Mots-clé : Alexandre Kantorow

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Concocté par une équipe soudée autour du musicologue Nicolas Dufetel et du pianiste Alexandre Kantorow, respectivement adjoint à la culture et au patrimoine de la ville et directeur artistique, le Festival pianopolis est devenu, à seulement sa deuxième édition, un rendez-vous incontournable de la vie cultuelle à Angers. Du 8 au 12 mai dernier, les pierres plusieurs centenaires avaient fait résonner les sons de musiques très variées, ouvrant à un public large des occasions de se retrouver pendant le long week-end de l’ascension.

Ambiance festive

Non loin du Château d’Angers — où l’âme du Roi René nous veille à travers la teinture d’Apocalypse, classée dans le registre international Mémoire du Monde par l’UNESCO —, le Jardin du Musée Jean-Luçat est particulièrement animé le temps d’un week-end. Sur la scène construite à l’occasion, le jeune pianiste Raphaël Collard propose quatre Ballades de Chopin. Le pianiste de 18 ans réussit à séduire l’audience malgré les conditions de plein air peu propice pour nuancer toutes les subtilités des compositions du Polonais. À deux pas de là, de l’autre côté de l’ancien cloître, un autre piano attire des amateurs. Des élèves du conservatoire à rayonnement régional ainsi que des amateurs se succèdent du matin au soir. Du jazz à la musique classique, en solo et à quatre mains, chacun apprécie l’écoute et le partage. La convivialité est le mot d’ordre de cet espace, renforcée avec plusieurs food trucks (camion cuisine mobile) proposant des plats fait maison.

Sergey Khachatryan et Alexandre Kantorow à Monte-Carlo 

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Le violoniste Sergey Khachatryan et le pianiste Alexandre Kantorow sont deux musiciens chéris par le public monégasque. Ils sont venus régulièrement à Monaco, mais jamais ensemble. Cette première rencontre se déroule devant le public conquis de l’Auditorium Rainier III dans le cadre de la saison de récital de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.  

L'élégance, le goût, le caractère poignant et l'énergie de leur jeu dans la Sonate n°1 de Brahms transcendent le temps et la technologie.  Leur interprétation collaborative de cette sonate est la définition de la véritable musicalité.

La rare  Sonate pour violon et piano d'Arno Babadjanian est une œuvre exaltante, qui accroche dès la première minute. On ressent toute la douleur du compositeur arménien, marqué par le génocide perpétré quelques années avant sa naissance. Elle date de 1959 est dédiée à Dimitri Chostakovitch et montre l'influence de Prokofiev.  

Début en force du Klara Festival avec le Hong Kong Philharmonic Orchestra

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La dix-neuvième édition du Klarafestival débute ce vendredi 8 mars avec le concert du Hong Kong Philharmonic Orchestra sous la baguette de son directeur musical, Jaap van Zweden. Au piano, nous retrouvons la jeune étoile du piano français : Alexandre Kantorow. Au programme de ce concert, trois œuvres : Asterismal Dance de Daniel Ting-cheung Lo, la Rhapsodie sur un thème de Paganini, Op. 43 de Rachmaninov et la Première Symphonie en do mineur, Op. 68 de Brahms.

Le thème de cet nouvelle édition du Klarafestival est le suivant : Crossroads (La croisée des chemins). Ce thème, nous le devons à l’une des artistes de ce festival : Claron McFadden. Crossroads symbolise la convergence entre les univers musicaux les plus divers mais aussi la convergence entre le public et les artistes autour de la musique et des différents concerts composant cette nouvelle édition. 

Le concert, le dernier de la tournée anniversaire européenne de l’orchestre, débute avec le poème symphonique Asterismal Dance (la danse des étoiles) de Daniel Ting-cheung Lo. Cette pièce est une commande du Hong Kong Philharmonic Orchestra dans le cadre des 50 ans de la création de l’orchestre. Dès le début de la pièce, un climat mystérieux et intriguant se met en place. La musique devient ensuite plus claire, bien que les changements incessants de métriques viennent quelque peu chambouler cela. Jaap van Zweden mène l’orchestre avec des gestes précis. Le pupitre des percussions, dont le rôle est prépondérant, aide le chef à guider l’orchestre dans une danse frénétique. Notons le dernier solo de timbales quelques mesures avant la fin qui est plus qu’impressionnant.

Concert anniversaire de Rena Shereshevskaya

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Rena Shereshevskaya, professeur de piano très recherchée, fête cette année trente ans de présence en France. À cette occasion, l’Ecole Normale de Musique de Paris où elle enseigne a organisé, dans le cadre de sa saison de concerts, « Les Rencontres musicales de Cortot », une grande soirée réunissant ses anciens élèves menant une carrière internationale. 

Le 4e Prix et le Prix spécial de la critique musicale de Moscou remportés au Concours Tchaïkovski en 2015 par Lucas Debargue, alors totalement inconnu sur les scènes internationales, ont également propulsé son professeur, Rena Shereshevskaya, comme une enseignante exceptionnelle. Sa réputation ne cesse de croître, elle est reconfirmée avec le Premier Prix et le Grand Prix d’Alexandre Kantorow à l’édition suivante du même concours en 2019. Son plus célèbre élève vient d’ailleurs de remporter le Gilmore Artist Award, considéré comme le sommet des récompenses aux pianistes. Outre ces deux génies singuliers, elle a décelé et formé de nombreux autres talents. Parmi eux, Rémi Géniet (2e Prix au Concours Reine Elisabeth en 2013 et lauréat de Young Concert Artists International Audition en 2015), Julian Trevelyan (2e Prix au Concours Horowitz en 2023, 2e Prix et Prix de la meilleurs interprétation du concerto de Mozart et Prix du public au Concours Geza Anda en 2021), Maroussia Gentet (1er Prix et tous les prix spéciaux au Concours d’Orléans en 2018)… Des noms émergents étaient aussi à ce concert, comme Marcel Tadokoro (3e Prix au Concours Santander et deux prix spéciaux au Concours Van Cliburn en 2022) et Slava Guerchovitch (1er Grand prix, Prix de la meilleure interprétation d’une pièce contemporaine et Prix Shigeru Kawai au Concours d’Epinal en 2022). 

Rencontres Musicales de Nîmes : les copains d’abord

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Du 22 au 26 août, la deuxième édition des Rencontres Musicales de Nîmes se tient à la cité romane sous la co-direction de trois amis, Liya Petrova, Alexandre Kantorow et Aurélien Pascal.

Le Jardin de la Fontaine

L’air est très humide et la chaleur accablante de la journée n’est pas encore tombée. Le sud de France connaît une canicule exceptionnelle qui atteint jusqu’à 44 degrés par endroits. Au Jardin de la Fontaine, à Nîmes, Philippe Bernhard, le directeur du festival, lance avec une vingtaine de minutes de retard une courte allocution d’ouverture du festival. « Chaque demi-heure passée, nous gagnons un degré de fraîcheur ! » s’exclame-t-il. Le concert commence, l’humidité modifie rapidement les cordes et un mur de pierre derrière l’orchestre pour un semblant de dispositif sonore n’aide pas les musiciens à avoir un retour de son nécessaire. Et pourtant, ce jardin classique du XVIIIe siècle est propice pour goûter une atmosphère estivale, une fin de vacances en compagnie de belles musiques.

La première édition du Festival Angers Pianopolis

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Ruines - Pascal Quignard et Aline Piboule

La toute première édition du Festival Pianopolis vient de se terminer le 21 mai dernier. Le Festival, initié par Nicolas Dufetel, musicologue et adjoint à la culture et au patrimoine à la mairie, met l'accent sur les lieux historiques de la ville, jusqu’alors peu ouverts au public. Les grands noms de la musique classique et les jeunes musiciens du Conservatoire prennent quotidiennement leurs parts pendant les quatre jours où tous les concerts se jouaient à guichets fermés.

Au commencement, il y eut le projet d’« Angers pousse le son », une série de concerts sans public captés sur des lieux patrimoniaux de la ville, pendant la période de fermeture des salles de concerts. Diffusés sur internet de 2020 à 2022, ces films ont fait revivre les murs emblématiques multicentenaires : le cloître, la chapelle et les greniers Saint-Jean, l’abbaye de Ronceray, le couvent de Beaumette, le château d’Angers… Les artistes de la musique classique, souvent jeunes, dont Alexandre Kantorow, Thibaut Garcia, Félicien Brut ou Astrig Siranossian, pour ne citer qu’eux, ont côtoyés, au fil des diffusions, d’autres genres musicaux : chanson, pop, jazz, tzigane…

À l’occasion de cette première édition du festival, certains d’entre eux ont retrouvé physiquement leur public. Ainsi, le dernier jour, aux greniers Saint-Jean, Alexandre Kantorow et Aurélien Pascal en duo, puis Bertrand Chamayou en solo, ont enflammé la salle pleine à craquer, avec leur virtuosité mais aussi et surtout leur musicalité exceptionnelle. Malgré leur jeune âge (ils ont à peine 50 ans à deux), le duo frôle le sommet. Leur incarnation musicale, dans la première Sonate de Brahms tout au début du programme, est telle qu’on aurait dit qu’ils jouaient déjà ensemble depuis des heures. Il y a un lyrisme incontestable dans leur sonorité, une spontanéité haletante dans une mise en place parfaite… Dans la Sonate de Grieg, ils réalisent une véritable tapisserie sonore. En effet, l’idée de tissage est absolument juste, par la spatialisation acoustique qu’ils adaptent au fur et à mesure, en fonction du retour du son. Tout naturellement, cela fait écho à la Teinture de l’Apocalypse du Château d’Angers mais aussi aux tapisseries modernes de Jean Lurçat dont une est à vue, derrière la scène. Avec une telle maîtrise, il n’est aucunement exagéré de dire que c’est l’une des meilleures formations actuelles de violoncelle-piano au monde. Au milieu du programme, Alexandre Kantorow joue en solo quelques Lieder de Schubert transcrits par Liszt où il fait montre de son art des plans, des coloris et des tons. Les couleurs s’entendent clairement à travers son interprétation et c’est précisément l’un des caractères superlatifs de son jeu.

Le triomphe d'Alexandre Kantorow à Bruxelles

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Avant que le Belgian National Orchestra ne prenne possession de la grande scène du Palais des Beaux-Arts vendredi dernier, Maris Gothoni (Responsable de la planification artistique), Mien Bogaert (dramaturge), Anthony Devriendt (corniste de l’orchestre et membre de la commission artistique) ainsi que le directeur musical Anthony Hermus (intervenant par vidéo depuis La Haye) avaient procédé au bénéfice de la presse et des amis de l’orchestre à une brève présentation de la prochaine saison qui s’annonce fort prometteuse, offrant une programmation intelligemment construite avec des chefs et solistes de qualité, le tout étant placé sous la devise -pas franchement joyeuse- « Hope and Despair ». 

Mais l’événement le plus saillant de la soirée, et qui avait fait venir le public en nombre, était bien la prestation extrêmement attendue du phénoménal Alexandre Kantorow qui se produisait pour la première fois avec la formation nationale, et de plus dans le rarissime -tant au disque qu’au concert- 2e Concerto pour piano et orchestre, Op. 44 de Tchaikovsky.

L’oeuvre a en effet de quoi intimider plus d’un pianiste par son extrême difficulté technique et sa longueur inhabituelle (autour de 50 minutes), alors que le mouvement lent est un étrange hybride comportant d’importants solos de violon et de violoncelle et prend de temps à autre la forme d’un triple concerto. 

A Genève, Alexandre Kantorow le magnifique 

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Comment peut-on avoir une telle maturité artistique à l’âge de vingt-cinq ans ? C’est la première réflexion qui vous vient à l’esprit en écoutant Alexandre Kantorow interpréter Brahms et Schubert. A Genève, en mai 2022, il interprétait le Deuxième Concerto en la majeur de Franz Liszt avec l’Orchestre de Chambre de Genève dirigé par Arie van Beek. Et grâce à une invitation de l’Agence musiKa, il y donnait donc un premier récital au Victoria Hall le 29 mars. 

Plutôt que de présenter la Troisième Sonate en fa mineur op.5 de Brahms que choisissent la plupart des pianistes, il opte pour la Première en ut majeur op.1 dont il souligne le caractère orchestral avec un thème récurrent qui en relie les mouvements. Avec une indomptable énergie, il attaque l’Allegro initial dont il déploie les tutti à la Beethoven sans rendre anguleux le son qui se pare d’un lyrisme profond dans la séquence con espressione. Le da capo des accords péremptoires du début débouche sur un poco ritenuto rêveur chanté en tierces, alors que la coda s’appuie sur une basse solide afin de soutenir un fugato triomphant. L’Andante a la solennité d’un choral se basant sur une mélodie populaire « Verstohlen geht der Mond auf », ornementée par une main droite vaporeuse qui se corse graduellement d’élans lyriques. Par la précision du trait, le Scherzo propulse les grappes d’accords avec une véhémence cinglante qu’atténuera le Trio dont la ligne de chant s’allégera par un rubato subtil, alors que le Final tient de la chevauchée infernale avec sa déflagration d’octaves qui s’apaise par les échos d’une ballade nordique, avant de conclure par une stretta d’une rare puissance.

Au festival de Menton 2022

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Le Festival de Menton a retrouvé, après deux années de pandémie, sa programmation complète sur une période de quinze jours : 9 concerts de prestige sur le Parvis, 5 concerts à 18h au Palais de l'Europe, une nuit du piano avec trois récitals, 3 concerts gratuits à l'Esplanade des Sablettes, des classes de maître de piano, 3 concerts avec le dispositif SilentSystemet et quelques concerts "off".

Les temps ont changé et il faut s'adapter. En effet, le public de fidèles mélomanes de Menton, de Paris et de l'étranger qui venaient assister chaque année à tous les concerts du festival a pratiquement disparu. Le festival compose désormais avec un public de vacanciers qui ne fréquentent pas automatiquement les salles de concerts et veulent profiter d'un beau moment musical.

La programmation est hétéroclite et chacun doit pouvoir trouver son bonheur. Le concert d'ouverture commence avec "Natalie Dessay chante Broadway". Un programme fédérateur qui remplit sans problème le Parvis.  Le programme reprend des grands tubes que tout le monde peut fredonner  : les mélodies de West Side Story de Léonard Bernstein à Michel Legrand (Yentl - Between Yesterday and tomorrow) en passant par les airs fameux chantés par Judy Garland et sa fille Liza Minnelli.  La soprano excelle désormais dans le répertoire de la comédie musicale qu’elle chante ici en famille avec la complicité de sa fille Neïma Naouri et avec un invité surprise, le papa Laurent Naouri qui a rejoint "la famille"pour chanter à trois. Un pool de musiciens accompagne ce trio : Yvan Cassar au piano, Benoît Dunoyer de Ségonzac à la contrebasse, Sylvain Gontard à la trompette et Nicolas Montazaud aux percussions. Le public est comblé et récompense ces musiciens par de longues ovations debout. 

A Genève, deux orchestres pour un pianiste 

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Au cours de chaque saison, l’Orchestre de Chambre de Genève et son infatigable chef, Arie van Beek qui en est le directeur artistique et musical depuis 2013, élaborent des programmes qui sortent des sentiers battus. Pour un concert exceptionnel donné au Bâtiment des Forces Motrices le 5 mai, la formation s’adjoint le concours de l’Orchestre des Pays de Savoie dirigé par un autre chef néerlandais, Pieter-Jelle de Boer. A tour de rôle, chacun en dirige une partie. 

Arie van Beek ouvre les feux avec l’ouverture Le Corsaire op.21 d’Hector Berlioz. D’exécution redoutable par ses traits de cordes, elle peine d’abord à se mettre en place mais trouve rapidement son assise grâce au rubato large qui enveloppe l’Adagio sostenuto. En s’appuyant ensuite sur les cordes graves bien consistantes, l’Allegro assai enchaîne les tutti fulgurants que ponctuent les cuivres, magnifiques par leur homogénéité.

Kantorow à Flagey : l’évidence de la virtuosité 

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Après un concert en ligne l’an dernier (pandémie oblige), Alexandre Kantorow se produisait pour la première fois en personne à Flagey. C’est peu dire que le pianiste français, qui n’a toujours que 24 ans, était attendu avec impatience par un public venu en nombre pour entendre cet artiste révélé au grand public par son triomphe au Concours Tchaïkovsky de 2019 et dont les parutions discographiques ont été récompensées à de nombreuses reprises par la presse spécialisée (dont deux Prix Caecilia).

Artiste aussi sobre qu’intelligent, Kantorow conçoit ses programmes de concert comme un véritable tout organique. C’est ainsi qu’après avoir ouvert son récital en mettant ses impressionnants moyens techniques au service d’une interprétation aussi fine que profonde de ce Prélude sur Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen où Bach se retrouve proprement transfiguré par Liszt, il garda les mains sur le clavier pour décourager toute velléité d’applaudissements avant d’enchaîner par la Sonate N° 1 , Op. 11 de Schumann. Après avoir abordé l’Allegro vivace introductif avec naturel et poésie, il offrit de l’Aria une version alliant une simplicité bienvenue à une belle science du timbre. Après un Scherzo vif-argent, dansant et aux rythmes bien marqués, le Finale fut moins réussi. En effet, l’interprète se crispa un peu, ce qui se traduit immanquablement par des duretés dans le son et il ne parvint qu’imparfaitement à rendre ce caractère ailé et poétique qui est la marque de la musique de Schumann et la rend si difficile à interpréter.

Lisztomanias à Châteauroux fête ses 20 ans

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Le festival Lisztomanias a fêté cette année ses 20 ans sous le thème de « Liszt a 20 ans » en mettant en valeur les œuvres de jeunesse. Mais au concert du dimanche 17 octobre, l’accent est mis sur l’Amérique, un centre musical qui attirait déjà de nombreux talents au XIXe siècle. Ainsi, Lorenzo da Ponte, Sigismond Thalberg, Anton Rubinstein et bien sûr Antonín Dvořák s’y installèrent, ce dernier dirigeant le Conservatoire de New York à la fin du siècle. Liszt, un grand voyageur, aurait pu traverser l’océan Atlantique.

Ce voyage lointain, c’est aussi un voyage intérieur. Avec Dante. Ainsi, Alexandre Kantorow ouvre le concert en solo, sur la scène de l’Equinox où les sièges des musiciens d’orchestre sont encore vides. On a déjà beaucoup parlé de lui, de son génie, de son jeu inspiré, de sa technique infaillible, de sa musicalité hors pair, de sa liberté d'expression… Une fois de plus, il a mis ces qualités au service de la musique, avec tout un imaginaire lisztien et dantesque. Première ovation, déjà plus que nourrie.

L'OPMC au Palais Princier sous la direction de Kazuki Yamada

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L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo se produit dans le cadre de ses traditionnels concerts estivaux donnés la Cour d'Honneur du Palais Princier. Les deux derniers concerts de la saison avec l'O.P.M.C. étaient placés sous la direction de Kazuki Yamada, le directeur musical et artistique de la phalange monégasque. 

Le 1er août, le public a eu le bonheur de retrouver le violoniste  Sergey Khachatryan dans le Concerto pour violon de Sibelius. Khachatryan est un musicien intègre et s'il s'était fait un peu plus rare ces dernières années,  il n’en reste pas moins  l’un des meilleurs violonistes actuels. Son interprétation du Concerto de Sibelius était phénoménale, tel un volcan dans un glacier :  sonorité superbe, technique incroyable, musicalité, intensité, lyrisme, poésie tout y était. C'était beau, profond et transcendant. Après une ovation enflammée, il donne en bis une pièce poignante pour violon solo de musique arménienne.

Alexandre Kantorow concertant avec l’OPMC

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Alexandre Kantorow a été choisi comme "Artiste en résidence" par l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. Après un récital exceptionnel, le 17 janvier dernier, on le retrouve en concert avec l'orchestre en compagnie du talentueux  chef d'orchestre Jérémie Rhorer. 

Au programme le puissant et motorique Concerto n°2 de Prokofiev.  L'exécution d'Alexandre Kantorow admirablement accompagné par l'orchestre est incroyablement forte, hallucinante et ébouriffante. Sous des doigts l’oeuvre déborde de vitalité, de rage de sauvagerie et de piquant de la très longue cadence du premier mouvement, l’une des plus exigeantes écrites par Prokofiev, lui-même pianiste-virtuose  à l’embrasement du dernier mouvement. 

Avec Alexandre Kantorow, pas de gestes artificiels mais l'émotion pure qui coule directement du piano dans son corps et qu'il transmet au public. Cette interprétation est récompensée d’une "Standing ovation". Le public est enflammé. L'orchestre applaudit avec les mains à l'unisson. C'est un triomphe! Alexandre Kantorow nous offre deux bis de Brahms qui est un de ses compositeurs favoris: la Ballade n°1 et le finale de la Sonate n°3.

Alexandre Kantorow en récital à Monte-Carlo

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C'est avec plaisir qu'on retrouve le pianiste Alexandre Kantorow en récital à Monte-Carlo. Nous l'avions découvert en 2018 au Festival de Menton et depuis son palmarès s’est étoffé et impressionne pour ses 22 ans.  Il a été choisi cette année comme "artiste en résidence" de la saison de l'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo et il est invité à  un récital et pour deux concerts avec l'orchestre.

Alexandre Kantorow est un merveilleux pianiste toujours à la recherche de la perfection et il possède un tempérament de feu. Pour son premier récital monégasque, il nous propose un programme passionnant de virtuosité et de sensibilité.

Brahms est un de ses compositeurs favoris et le concert commence avec les 4 Ballades op.10. Dès le début, il nous emmène au coeur de la partition avec énergie et clarté. Il anime ces légendes mystérieuses avec beaucoup de nuances et d'émotions. On est conquis par son interprétation habitée, mystique et ardente.

Musique de chambre avec Alexandre Kantorow à La Roque d’Anthéron

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Depuis son premier prix au Concours Tchaïkovsky l’année dernière, Alexandre Kantorow est devenu l’un des pianistes les plus demandés des scènes internationales. Il est un invité régulier du Festival International de piano La Roque d’Anthéron, c’est d’ailleurs ici qu’il a fait sa première apparition française après le célèbre Concours. Cette année, il s’est produit le 9 août en deux concerts de musique de chambre.

Un voyage épique avec le Trio de Tchaïkovsky

Pour le premier concert, dans la matinée, il forme un trio avec la violoniste Liya Petrova et le violoncelliste Aurélien Pascal. Une seule œuvre figure au programme : le Trio « à la mémoire d’un grand artiste » en la mineur op. 50 de Tchaïkovsky. Soulignons d’emblée le contrôle admirable de l’instrument chez chaque musicien. Le rythme à rubatos subtils, l’ampleur dans chaque phrasé (même à des moments « serrés » il y a un espace), affirmation et discrétion, intimé et grandiloquence, chant, mouvement, passion, douleur… Leur interprétation déborde de volonté, la volonté d’évoquer une vie, réelle (celle de Nikolaï Rubinstein dont Tchaïkovsky fut inspiré) et imaginaire (de veine éminemment romantique), mais aussi leur volonté, délibérée, de faire de la musique.

Célébration de José Serebrier compositeur

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José SEREBRIER (1938) : Variations symphoniques B A C H pour piano et orchestre (1) ; Laments and Hallelujahs (2) ; Concerto pour flûte avec Tango (3) ; Tango in blue (4) ; Casi un Tango (5) ; Last Tango before Sunrise (6) ; Adagio (7) ; None but the Lonely Heart (8), arrangement d’une romance de Tchaïkovsky. Alexandre Kantorow, piano (1) ; Sharon Bezaly, flûte (3) ; Echos del Mar Choir (2) ; RTE National Symphony Orchestra (1, 2, 6, 7, 8) et Orchestre Symphonique de Barcelone (4, 5) direction : José Serebrier ; Australian Chamber Orchestra, direction : Richard Tognetti (3). 2019. Livret en anglais, allemand et français. 76.40. BIS-2423.

Alexandre Kantorow brille avec Saint-Saëns

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour piano n°3 en mi bémil majeur, Op. 29 ; Concerto pour piano n°4 en do mineur, Op. 44  ; Concerto n°5 en fa majeur, Op. 103« L’Egyptien ». Alexandre Kantorow, piano – Tapiola Sinfonietta, Jean-Jacques Kantorow, direction. 2019-SACD-80’37-Textes de présentation en anglais, français et allemand-Bis-Bis2300

A Montreux, deux jeunes loups à l’assaut de l’hégémonie tsariste

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A Montreux, la 74e édition du Septembre Musical voit arriver aux commandes un nouveau directeur, Mischa Damev, qui succède à Tobias Richter après treize ans de bons et loyaux services. Les trois premiers concerts sont confiés à l’Orchestre du Théâtre Mariinsky et à son infatigable chef titulaire et directeur artistique, Valery Gergiev. 

Le premier concert du dimanche 1er septembre était consacré à deux piliers de leur répertoire, Prokofiev et Tchaïkovski. Il faut relever d’abord que cet orchestre comprenant plus de cent instrumentistes répand son imposante sonorité bien plus naturellement dans une aussi vaste salle que l’Auditorium Stravinsky, alors qu’il se sent compressé au Victoria Hall de Genève. 

Alexandre Kantorow subjugue la tribune pleine à craquer du Parc du Château de Florans

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Le 26 juillet, au Parc du Château de Florans à La Roque d'Anthéron, Alexandre Kantorow a donné son premier récital en France depuis ses deux prix au Concours International Tchaïkovski à Moscou en juin dernier : Premier Prix du piano et Prix Tchaïkovski (attribué à l’artiste le plus remarquable parmi les premiers prix de toutes les disciplines). La tribune de 2000 places quasi-complète lui a réservé un accueil immédiatement enthousiaste avec une ovation debout à la fin.

Au Festival International de piano de La Roque d’Anthéron, il est comme à la maison, y ayant déjà été invité ces dernières années. C’est d’ailleurs René Martin, le directeur artistique du Festival et des Folles Journées de Nantes (et du monde entier), qui lui a proposé un premier grand concert avec le Sinfonia Varsovia à Nantes et à Varsovie alors qu’il n’avait que 16 ans. Ce fut le début de sa (encore) jeune carrière qui l’amène à se transformer en globetrotter. Mais c’est à « La Roque », comme l’appellent les habitués, qu’il retrouve ses amis et connaissances fidèles.