Mots-clé : Kazuki Yamada

Maria-João Pires à Monte-Carlo avec l'OPMC

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La pianiste Maria-João Pires était l’invitée de prestige de l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Kazuki Yamada, son directeur musical et artistique pour des concerts à l’Auditorium Rainier III de Monaco et au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence. 

Le public retrouve la pianiste dans le Concerto n°9 "Jeunehomme" de Mozart, l’un de ses favoris. Pires capture l'esprit du compositeur comme personne. Chacun de ses doigts est possédé comme par des anges, c'est un don qui ne s'apprend pas. Elle a un phrasé unique, une qualité de pianissimo, legato et staccato sublime, tout coule de source.  Le public lui réserve un triomphe et Pires prolonge le bonheur avec un bis : le célèbre Clair de lune de Debussy.

Le Printemps des Arts 2022

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Le Festival Printemps des Arts est un des moments forts de la vie culturelle monégasque. Après bientôt quarante ans d'existence, il continue de se renouveler. Marc Monnet était le directeur artistique pendant 19 ans et le public a pu découvrir de nombreuses créations mondiales dont maints chefs d'œuvres ainsi que de nombreuses raretés. 

C'est  Bruno Mantovani, un autre compositeur, qui lui succède, et ce dernier signe sa première programmation pour ce festival 2022 avec 21 concerts, projection de film,  ballet, des conférences, rencontres et tables rondes sans oublier des Masterclasses. Comme de tradition, le festival occupe des lieux insolites comme le tunnel "Riva", percé sous le Palais Princier de Monaco il y a plus de 60 ans qui accueille un concert. Le programme se plait également à proposer un parcours à travers le temps et huit siècles séparent la Messe de Nostre Dame de Guillaume de Machaut et la nouvelle partition de Bastien David qui est présentée cette année. C’est un voyage à travers le temps, le temps "universel", mais aussi le temps spécifique à chaque créateur. C'est l'analyse de l'évolution stylistique d'un compositeur au fil de sa vie, qui permet de cerner sa personnalité.

Le premier concert symphonique du festival témoigne de cette ouverture à travers les époques. Il démarre avec le canon de Guillaume de Machault Ma fin est mon commencement. Une merveille de mathématique musicale égale à celles de Jean-Sébastien Bach.Le texte illustre la musique et la musique le texte : arrivée à sa fin, la musique repart en arrière, et la voix du haut devient celle du bas -et inversement. Une parfaite maîtrise du contrepoint admirablement interprété par l'Ensemble Gilles Binchois. 

L'Orchestre Philharmonique de Strasbourg  sous la direction de Marko Letonja fait son entrée sur la scène de l’Auditorium Rainier III. Ce déplacement est un petit évènement pour les Alsaciens qui effectuent  ici leur premier déplacement après cette longue période de pandémie et ils sont heureux de retrouver le public monégasque. 

Siren's Song, l'une des dernières créations de Peter Eötvös, ouvre la partie symphonique du concert. Eötvös avait déjà composé en 2015-2016 un cycle The Sirens Cycle fondé sur des textes de Joyce, Homère et Kafka. Siren's Song réinvestit la vision des trois auteurs laissant de côté les paroles. Reste alors l'aura métaphysique des écrits et le questionnement de Kafka : les sirènes ont-elles chanté pour Ulysse ou ne l'ont-elles bercé que de leur silence ? Letonja nous entraîne dans ce monde féerique, envoûtant, plein de couleurs et de sons avec sa baguette magique. 

Invité d’honneur du festival, le pianiste Jean-Efflam Bavouzet nous fait découvrir deux univers de Prokofiev, avec ses concertos n°1 et  n°5. La confrontation des deux concertos permet d'apprécier les écarts entre le commencement et la fin du corpus pour piano et orchestre de Prokofiev.

Mozart sur le rocher avec l'OPMC

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L'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a organisé un mini-festival Mozart qui a connu naturellement un très grand succès et qui deviendra un rendez-vous annuel dans les prochaines saisons. Pour le dernier concert, l’affiche était prestigieuse avec la participation de la soprano Cecilia Bartoli et du pianiste David Fray alors que l'OPMC était placé sous la direction de Kazuki Yamada, son directeur artistique et musical. 

Le concert commence par la Symphonie n°1 en mi bémol majeur K16, composée par le prodigieux Mozart à l'âge de 8 ans. Elle est fort peu jouée en concert et elle reste cantonnée aux intégrales discographiques. Kazuki Yamada à la tête de son orchestre nous fait revivre l'imagination exubérante du jeune Mozart, par une interprétation énergique et tout en fraîcheur. 

Casse-noisette à Monte-Carlo

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Le Casse-Noisette de Tchaïkovski est à l’affiche des fêtes de fin d’années sur le rocher avec les ballets de Monte-Carlo dans une chorégraphie de Jean-Christophe Maillot. Ce dernier transpose l'histoire de ce grand classique dans l'univers d'une compagnie de danse dont le titre du spectacle le sous-entend: "Casse-Noisette Cie". La chaleur de la maison familiale est remplacée par un studio de danse alors que le plateau est sobre et dépouillé. On est loin de la version originale : pas de Casse-Noisette en bois qui se transforme en prince, mais un cadeau inattendu, un nouveau chorégraphe qui déborde d'inventivité et de créativité et fait découvrir sa vocation : la danse.

On participe au rêve éveillé que vit Jean-Christophe Maillot depuis qu'il a été nommé Chorégraphe-Directeur des Ballets de Monte-Carlo en 1993. Maillot est un des principaux et des plus novateurs chorégraphes de danse moderne. Il développe son langage chorégraphique tant sur les bases de la danse académique que sur les courants néo-classiques. Il y a un échange permanent entre Maillot et ses danseurs. Il met en valeur les qualités individuelles de ses danseurs au sein de mouvements d'ensemble. On bascule dans un monde onirique. Le ballet est une féerie visuelle et Maillot se raconte avec une déclinaison de son amour du cirque, les paillettes, la fête.

Musique française avec l'OPMC

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L'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et Kazuki Yamada, son directeur artistique et musical, proposaient en Prélude à la Commémoration du Centenaire de la disparition  du Prince Albert Ier (28 novembre), un concert de musique française avec des compositeurs qui avaient un lien privilégié avec le souverain monégasque.

Les symphonies de Charles Gounod restent peu connues et très peu programmées, ombragées par les ouvrages lyriques du compositeur qui captent la notoriété. Kazuki Yamada proposait la légère et savoureuse Symphonie n°1.  Cette partition fait penser à Haydn dans les deux premiers mouvements, le scherzo est un menuet et le finale évoque la Symphonie italienne de Mendelssohn. Les thèmes sont beaux, harmonieux et brillants. Kazuki Yamada fait danser l'orchestre.

Concert anniversaire à Monte-Carlo 

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Ce concert commémore un double anniversaire. Tout d’abord, le centenaire de la disparition du compositeur Camille Saint-Saëns en 2021 mais aussi les 100 ans du décès du Prince Albert Ier de Monaco  (1840-1922). Le Prince Albert Ier dit le “Prince savant”  a donné une vive impulsion à l'activité musicale à Monaco. Il a bénéficié de ses liens privilégiés avec les compositeurs Jules Massenet et Camille Saint-Saëns, ses collègues à l'Institut de France. Saint-Saëns a composé l'Ouverture de fête pour l'inauguration du Musée océanographique de Monaco en 1910.

C’est avec le Concerto pour violon et orchestre n°3 de Saint-Saëns que concert célèbre le compositeur français. On ne présente plus l’excellent Daniel Lozakovich qui fait désormais  partie des violonistes majeurs de sa génération. Enfant prodige et boxeur à ses heures perdues, le jeune homme de 20 ans tarde un peu à entrer sur scène et il s’accorde longuement  ! La cause : il a dû remplacer une corde de son instrument en dernière minute et jouer avec une nouvelle corde entraîne la nécessité d'accorder plus souvent. Mais dès les premières notes, le jeune homme  est maître à bord et domine la situation. On salue la précision d'intonation et d'attaque ainsi qu’une intensité d'expression combinée à des prouesses de vélocité. L'orchestre sous la direction de Kazuki Yamada est superbe, c'est une performance absolument incroyable.Après une ovation debout, Lozakovich offre deux bis. Le très virtuose Scherzo de Fritz Kreisler et une Allemande de Bach.

Ouverture mémorielle à l’OPMC : Beethoven par Kazuki Yamada

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L'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo nous offre pour débuter cette nouvelle saison un monument de la musique classique : la Symphonie n°9 de Beethoven.

Le programme de ce concert était prévu la saison passée, mais pour des raisons sanitaires il était impossible de faire venir le Chœur de l'Orchestre Symphonique de Londres comptant plus de 80 chanteurs.

Ce concert d'ouverture de la saison 2021-22 se couvrait d’émotion car l'événement  était dédié au Maestro Gianluigi Gelmetti, ancien Directeur artistique et musical de la phalange et chef honoraire depuis 2016, qui nous a quittés au mois d'août. Trait d’union dans l’histoire de l’orchestre : c’est  Gelmetti qui avait dirigé, il y a 8 ans, cette symphonie de Beethoven pour la dernière fois à Monaco. 

Dans  un texte publié dans  le programme, Kazuki Yamada rend hommage à son prédécesseur qu'il a entendu à l'âge de 16 ans lors d'une tournée au Japon et qui l'a inspiré à se lancer dans la direction d'orchestre. Après une minute de silence, le concert commence par l'ouverture Léonore II de Beethoven que Kazuki Yamada dirige avec énergie, vigueur et éloquence. 

Dès les premières mesures de symphonie, Yamada se montre en très grande forme et fait briller l'orchestre de tous ses feux. L'introduction provoque un sentiment d’attente, de mystère et d’interrogation et l'orchestre se déploie progressivement d'un pianissimo dans un grand crescendo, guidé par une direction qui gère les gradations avec le sens du drame requis :  c'est vigoureux, imposant et majestueux. Tout au long de la partition, le maestro japonais cerne l’esprit des mouvements ciselant les interventions solistes avec le sens des couleurs requises.  

L'OPMC au Palais Princier sous la direction de Kazuki Yamada

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L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo se produit dans le cadre de ses traditionnels concerts estivaux donnés la Cour d'Honneur du Palais Princier. Les deux derniers concerts de la saison avec l'O.P.M.C. étaient placés sous la direction de Kazuki Yamada, le directeur musical et artistique de la phalange monégasque. 

Le 1er août, le public a eu le bonheur de retrouver le violoniste  Sergey Khachatryan dans le Concerto pour violon de Sibelius. Khachatryan est un musicien intègre et s'il s'était fait un peu plus rare ces dernières années,  il n’en reste pas moins  l’un des meilleurs violonistes actuels. Son interprétation du Concerto de Sibelius était phénoménale, tel un volcan dans un glacier :  sonorité superbe, technique incroyable, musicalité, intensité, lyrisme, poésie tout y était. C'était beau, profond et transcendant. Après une ovation enflammée, il donne en bis une pièce poignante pour violon solo de musique arménienne.

Deux grandes dames à Monaco: Elisabeth Leonskaja et Marie-Nicole Lemieux

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Le concert dans la série "Grande saison"de l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo du samedi 29 mai devait avoir lieu au Grimaldi Forum et présenter les Carmina Burana de Carl Orff avec le City of Birmingham Symphony Orchestra Chorus, et le Concerto n°3 de  Bartók  avec la pianiste Elisabeth Leonskaja.  Vu l'impossibilité actuelle de faire voyager une chorale depuis le Royaume-Uni, le programme a été modifié et a eu lieu à l'Auditorium Rainier III.

Marie-Nicole Lemieux était l'Artiste en résidence de la saison 2019-2020. Nous la connaissons bien en Belgique où elle a remporté le 1er prix au Concours Reine Elisabeth en 2000 et elle est une invitée régulière des salles de concert. Elle n'a pas pu donner tous les concerts prévus l'année passée. Elle a accepté d'interpréter pour ce concert les splendides Nuits d'été, le chef-d'oeuvre d'Hector Berlioz.

Nous avions admiré Marie-Nicole Lemieux la saison passée en septembre 2019 dans les Sea Pictures d'Edwar Elgar et en janvier 2020 dans les Wesendonck Lieder de Richard Wagner.

Le printemps des Arts de Monte-Carlo 2021

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L’an passé, le traditionnel Festival du Printemps des Arts de Monaco avait été annulé à la dernière minute en raison de la crise sanitaire. Mais comme vous pouvez le lire régulièrement dans ces colonnes, la principauté monégasque est l’un des rares lieux à ne pas avoir fermé les portes de ses salles de concerts ! Le compositeur Marc Monnet, dont c’est la dernière édition à la tête du Printemps des Arts, a surmonté toutes les difficultés, y compris la tardive annulation de la venue de l'Orchestre National de France sous la direction de Daniele Gatti pour le concert d’ouverture.  Dès lors, la programmation est modifiée et les horaires des concerts permettent aux proches voisins de Monaco, les seuls à même de respecter les limites géographiques imposées par le confinement hexagonal, de rentrer chez eux avant le désormais traditionnel couvre-feu !  

Pour ce second week-end du festival, l’affiche mettait à l’honneur le pianiste Bertrand Chamayou pour une intégrale  en trois récitals sur la même journée (11h30, 14h15 et 16h) : les Années de pèlerinage de Franz Liszt.  Il y a de nombreux enregistrements de ce chef-d'oeuvre retraçant la vie de Liszt et de ses voyages en Suisse et en Italie avec Marie d'Agoult, mais il est rarement joué dans son intégralité en concert. Bertrand Chamayou l'a enregistré en 2011 (Naïve).  Si on était impressionné par l'interprétation magistrale au disque de Chamayou , on est époustouflé par sa performance en concert.  Son jeu est un mélange de sensibilité et de puissance. Le son cristallin de Chamayou dans les aigus est absolument unique. Ainsi dans “Les Jeux d'eau à la d'Este" on entend l'eau couler du piano. Et dans les morceaux forts il est brillant, virtuose et éclatant.  La palette sonore qu’il extrait du piano puise sa force dans cet élan romantique où l’âme de Liszt transparaît. 

Le troisième weekend du Festival Printemps des Arts est consacré à des compositeurs de la seconde école de Vienne : Arnold Schoenberg, Alban Berg et Anton Webern. L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo est un partenaire du festival et ce concert symphonique sous la direction de Kazuki Yamada, son directeur musical et artistique, mettait à l’honneur  Berg et Schoenberg.  

Hommage à Yakov Kreizberg à Monte-Carlo 

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Dix ans après son décès, le souvenir du grand chef d’orchestre Yakov Kreizberg reste très fort à Monte-Carlo, en particulier parmi les membres de l’OPMC dont tous saluent la  relation artistique aussi unique que musicalement exceptionnelle avec leur regretté directeur musical. Rappelons que le chef était également le visionnaire qui a initié la label OPMC Classics, le  label de la phalange monégasque. A la fin des années 2000, il n’était pas encore si fréquent qu’un orchestre se lance dans l’aventure et l’OPMC avait séduit les critiques par une série d’enregistrements dont la Symphonie n°5 de Mahler, un coffret consacré aux grands ballets de Stravinsky ou la Symphonie n°11 de Chostakovitch. En son honneur, la grande salle de l'Auditorium Rainier III porte désormais son nom.

Kazuki Yamada, l'actuel directeur artistique et musical et l’OPMC lui ont dédié le premier concert de l'année 2021 avec un programme romantique allemand, l’un des répertoires de prédilection du maestro russo-américain. 

Nicholas Angelich et Kazuki Yamada aux sommets

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La principauté de Monaco se démarque de manière radicale face à presque tous les pays du monde. La volonté est affirmée : il faut maintenir la culture ! Grâce aux mesures sanitaires très strictes, respectées scrupuleusement par tous les artistes et toutes les équipes, le défi est relevé haut la main et Monaco est l’un des derniers états ou l’on peut actuellement assister à des concerts avec du public. Certes, la jauge des salles de concerts et théâtres est diminuée de moitié, un fauteuil sépare chaque spectateur, pas d'entracte, pas de boissons. Le public est masqué, les mains sont passées au gel hydroalcoolique.  Les musiciens sont régulièrement testés.  Dans le désert actuel où toute collaboration artistique est devenue terriblement complexe, maintenir une saison artistique est un exploit. La culture est une nourriture essentielle pour l'esprit. Winston Churchill n'a-t-il pas répondu aux députés qui lui demandaient de couper dans le budget de la culture pour financer l’effort de guerre : Pourquoi nous battons-nous, si ce n’est pour la culture ?

Le concert de dimanche avec l'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo (OPMC), Kazuki Yamada et Nicholas Angelich était très généreux avec trois partitions d’envergure. 

Beethoven à Monte-Carlo 

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La rentrée est beethovenienne avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et Kazuki Yamada, son directeur musical et artistique. Une rentrée particulière car elle est marquée par la prolongation de trois saisons de son engagement à ce poste, et la sortie de deux nouveaux titres sous le label OPMC Classics : les Symphonies n°1 et n°3 de Mendelssohn et le Requiem et Cantique de Jean Racine de Gabriel Fauré. Mais c’est Beethoven qui nous retient pour ces concerts d’ouverture de saison. 

Le premier concert au Grimaldi Forum propose, avec l'ouverture Léonore n°3, le Triple concerto pour violon, violoncelle et piano et la Symphonie n°3. Dans le Triple concerto, l’équipe musicale se compose de Antje Weithaas au violon, Marie-Elisabeth Hecker au violoncelle et Martin Helmchen au piano. Les musiciens varient les atmosphères et les couleurs et chantent tous les trois en une ample respiration, bien secondés par le chef. Seul au pupitre, Kazuki Yamada qui excelle, fascine et émerveille dans le répertoire français des XIXe et XXe siècles, est moins à son affaire dans les oeuvres classiques. Certes, la Symphonie n°3 "Eroica" de Beethoven est très fidèlement interprétée, mais cela manque de marques personnelles.  Nous n'arrivons pas à oublier les interprétations puissantes et dramatiques des symphonies de Beethoven avec le même orchestre et le regretté Yakov Kreizberg.

Frédéric Vitteaud, régisseur général de l'OPMC

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Crescendo Magazine poursuit sa rencontre avec les métiers de la musique. Après Mathilde Serraille, bibliothécaire au Melbourne Symphony Orchestra, cette nouvelle étape nous emmène à la découverte du métier de régisseur général avec Frédéric Vitteaud, titulaire de cette fonction auprès de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’un des grands orchestres européens, phalange qui assure la saison symphonique et les services d’opéras et de ballet monégasques et que l’on retrouve régulièrement en tournée à travers le monde.

Vous êtes régisseur général de l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo ? Comment vous êtes-vous orienté vers ce métier ?

Depuis toujours, j’ai voulu travailler dans le milieu la musique. Le brevet de technicien des Métiers de la Musique (BT Musique) proposé par le Lycée de Sèvres et les enseignements précieux qui y étaient dispensés par Gilbert Villedieu et Jeanne Lachaux m’offraient cette orientation ainsi que beaucoup d’autres dans le domaine du spectacle.

Après le lycée, je suis allé en musicologie. A l’époque je prenais encore des cours au conservatoire et l’un de mes professeurs, Jo Capolongo, m’a dit « qu’on recherchait quelqu’un chez Colonne ». Je pensais qu’il s’agissait d’un job occasionnel les soirs de concerts, mais l’Orchestre Colonne m’a rapidement proposé un engagement de plusieurs mois et comme je m’ennuyais un peu en musicologie, j’ai accepté.

Après deux ans chez Colonne (ou on apprend à tout faire !), j’ai travaillé comme intermittent pendant 6 ans dans les grands orchestres de la capitale, à Radio-France, à l’Orchestre de Paris, à Bastille et àGarnier. J’ai aussi collaboré avec l’Orchestre du Capitole de Toulouse, notamment en leur procurant tous les instruments et les pupitres lors de leur venue à Paris en novembre 1996, lorsque les routiers avaient bloqué les routes. A la même époque, j’ai aussi un peu aidé aux débuts du Festival de Pâques de Deauville.

Pierre Barrois m’a ensuite confié la direction technique de l’OFJ. C’est lors de sessions de l’OFJ avec Marek Janowski -que je connaissais déjà assez bien du Philhar- que le Maître m’a conseillé de postuler à Monte-Carlo où il venait d’être nommé et où un poste allait bientôt se libérer. Marek Janowski a quitté Monte-Carlo quelques années plus tard et moi je suis resté.

Ouvertures des saisons symphoniques à Monte-Carlo et Nice 

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Dimanche dernier à Monte-Carlo, l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, son directeur musical et artistique Kazuki Yamada et la merveilleuse contralto Marie-Nicole Lemieux -1er Prix du Concours Reine Elisabeth en 2000- ont inauguré leur saison. Marie-Nicole Lemieux est l'artiste en résidence cette année : elle donnera encore deux concerts dans des répertoires très différents. Pour son premier concert, elle a interprété les Sea Pictures d'Edward Elgar avec maestria. Kazuki Yamada avait programmé en ouverture Juventus, une oeuvre de Victor de Sabata, le chef permanent de l’Orchestre de l’Opéra de Monte-Carlo de 1918 à 1930. L’œuvre rappelle les opéras italiens de la même époque. La Symphonie n°3 avec orgue de Saint-Saëns semble être inspirée des poèmes symphoniques de Liszt à qui elle est dédiée. L’effectif orchestral est très important, toutes les parties de l'orchestre sont représentées. Kazuki Yamada excelle dans ce répertoire et il fait briller l'orchestre de tous les feux des pupitres. Une belle introduction de saison alors que l’orchestre part en tournée pour deux semaines à Oman.

Ce jeudi, c’est au tour des voisins de l’Orchestre Philharmonique de Nice d’entamer leur saison de concerts. Le Théâtre de l'Opéra de Nice (1000 places) est comble du Parterre au Paradis. Deux « enfants du pays », la pianiste Hélène Grimaud, née à Aix-en-Provence et le chef Lionel Bringuier, né à Nice, se retrouvent devant un public qui les vénère.

Mais encore : "French touch" symphonique à travers le monde

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Quelques disques mettent à l’honneur des compositeurs français par des interprètes établis un peu partout à travers le monde.

Claude Debussy (1862-1918) : Printemps, Rapsodie pour orchestre et saxophone ; Marche écossaise sur un thème populaire ; Berceuse Héroïque ; Deux Danses ; Nocturnes. Claude Delangle, saxophone ; Gulnara Mashurova, harpe ; The Philharmonic Chamber Choir of Europe, Singapore Symphony Orchestra, Lan Shui. 1 CD BIS. BIS-2232.