entendu ». En revanche, l’arrangement pour deux pianos qu’en a réalisé Max Reger est relativement peu joué. Quant à Mantra de Karlheinz Stockhausen, c’est l’une des étapes essentielles jalonnant l’épopée du renouvellement du langage musical entreprise le siècle dernier.

L’Orchestre symphonique de la Radio suédoise : une formation solide, un chef policé, une soliste remarquable

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On n’entend que trop rarement chez nous les formations symphoniques scandinaves, ce qui fait que le concert donné par l’Orchestre Symphonique de la Radio suédoise dans la superbe Salle Reine Elisabeth à Anvers -en ouverture d’une tournée qui conduira cette formation en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse et en Autriche- était attendu avec beaucoup d’intérêt, d’autant plus que le programme offert par l’ensemble suédois sous la baguette de son directeur musical Daniel Harding offrait cette véritable rareté dans les salles de concert qu’est le Concerto pour violon de Schumann.

Belles retrouvailles avec le Quatuor de Jérusalem à Flagey

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On ne se lasse jamais d’entendre le Quatuor de Jérusalem, d’autant que les œuvres proposées par les musiciens israéliens au public nombreux de Flagey avait de quoi satisfaire les plus exigeants.

Entamant la soirée par le quatuor op. 76 n°1 de Haydn, l’ensemble hiérosolymitain se mit immédiatement au diapason de cette musique si pleine d’esprit, de finesse et de gaîté dans les mouvements lents et sut parfaitement rendre la profondeur sans emphase de "l’Adagio".

Festival Voix d’Automne à la Grange au Lac à Évian

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Inaugurée en mai 1993, la Grange au Lac, une architecture exceptionnelle faite uniquement de cèdre et de pin, est liée aux souvenirs de Mstislav Rostropovitch qui fut le premier directeur artistique de Rencontres Musicales d’Évian.

Pour sa 25e année, la salle propose désormais sa véritable saison musicale à l’année, assurée par Alexandre Hémardinquer (directeur exécutif) et Philippe Bernhard (directeur artistique).

Un baryton intelligent, Luca Pisaroni

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Dans le cadre de sa saison 2017-2018, le Grand-Théâtre de Genève propose cinq récitals de chant avec piano. Vendredi dernier, l’ouverture des feux a été proposée au jeune baryton-basse vénézuélien Luca Pisaroni qui s’est fait un nom sur toutes les grandes scènes internationales et dans les festivals d’importance, sans être jamais apparu à Genève. Mais c’est maintenant chose faite grâce à ce concert donné à l’Opéra des Nations avec ce remarquable accompagnateur qu’est le pianiste écossais Malcolm Martineau que l’on applaudit régulièrement ici.

A l’OSR, l’Ecole de Vienne et Brahms

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Pour les trois premiers concerts de saison de l’Orchestre de la Suisse Romande, Jonathan Nott a décidé de mettre en parallèle l’Ecole de Vienne et Brahms. Après les Six Pièces pour orchestre op.6 d’Anton Webern (présentées le 3 octobre) a été proposé, le 17, Erwartung, le monodrame d’Arnold Schoenberg composé entre la fin août et la mi-septembre 1909.

Paul Lewis exceptionnel dans Haydn

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Pour le deuxième des trois récitals de Paul Lewis prévus cette saison à Flagey, et où il combine chaque fois sonates de Haydn, pièces tardives de Brahms et oeuvres inclassables de Beethoven (deux séries de Bagatelles en attendant les Variations Diabelli pour le dernier concert de la série, le 9 février prochain), le pianiste anglais se montra exceptionnellement convaincant dans deux des plus belles sonates de Haydn qui n’auraient pu souhaiter de meilleur défenseur.

À Luxembourg : Cyprien Keiser, jeune violoncelliste remarquable

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Ce samedi 20 octobre, l’association Luxembourg-Roumanie invitait le jeune violoncelliste luxembourgo-roumain Cyprien Keiser et le pianiste Grégoire Baumberger à se réunir pour célébrer le centenaire de la réunification de la Roumaine. L’occasion de (re)découvrir ce jeune violoncelliste prometteur ! À 18 ans seulement, Cyprien Keiser étudie actuellement dans la classe de Jérôme Pernoo au Conservatoire National Supérieur de Paris et il est déjà lauréat de plusieurs concours européens.