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Musique de chambre avec Alexandre Kantorow à La Roque d’Anthéron

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Depuis son premier prix au Concours Tchaïkovsky l’année dernière, Alexandre Kantorow est devenu l’un des pianistes les plus demandés des scènes internationales. Il est un invité régulier du Festival International de piano La Roque d’Anthéron, c’est d’ailleurs ici qu’il a fait sa première apparition française après le célèbre Concours. Cette année, il s’est produit le 9 août en deux concerts de musique de chambre.

Un voyage épique avec le Trio de Tchaïkovsky

Pour le premier concert, dans la matinée, il forme un trio avec la violoniste Liya Petrova et le violoncelliste Aurélien Pascal. Une seule œuvre figure au programme : le Trio « à la mémoire d’un grand artiste » en la mineur op. 50 de Tchaïkovsky. Soulignons d’emblée le contrôle admirable de l’instrument chez chaque musicien. Le rythme à rubatos subtils, l’ampleur dans chaque phrasé (même à des moments « serrés » il y a un espace), affirmation et discrétion, intimé et grandiloquence, chant, mouvement, passion, douleur… Leur interprétation déborde de volonté, la volonté d’évoquer une vie, réelle (celle de Nikolaï Rubinstein dont Tchaïkovsky fut inspiré) et imaginaire (de veine éminemment romantique), mais aussi leur volonté, délibérée, de faire de la musique.

Célébration de José Serebrier compositeur

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José SEREBRIER (1938) : Variations symphoniques B A C H pour piano et orchestre (1) ; Laments and Hallelujahs (2) ; Concerto pour flûte avec Tango (3) ; Tango in blue (4) ; Casi un Tango (5) ; Last Tango before Sunrise (6) ; Adagio (7) ; None but the Lonely Heart (8), arrangement d’une romance de Tchaïkovsky. Alexandre Kantorow, piano (1) ; Sharon Bezaly, flûte (3) ; Echos del Mar Choir (2) ; RTE National Symphony Orchestra (1, 2, 6, 7, 8) et Orchestre Symphonique de Barcelone (4, 5) direction : José Serebrier ; Australian Chamber Orchestra, direction : Richard Tognetti (3). 2019. Livret en anglais, allemand et français. 76.40. BIS-2423.

Alexandre Kantorow brille avec Saint-Saëns

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour piano n°3 en mi bémil majeur, Op. 29 ; Concerto pour piano n°4 en do mineur, Op. 44  ; Concerto n°5 en fa majeur, Op. 103« L’Egyptien ». Alexandre Kantorow, piano – Tapiola Sinfonietta, Jean-Jacques Kantorow, direction. 2019-SACD-80’37-Textes de présentation en anglais, français et allemand-Bis-Bis2300

A Montreux, deux jeunes loups à l’assaut de l’hégémonie tsariste

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A Montreux, la 74e édition du Septembre Musical voit arriver aux commandes un nouveau directeur, Mischa Damev, qui succède à Tobias Richter après treize ans de bons et loyaux services. Les trois premiers concerts sont confiés à l’Orchestre du Théâtre Mariinsky et à son infatigable chef titulaire et directeur artistique, Valery Gergiev. 

Le premier concert du dimanche 1er septembre était consacré à deux piliers de leur répertoire, Prokofiev et Tchaïkovski. Il faut relever d’abord que cet orchestre comprenant plus de cent instrumentistes répand son imposante sonorité bien plus naturellement dans une aussi vaste salle que l’Auditorium Stravinsky, alors qu’il se sent compressé au Victoria Hall de Genève. 

Alexandre Kantorow subjugue la tribune pleine à craquer du Parc du Château de Florans

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Le 26 juillet, au Parc du Château de Florans à La Roque d'Anthéron, Alexandre Kantorow a donné son premier récital en France depuis ses deux prix au Concours International Tchaïkovski à Moscou en juin dernier : Premier Prix du piano et Prix Tchaïkovski (attribué à l’artiste le plus remarquable parmi les premiers prix de toutes les disciplines). La tribune de 2000 places quasi-complète lui a réservé un accueil immédiatement enthousiaste avec une ovation debout à la fin.

Au Festival International de piano de La Roque d’Anthéron, il est comme à la maison, y ayant déjà été invité ces dernières années. C’est d’ailleurs René Martin, le directeur artistique du Festival et des Folles Journées de Nantes (et du monde entier), qui lui a proposé un premier grand concert avec le Sinfonia Varsovia à Nantes et à Varsovie alors qu’il n’avait que 16 ans. Ce fut le début de sa (encore) jeune carrière qui l’amène à se transformer en globetrotter. Mais c’est à « La Roque », comme l’appellent les habitués, qu’il retrouve ses amis et connaissances fidèles.