Otello : le noir te sied si bien !

par

© Annemie Augustijns

"Black is black" semble la devise du régisseur allemand, Michael Thalheimer, que Opera Vlaanderen avait vu à l'oeuvre pour une Forza del Destino remarquée en février 2012 et déjà fort sombre. Le décor de cet Otello de Verdi est formé par un grand cube noir (le crâne d'Otello ?) à l'intérieur duquel l'action se déroule, et qui ne s'éclairera qu'un seul instant, au suicide final du More.

Magistrale partition d'un adolescent de quatorze ans

par

Patricia Petibon et Myrto Papatanasiu © Vincent Pontet

Le rideau se lève sur un théâtre désaffecté, allusion au « Mithridate » de Racine à l'origine du livret mis en musique par Mozart. Ce décor (non visible côté jardin) présente l'inconvénient -outre le contresens sur ce qu'est l'opera seria- d'affadir cette histoire de sang, de haine, de parricide, de trahison, d'amour et de mort. Épices incendiaires qui innervent, justement, la magistrale partition d'un adolescent de quatorze ans.

À devenir fou

par

Ludwig van BEETHOVEN
(1770-1827)

Symphonie n° 5 en do mineur op. 67–Symphonie n° 7 en la majeur op. 92
Pittsburgh Symphony Orchestra, dir. : Manfred HONECK
2015-DDD–77’ 27’’–Texte de présentation en anglais–Reference Recordings

Attention chef-d’œuvre : L’AIGLON  

par

« Le secret de notre collaboration ? Il n’y en a pas. La main droite, la main gauche. La division du travail était très honnête. L’un écrivait les dièses, l’autre, les bémols ! » Voilà ce qu’auraient déclaré Arthur Honegger et Jacques Ibert à propos de la composition de L’Aiglon d’après la pièce d’Edmond Rostand.

Une ‘Alcina’ à la dérive, un chef à la rescousse !

par

© Magali Dougados GTG

Pour des motifs de travaux importants, le Grand-Théâtre de Genève vient de fermer ses portes pour une durée de plus de deux ans. Et le Conseil de fondation a acheté à la Comédie-Française le théâtre éphémère en bois qui avait été édifié dans la cour du Palais-Royal. Cette salle comportant une surface de scène de 475 m2, une fosse d’orchestre pouvant contenir 70 musiciens et une jauge de 1118 places vient d’être reconstruite à l’angle de la Place des Nations, d’où son nom.

Beethoven authentique : volume 2

par

0126_JOKERLudwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°7 en la majeur, op.92
Ignaz Josef Pleyel (1757-1831) : Jubel March
Jan Ladislav Dussek (1760-1812) : Brunswick march
Orchester Wiener Akademie, Martin Haselböck, direction
2015-DDD-62’55-textes de présentation en anglais, français et allemand-Alpha 473

Une bibliothèque musicale qui aborde tous les genres

par

De "Casse-noisette" à "Pierre et le loup" en passant par "Bazar Circus". Trois nouveaux titres à découvrir chez Didier Jeunesse.
Si vous ne connaissez pas cette collection de beaux albums carrés accompagnés de CD et si richement et diversement illustrés, dépêchez-vous de la découvrir, elle vous emmènera loin dans le monde de la musique.

Transcendant Haendel

par

Karina Gauvin (photo Michael Slobodian)

« Rinaldo » version oratorio
En novembre 1710 Haendel arrive à Londres. En deux semaines il compose « Rinaldo » qui paraît sur la scène du « Queen's Theatre » à Haymarket, le 24 février 1711 pour 15 représentations. Bien entendu -comme c'est l'usage- les deux tiers des arias sont taillées dans des partitions précédentes, « Almira » (1705), « La Resurrezione » (1708), « Agrippina » (1710) et autres pages composées pour l'Italie. Les meilleurs et plus habiles chanteurs sont recrutés pour la circonstance. Deux castrats, deux sopranos, une contra-alto, une basse et deux personnages (disparus dans l'actuelle production : le magicien chrétien et le Hérault).