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Zauberland

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Il est toujours difficile d’écrire une œuvre « engagée ». Savoir ajuster les équilibres, créer l’émotion là où on ne l’attend pas, gérer le pathos en orfèvre. Zauberland (Le Pays Enchanté) est de ces spectacles qui veut tout dire de notre monde, de notre époque.  

Deux bouquets de fleurs ceignent un espace presque vide, comme un symbole délavé d’une beauté déchue et éternelle. Seul un piano côté jardin se pose en figure hiératique, simplement éclairé par deux rangs de lumières tamisées. L’idée de Zauberland peut paraître délicate, mais elle se tient par sa cohérence : mettre en regard les Dichterliebe de Schumann comme étant un des symboles de la « beauté » de l’art occidental, en regard de la tragédie des migrants syriens, illustrée par une création en miroir signée Bernard Foccroulle, Martin Crimp, le tout mis en scène par Katie Mitchell.

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"Un art qui donne sens au monde" est le sous-titre de ce recueil d'entretiens. Cette belle phrase sert de fil rouge à la pensée de l'ancien directeur de la Monnaie (1992-2007) et du Festival d'Aix-en-Provence (2007-2018). Fil rouge qu'il déclinera en quatre entretiens, comme suit : la création, la participation du public, le dialogue interculturel, et la place de l'opéra dans un monde globalisé. Rédactrice en chef de L'Avant-Scène Opéra, Chantal Cazaux interroge Bernard Foccroulle sur la création contemporaine, qui évite au genre de devenir muséal.

A Aix-en-Provence, bonheur et amertume

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Die Enführung aus dem Serail © Pascal Victor

C’est Alcina de Händel qui a ouvert la 67e édition du Festival d’Aix en Provence qui se déroulait jusqu’au 21 juillet. Patricia Petitbon dans le rôle-titre et Philippe Jarroussky en Ruggiero en étaient les stars, acclamés par un public réjouis de ce spectacle confondant imaginé par Katie Mitchell.