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Jodie Devos, colorature, Offenbach

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En marge de la sortie du CD Colorature, nous avons pu nous entretenir avec Jodie Devos, la soprano belge qui met le monde de la musique à ses pieds. 

Jodie Devos, avant de parler de votre actualité et du CD consacré à Offenbach, quels sont les trois événements marquants pour l’année 2018 ?

Cette année a été particulièrement riche mais je citerais tout d’abord l’enregistrement du CD Colorature qui est un grand souvenir. Cette session d’enregistrement fut intense et passionnante.

Ensuite je pense tout particulièrement au rôle de Susanna dans les Noces de Figaro mis en scène à Liège par Émilio Sagi et sous la direction de Christophe Rousset que j’apprécie tout particulièrement. Le rôle de Susanna ne présente pas les caractéristiques d’une voix colorature mais ce rôle me convient bien et je crois que j’aimerai le chanter tout au long de ma carrière. Enfin, je citerais mon rôle d’Arthur dans La Nonne Sanglante de Charles Gounod que j’ai eu l’occasion de chanter à l’Opéra Comique à Paris. C’était une résurrection pour cette œuvre qui n’avait plus été mise en scène en France depuis près d’un siècle. C’était très émouvant !

Jodie Devos fête Offenbach

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Jacques OFFENBACH (1819-1880) : Colorature. Extraits : Boule de Neige, Vert-Vert, Orphée aux Enfers, Un Mari à la Porte, Fantasio, Les Bavards, Mesdames de la Halle, Le Roi Carotte, Les Bergers, Fantasio, Les Contes D’Hoffmann, Robinson Crusoé, Boule de Neige, Boule de Neige,  Le Voyage dans la Lune. Jodie Devos, soprano, Adèle Charvet, mezzo-soprano.  Münchner Rundfunkorchester, Laurent Campellone, direction. 2018. 60’59’’, Livret de présentation en Français, en Anglais et en Allemand. 1 CD  ALPHA 437.

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Les circonstances rocambolesques qui entourent la commande du fameux Requiem KV 626 ont permis à l’œuvre de passer aujourd’hui pour celle dans laquelle Mozart investit non seulement ses dernières ressources, mais aussi la part la plus intime de sa personnalité. Il est vrai que le commun des mortels préfère généralement ériger en testament une messe des morts plutôt qu’un Singspiel. Mais Mozart n’est pas le premier venu : c’est un génie pétri des idéaux des Lumières, à l’heure où la Révolution française prétend vouloir inaugurer une ère nouvelle. Son véritable manifeste, l’Aufklärung brille de mille feux, c’est La Flûte enchantée. C’est elle qui lui donne l’occasion d’exprimer ses aspirations les plus profondes ; elle, par conséquent, qu’il s’épuisera à achever à tout prix avant de s’atteler au Requiem -que son commanditaire attendait pourtant de pied ferme. On le sait: son dernier opéra le remuait tant que Mozart était incapable de se le jouer au piano.

C’est dire qu’on ne peut s’attaquer à La Flûte enchantée sans être particulièrement attentif à en préserver l’intégrité. Evénement musical de la rentrée, la Flûte revisitée par Romeo Castellucci fait salle comble. Et, comme tout événement d’envergure, elle divise.

Résurrection d'un opéra gothique ?

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Michael Spyres (Rodolphe), Marion Lebègue (la Nonne), Chœur Accentus © Pierre Grosbois

La Nonne sanglante de Charles Gounod
Un opéra gothique ? Courant littéraire né à la seconde moitié du XVIIIème siècle en Angleterre (Le Château d'Otrante, de Walpole, Les Mystères d'Udolphe, de Radcliffe), le roman gothique (ou frénétique) influença fortement le romantisme naissant, en littérature bien sûr (Mary Shelley, Hugo, Poe, Maturin), en peinture (Friedrich, Füssli) mais aussi en musique : Der Freischütz, de Weber (1821) ou Robert le Diable, de Meyerbeer (1831) en ressortent de manière indéniable.

Pour un ravissement de l'esprit

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Jodie Devos © Opéra Royal de Wallonie

Le Nozze di Figaro
Qu'attend-on d'une nouvelle production du chef-d'oeuvre mozartien ? De la vivacité, du théâtre, de la poésie et beaucoup d'émotion. C'est exactement ce que l'Opéra Royal de Wallonie vient d'offrir en ce beau jour de printemps, pour le plus grand bonheur des spectateurs.

La redécouverte du tout premier opéra de Saint-Saëns

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Le timbre d'argent

Jodie Devos (Rosa), Yu Shao (Benedict), le Chœur Accentus / © Pierre Grosbois (Opéra-Comique)

Le Timbre d'argent
Peintre fauché mais amoureux d'une danseuse, Conrad se fait procurer par le Diable un petit timbre d'argent : chaque fois qu'il le frappera, son souhait sera exaucé, mais une personne de son entourage mourra. Telle est la trame du livret de Barbier et Carré, que le jeune Saint-Saëns mettra en musique  en 1864, juste après son second échec au prix de Rome.

L'Opinion publique applaudit !

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Jodie Devos et Papuna Tchuradze © Lorraine Wauters - Opéra Royal de Wallonie

Orphée aux enfers
A l'ORW, le spectacle de fin d'année est toujours choisi avec soin. Ces derniers temps, Offenbach a la cote. Après La Grande-Duchesse de Gerolstein puis La Belle Hélène, voici Orphée aux enfers, toujours sous la direction musicale racée de Cyril Englebert, que nous avions aussi admiré dans la rare Manon Lescaut d'Auber.

Il était une fois...

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Récital d'airs et de duos de Massenet, Offenbach, Isouard et autres...
Aux côtés de la redécouverte d'opéras méconnus comme cette Olympie de Spontini au Théâtre des Champs-Elysées ce 3 juin (voir critique dans nos colonnes), ou l'impressionnante brochette prévue pour la saison prochaine (Le Timbre d'argent et Proserpine de Saint-Saëns, La Reine de Chypre d'Halévy), le Palazzetto Bru Zane présente aussi de petites soirées, à l'écoute d'un répertoire plus intime.

Formidable prise de rôle pour Jodie Devos !

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Laurent Kubla, Jodie Devos et Lionel Lhote ® Opéra Royal de Wallonie - Lorraine Wauters

Il Barbiere di Siviglia à l'ORW
A tout seigneur tout honneur : le Figaro de Lionel Lhote a dominé le spectacle. Quelle chance aussi de disposer d'un air d'entrée aussi brillant et connu que le Largo al factotum: réussi, le baryton met le public dans sa poche comme il le fit en 2004 lors de la finale du Concours Reine Elisabeth !

Les Agrémens et Jodie Devos : premier temps fort du festival de Namur

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Henri Joseph De Croes (1756-1842): Symphonie en mi bémol majeur (1782)
(Adagio, Allegro molto-Andantino-Menuetto allegro-Rondeau presto)
Franz Joseph Haydn (1732-1809):
- Symphonie n°53 en ré majeur « L'Impériale »
(Largo maestoso, Vivace-Andante-Menuetto-Finale : Presto)
- Concerto pour trompette et orchestre en mi bémol majeur
(Allegro-Andante-Allegro)
- Cantate « Miseri noi, miseria patria » pour soprano et orchestre
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791): Air de concert « Vorrei Spiegarvi Oh Dio Ari » pour soprano et orchestre
Les Agrémens, dir.: Guy Van Waas, Jodie Devos (soprano), Jean-François Madeuf (trompette)